En accompagnement de la session d'approbation de la contribution du Groupe de travail I au 6e rapport d’évaluation du GIEC/IPCC (été 2021), l’IPSL a lancé la série de l’été "Détour vers le futur • L’IPSL à l’heure du GIEC"

1 épisode = 1 éclairage inédit 100% IPSL

Il s'agit d'une série d’articles sur le fonctionnement des systèmes climatiques, les connaissances et incertitudes face au changement climatique ou encore les méthodes d’observation/modélisation réalisée à travers des interviews avec des chercheurs en sciences du climat de l’IPSL.

Sous l’océan


Image des profondeurs de l'océan.

L’océan profond, avec près de trois quarts de l’eau des océans, garde encore de nombreuses questions sans réponses. Difficile d’accès pour l’observation et longtemps relayé au second plan, l’intérêt des scientifiques pour les mécanismes physiques qui le régissent fait surface aujourd’hui. Casimir de Lavergne, océanographe au LOCEAN-IPSL, étudie les mouvements et les interactions de l’océan profond et discute du chemin à parcourir pour mieux les comprendre.

Les COV biogéniques, l’ingrédient (mystère) de la cuisine atmosphérique


Champ de palmier à huile. D. R.

Notre atmosphère est constituée de nombreux composés qui réagissent ensemble et entrainent la formation de nouveaux éléments. Ces aspects de chimie atmosphériques sont essentiels pour comprendre les interactions dans l’atmosphère et leur impact sur le climat, et les évolutions possibles. Juliette Lathière, chercheuse CNRS au LSCE-IPSL, présente un sujet conséquent de la chimie atmosphérique et de l’étude de la biosphère : les composés organiques volatils biogéniques (COVB).

Voir les régions : une question d’échelle


Vue d'une région à haute résolution dans un modèle

Vue d'une région à haute résolution dans un modèle. D. R.

Le changement climatique en cours et à venir entraîne son lot d’évolutions et il est décisif d’avoir une bonne visibilité de ce qui se passe à une échelle locale. Cependant, améliorer la résolution des modèles demande des efforts sur plusieurs fronts. Davide Faranda, chercheur au LSCE-IPSL, apporte un éclairage sur le besoin de développer une vision locale en particulier au regard des risques d’évènements extrêmes, et les difficultés que cela sous-entend.

Cocktail de gaz à courte durée de vie


Kim Hansen / CC Wikimedia Commons

Kim Hansen / CC Wikimedia Commons

L’atmosphère abrite de nombreux gaz et composés différents qui interagissent entre eux et impactent le bilan radiatif de la Terre. Comprendre ces interactions et leurs évolutions futures est un enjeu de taille pour les chercheurs qui associent des modèles climatiques avec des aspects de chimie atmosphérique pour obtenir une meilleure image de ces mécanismes. Didier Hauglustaine, chercheur au LSCE-IPSL, présente la complexité de ces interactions et pourquoi elles intéressent les chercheurs en sciences du climat.

Les nuages, énigme du cycle de l’eau atmosphérique


©DR

Le cycle de l’eau est souvent imaginé à travers les pluies, le ruissèlement en surface et l’infiltration dans les nappes phréatiques, mais la composante atmosphérique est une étape majeure à ne pas laisser de côté. La formation nuageuse et les différents types de nuages sont des paramètres clés dans le cycle de l’eau atmosphérique et dans son évolution avec le changement climatique. Hélène Brogniez, chercheuse au LATMOS-IPSL et enseignante à l’Université de Versailles St-Quentin, met en avant ces variations atmosphériques dans les tropiques associées à la température de surface de l’océan.

La méditerranée : Hot-Spot du changement climatique


Vue satellite prise par la NASA du bassin méditerranéen

Vue satellite prise par la NASA, bassin méditerranéen.

Sujet aux périodes de sécheresse et aux événements de pluie extrêmes, le bassin méditerranéen est une région particulièrement sensible au dérèglement du climat. Ces risques et impacts importants au regard du changement climatique en font ce qu’on appelle un point chaud. Mais ce qui fait la particularité de cette région est aussi l’organisation des sociétés qui l’habitent, et en particulier la gestion de la ressource en eau. Jan Polcher, chercheur au LMD-IPSL, retrace les questionnements entourant les évolutions du cycle de l’eau dans cette région et souligne l’importance de développer des modèles du climat à l’échelle régionale pour inclure les phénomènes locaux.

20 000 flots sous la Terre


Photographie nappe phréatique, eau souterraine, CC BY 2.0 Frédéric BISSON

Photographie nappe phréatique, eau souterraine, CC BY 2.0 Frédéric BISSON

La gestion de la ressource en eau dans le futur est une préoccupation majeure au regard du changement climatique, et la dynamique des eaux souterraines en est un élément important. Les nappes phréatiques constituent des réservoirs d’eau souterrains et stockent cette ressource sur des temps longs, offrant la possibilité d’alimenter les cours d’eau et zones humides ou bien certaines activités humaines comme l’irrigation. Ces échanges en font un sujet d’étude important pour le climat et son évolution, notamment à travers les interactions avec les sols et l’atmosphère.

Comprendre l’impact climatique des nuages


Tropical Thunderstorms over Brazil, Source: NASA Space shuttle, STS41B-41-2347Les nuages sont un point complexe de l’étude de l’évolution de notre climat et restent une incertitude importante pour les climatologues dans leur effet de rétroaction. De gros nuages d’orages ou de fins petits filets dans un ciel clair ont un effet très différent sur le bilan radiatif. Pour les projections climatiques, mieux comprendre la formation des champs de nuages et comment cela est impacté par le réchauffement des surfaces et de l’atmosphère est un nœud essentiel à résoudre pour comprendre plus précisément l’amplitude du changement climatique en cours.

La qualité de l’air dans les projections du GIEC


Evgeny Nelmin via UnsplashSophie Szopa est chercheuse au LSCE-IPSL et auteure principale et coordinatrice du chapitre du GIEC sur les forceurs climatiques de courte durée de vie. Cela comprend un ensemble de composés ayant un effet réchauffant ou refroidissant sur le climat mais restant relativement peu de temps dans l’atmosphère, comme le méthane, les aérosols ou encore des précurseurs d’ozone troposphérique. Sophie Szopa discute du nouveau rapport du GIEC et souligne l’importance que les politiques de réduction de pollution de l’air soient prises en compte dans les projections climatiques.

GIEC : L’océan en surchauffe


Photo by Silas Baisch on UnsplashUn chapitre du dernier rapport du GIEC, sorti le 9 août 2021, est consacré aux changements de l’océan, du niveau de la mer et de la cryosphère. L’impact du changement climatique sur ces aspects a de nombreux visages, d’ores et déjà observés aujourd’hui. Bien que la machine soit en route et que les océans vont continuer à se réchauffer, l’amplitude de ces changements sera déterminée par les choix faits aujourd’hui. Jean-Baptiste Sallée, chercheur au LOCEAN-IPSL et auteur du GIEC, fait le point sur les informations principales à retenir de ce chapitre.

Les infos personnalisées du GIEC pour les régions


Robert Vautard est directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace, chercheur au LSCE-IPSL et auteur coordinateur sur le dernier rapport du GIEC. Le chapitre qu’il coordonne fait le point sur l’information que possèdent les chercheurs sur les climats régionaux et les risques et les impacts auxquels ils s’exposent avec le changement climatique. Ces informations sont capitales pour que les décideurs puissent faire des choix précis et efficaces pour s’y préparer et s’y adapter.

GIEC et sensibilité climatique : on fait le bilan (radiatif)


Illustration CO2 gas à effet de serre Jean-Louis Dufresne est chercheur au LMD-IPSL et auteur principal du chapitre du GIEC sur le bilan radiatif, les rétroactions et la sensibilité climatique. Le principal objectif de ce chapitre est de déterminer les différentes grandeurs qui influencent directement l’amplitude du réchauffement de la surface de la Terre en réponse à des perturbations, qu’elles soient naturelles ou dues aux activités humaines. Pour quantifier l’amplitude de ces perturbations, il faut déterminer leur forçage radiatif. Puis, regarder comment le système climatique réagit et modifie à son tour le bilan d’énergie : ce qu’on appelle les rétroactions climatiques.

Détour vers le futur - L'IPSL à l'heure du GIEC (été 2021)