Présentation du thème

La Terre a une quantité limitée d'eau qui se recycle dans ce qu'on appelle le « cycle de l'eau » et dont seule une petite partie est douce et donc utilisable par l’homme. Les changements climatiques, les conditions météorologiques et la vie humaine sont fortement affectés par les changements de ce cycle continu et interconnecté.

Ainsi, ces changements se traduisent concrètement sur la distribution et l’intensité des pluies, la circulation de l’eau au sein des océans, les mouvements de l’air dans l’atmosphère, l’évolution des surfaces glacées, ainsi que l’évapotranspiration à la surface des continents, les transports d’eaux souterraines et la qualité de l’eau.

Une grande partie des catastrophes environnementales subies (inondations, sécheresses, cyclones et tempêtes) sont directement liées aux modifications du cycle de l’eau et à la perturbation des équilibres délicats qui le régissent.

L’IPSL possède toutes les compétences nécessaires dans la compréhension du cycle hydrologique dans ses compartiments atmosphérique, continental, océanique et cryosphérique et l’objectif de ce thème est de renforcer les échanges et les collaborations entre ces disciplines afin de renforcer une vision intégrée de ce cycle.

Cinq sujets multidisciplinaires ont été choisi afin de faire progresser cette vision intégrée du cycle hydrologique :

  • Évolution du cycle de l’eau de la région arctique.
  • Pressions anthropiques et climatiques sur la branche continentale du cycle de l’eau.
  • Organisation de l’atmosphère tropicale par les océans et les terres.
  • Extrêmes du cycle de l’eau : précipitations et sécheresses.
  • Les couplages des compartiments du cycle de l’eau en Antarctique.

Quand la thématique de l’eau irrigue toutes les disciplines


L’eau est impliquée à tous les niveaux du système climatique. En changeant d’état, elle navigue entre l’atmosphère et les réservoirs terrestres : glaciers, océans, ou nappes souterraines. Elle joue un rôle clé dans la thermorégulation de notre planète. Maintenir l’équilibre de son cycle global apparaît comme étant prioritaire pour lutter contre le changement climatique actuel.

 

En Arctique et en Antarctique, le réchauffement climatique en pole position


De la Norvège à la mer de Béring qui sépare l’Alaska de la Sibérie, s’étend l’Arctique. Dans cette région entre terre, mer, et banquise, les températures peuvent atteindre les -50°C en hiver. Le réchauffement climatique y est particulièrement intense : on estime que la température moyenne dans cette région du globe a augmenté de plus de 3 degrés en 50 ans.

 

À l’avant-poste du changement climatique, la Sibérie dégèle


Le réchauffement climatique est deux à trois fois plus important en Yakoutie Centrale (Sibérie Centrale) qu’ailleurs sur la planète. Or dans cette région, il y a un pergélisol qui contient beaucoup de glace et qui est très sensible aux variations du climat. Ce réchauffement rapide conduit déjà au dégel du pergélisol, provoquant un affaissement du sol, et la formation de nombreux lacs par fonte de la glace. C’est un risque majeur pour l’utilisation des terres et la stabilité des infrastructures. Ce processus modifie les circulations d’eau souterraine et la chimie des lacs et des rivières. La meilleure connaissance et compréhension des modifications du cycle hydrologique dans cette région est un enjeu fondamental pour prédire les impacts du changement climatique à l’échelle planétaire.


Animateurs du thème

Ludivine Oruba (depuis nov. 2021) • LATMOS-IPSL

Jan Polcher • LSCE-IPSL

Hélène Brogniez (de 2019 à 2021) • LATMOS-IPSL