Le système mondial d’observation de l’océan en danger : comment fonctionne-t-il ? | Sabrina Speich
Le système mondial d’observation de l’océan (GOOS) est aujourd’hui sous pression. Composé de nombreux capteurs, de flotteurs, de mouillages et de satellites, ce réseau international permet de connaître les propriétés de l’océan, de suivre son état et de mieux comprendre les effets du changement climatique.
Dans une interview en trois parties, Sabrina Speich, océanographe physicienne, alerte sur la fragilité de ce système.
« Nous avons une source d’informations qui a révolutionné notre connaissance, mais aussi notre capacité de voir […] l’impact du changement climatique, qui est énorme sur l’océan »
— Sabrina Speich.
Dans cette première vidéo réalisée par le service de médiation et de communication de l’IPSL, Sabrina Speich, océanographe physicienne, explique le fonctionnement de ce système d’observation et les menaces qui pèsent sur le réseau, notamment la perspective — temporairement écartée — d’une réduction de plusieurs milliards de dollars du financement de la recherche fédérale et de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) par Washington.
Sabrina Speich est professeure d’océanographie et de sciences du climat à l’École normale supérieure (ENS), Université PSL et chercheuse au Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD) au sein de l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL). À la tête du comité Ocean Observations Physics and Climate Panel (OOPC), elle est, depuis 2026, présidente du Comité scientifique de la Plateforme Océan & Climat (POC).
Pour en savoir plus
- La plateforme Océan & Climat
- Découvrir la campagne WHIRLS : De petits tourbillons océaniques ayant un impact majeur sur le climat et la vie marine
- Le nouvel état de l’océan : Étude internationale publiée dans Nature Climate Change en 2025 qui montre que l’océan subit désormais plusieurs transformations majeures en même temps : réchauffement, variations de salinité, perte d’oxygène et acidification.