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Comment s'adapter au changement climatique ?

22/06/2026 09:30

Séance spéciale scolaire – Dans le cadre de l’Université des enfants et des adolescents, Sorbonne Université propose un ciné-débat pour les scolaires. Projection du film Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau (2024, Gints Zilbalodis)

On the Moon Again 2026

19/06/2026 09:00

En juillet 1969, regroupés en famille ou entre amis autour d’une radio ou d’un rare téléviseur, 600 millions de personnes, sur tous les continents, suivaient le premier pas d’un homme sur la Lune.

The 5th Street-in-Grid Model Training Workshop

18/06/2026 09:15

Nous avons le plaisir de vous annoncer que la 5e édition de la formation au modèle Street-in-Grid (SinG) se tiendra les 18 et 19 juin 2026 à Champs-sur-Marne. Cet événement constitue une opportunité d’approfondir vos connaissances sur la modélisation SinG. Le programme articulera des sessions de travaux pratiques et les présentations scientifiques.

 

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Impact du transport des émissions de l'aviation sur le climat et la qualité de l'air

11/06/2026 13:30

Les aérosols de l’aviation interagissent avec le rayonnement et les nuages, exerçant un forçage radiatif d’ampleur et de signe incertains. De plus, ces aérosols contribuent à la pollution par la matière particulaire (PM) en surface, causant potentiellement 20 000 décès prématurés annuels à l’échelle mondiale. Le lessivage constitue un puits important pour les aérosols, mais il n’est pas clair s’il contrôle également leurs temps de résidence dans le cas de l’aviation, ainsi que leur contribution aux PM de surface et au forçage radiatif.

Dans ce travail, les aérosols de suie, de matière organique particulaire, de sulfate et de nitrate de l’aviation sont simulés à l’aide du modèle de chimie-climat LMDZ-INCA, avec trois paramétrisations différentes du lessivage.

La première est Wetdep, qui représente le lessivage stratiforme en incluant la libération d’aérosols due à la réévaporation des précipitations stratiformes, et le lessivage convectif comme une fonction continue de la hauteur du système convectif.

La deuxième est Sethet, qui calcule le lessivage stratiforme et convectif des aérosols à partir des taux de lessivage de l’acide nitrique et la réévaporation.

La troisième est Scav, qui représente le lessivage stratiforme et convectif, ce dernier avec un niveau de détail plus élevé. Scav inclut l’effet de la réévaporation des précipitations à la fois stratiformes et convectives.

Par défaut, le sous-modèle de chimie et d’aérosols INCA utilise Wetdep pour les suies et la matière organique particulaire et Sethet pour le sulfate et le nitrate, tandis que LMDZ utilise Scav pour tous les aérosols lorsqu’il n’est pas couplé à INCA.

Les développements du modèle permettent l’utilisation d’une paramétrisation donnée du lessivage pour toutes les espèces.

La comparaison des profils verticaux d’aérosols de suie et de sulfate avec les mesures issues de la campagne aérienne ATom suggère qu’aucune paramétrisation de lessivage ne surpasse les autres en toutes saisons et dans toutes les régions. De plus, les comparaisons indiquent une sous-estimation systématique des concentrations d’aérosols dans la basse troposphère.

Les aérosols émis en croisière ont des temps de résidence compris entre 5 et 25 jours selon les espèces, 2 à 3 fois plus longs que ceux des aérosols émis lors des opérations d’atterrissage et de décollage (landing and take-off operations, LTO).

L’utilisation de Scav conduit à un lessivage très efficace des aérosols, produisant des temps de résidence plus courts que ceux obtenus avec Wetdep et Sethet.

Le temps de résidence des aérosols LTO présente un minimum en hiver dans l’hémisphère nord en raison de taux de précipitations plus élevés et un maximum en été en raison d’une activité convective accrue.
Les aérosols de croisière présentent un cycle annuel opposé, où une activité convective plus faible en hiver ralentit leur descente vers la surface.

Les longs temps de résidence atmosphériques des aérosols de croisière permettent aux faibles taux de lessivage au niveau de la croisière, qui sont d’un ordre de grandeur inférieurs à ceux en surface, de constituer un puits significatif.

Par conséquent, le choix de la paramétrisation du lessivage influence la contribution des aérosols d’aviation au forçage radiatif et aux PM de surface.

Les émissions en croisière représentent 94-104 % du forçage radiatif annuel mondial des aérosols d’aviation, compris entre −8 et −1 mW m⁻², et 75-85 % du total des PM de surface attribuables à l’aviation, comprises entre 0,9 et 3,1 ng m⁻³, selon la paramétrisation du lessivage.
Les aérosols issus des émissions LTO ont des temps de résidence similaires à ceux des autres aérosols émis en surface et ont une faible contribution aux PM de surface et au forçage radiatif.
Ces résultats soulignent la nécessité de prendre en compte l’incertitude liée au lessivage dans les estimations des impacts de l’aviation sur la qualité de l’air et le climat.

Échanges d’énergie et de matière entre l’océan et l’atmosphère : du millimètre à l’échelle globale

25/06/2026 14:00

Il est bien connu que l’atmosphère et l’océan échangent en permanence de l’énergie et de la matière et que ces échanges sont déterminants pour les phénomènes météorologiques et pour l’évolution du climat. Ces échanges induisent directement des perturbations de la dynamique de l’océan et de l’atmosphère, mais ils interagissent également avec l’état de la fine couche océanique de l’interface. Ainsi, un coup de vent forçant une onde de Kelvin équatoriale va déclencher un événement El Niño et engendrer un mélange avec les eaux plus profondes, mais il va aussi accroître les vagues et la turbulence qui modifient les caractéristiques de l’interface. L’état de l’interface va à son tour influer sur les échanges d’eau et d’énergie qui nourrissent la convection profonde et les phénomènes tropicaux tels que moussons, oscillation de Madden-Julian et cyclones. Il va également modifier les cycles biogéochimiques et en particulier la capacité de l’océan à absorber le CO2.

Du fait de la difficulté de son observation directe, la physique de l’interface reste mal connue. Elle est cependant intéressante car elle a des signatures significatives sur les paramètres qu’il est possible d’observer à l’échelle globale depuis l’espace comme la température, la salinité ou la rugosité de la mer. C’est pour interpréter correctement ces signatures qu’il est nécessaire d’étudier les processus de fines échelles (du millimètre à quelques mètres) impliqués dans les échanges air-mer. Je présenterai les processus à l’œuvre au voisinage direct de l’interface comme la diffusion moléculaire, la turbulence, l’atténuation des ondes capillaires par les pellicules de molécules tensio-actives d’origine naturelle. Je montrerai comment ils sont influencés localement par le forçage atmosphérique, en particulier par les flux radiatifs et la pluie, et quelle est leur influence sur la température, la salinité, la rugosité et sur les échanges de gaz comme le CO2. Enfin, j’évaluerai leur importance sur le climat global et son observation.

Identification et modélisation de la formation des composés secondaires dans les panaches des énergies bas‑carbone

13/05/2026 14:00

La réduction des émissions de gaz à effet de serre constitue un enjeu majeur dans la lutte contre le changement climatique. Dans ce contexte, le développement de technologies bas-carbone, telles que la capture du CO2 par solvants aminés ou l’utilisation de vecteurs énergétiques alternatifs comme l’hydrogène et l’ammoniac, apparaît comme un levier essentiel pour accompagner la transition énergétique. Toutefois, le déploiement à grande échelle de ces technologies soulève des questions relatives à leurs impacts potentiels sur la composition chimique de l’atmosphère et sur la qualité de l’air.

Cette thèse s’inscrit dans cette problématique et vise à améliorer la compréhension des processus atmosphériques associés aux émissions de composés issus de ces nouvelles filières énergétiques. Les travaux reposent sur l’utilisation et l’adaptation de modèles de chimie-transport afin de mieux représenter les processus atmosphériques multiphasiques spécifiques aux amines, à l’ammoniac et à l’hydrogène, et plus globalement la formation de polluants secondaires gazeux et particulaires.

Les outils développés ont ensuite été appliqués à l’étude d’impacts atmosphériques pour deux sites pétrolier majeurs en Europe. Des scénarios de décarbonation, impliquant l’utilisation d’hydrogène, d’ammoniac ou de procédés de capture du CO2 ont été pensé pour évaluer les impacts atmosphériques d’un passage à l’hydrogène pour la production d’énergie pour différents modes de production (hydrogène vert et bleu). Les simulations montrent que ces transitions technologiques peuvent modifier la composition chimique de l’atmosphère et la formation de polluants secondaires, soulignant la nécessité de prendre en compte ces effets dans l’évaluation environnementale des stratégies de décarbonation.

Ces travaux contribuent ainsi à améliorer la représentation des nouvelles filières énergétiques dans les modèles atmosphériques et fournissent des éléments essentiels pour anticiper leurs impacts potentiels sur la qualité de l’air et la santé humaine.


 

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