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The 24th International Conference HARMO

14/06/2027 09:00

HARMO24 – First announcement

L'exploitation des données anciennes

24/11/2026 14:00

Le thème « Système Solaire » de l’IPSL vous convie à une demi-journée consacrée à l’exploitation des données anciennes le mardi 24 novembre 2026.

Comment s'adapter au changement climatique ?

22/06/2026 09:30

Séance spéciale scolaire – Dans le cadre de l’Université des enfants et des adolescents, Sorbonne Université propose un ciné-débat pour les scolaires. Projection du film Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau (2024, Gints Zilbalodis)

 

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Interaction between Callisto’s neutral and ionized environments and Jupiter’s magnetosphere: observations and modeling

01/10/2026 14:00

Among Jupiter’s four Galilean moons, Callisto orbits at the greatest distance from the giant planet. With its ancient, heavily cratered surface, its still poorly understood internal structure, and probable subsurface ocean, Callisto is undoubtedly the most mysterious of the Galilean satellites to date. The flybys of the icy moon performed by the Galileo spacecraft, supplemented by remote observations, have provided insights into its characteristics, notably its tenuous atmosphere, dominated by O2 and CO2, its relatively dense ionosphere and its subsurface ocean. As it orbits through Jupiter’s magnetosphere, Callisto encounters varying magnetospheric environments with which it interacts through processes such as surface erosion and the formation of Alfvén wings. This variability in the magnetospheric environment at Callisto’s orbit is primarily driven by the tilt of the Jovian magnetic dipole relative to the gas giant’s rotation axis, resulting in significant excursions in magnetic latitude. Temporal variations in the magnetic field surrounding the Galilean moon trigger electromagnetic induction within its conductive layers, specifically its ionosphere and subsurface ocean. Measurements of the magnetic field induced in the latter by the Galileo mission’s magnetometer confirmed the existence of a liquid water layer beneath the icy crust.

With ESA’s JUICE and NASA’s Europa Clipper missions currently en route to Jupiter and its icy moons, and scheduled to perform numerous flybys of Callisto, it is essential to prepare for their arrival by combining observations and simulations. This approach will help advance our understanding of the icy moon and its interaction with Jupiter’s magnetosphere.

Following the Galileo mission in the late 1990s, the ongoing Juno mission became the second to orbit the giant planet. Although it did not perform any flybys of Callisto, unlike its predecessor, it crossed the moon’s orbit numerous times in its absence. These crossings, often referred to as “ghost flybys”, provide an opportunity to probe the pristine magnetospheric conditions the moon encounters along its orbital path. By combining measurements from magnetometers and particle detectors (electrons, heavy ions) on both missions, it is possible to quantify plasma and magnetic field parameters and study their variability. This work has highlighted significant variability linked to magnetic position, itself modulated by local time, with increased variability observed on Jupiter’s dawnside.

Simulations describing the interaction between Callisto’s neutral and ionized environments and the Jovian magnetosphere have also been developed. These use the parallelized LatHyS code, enabling 3D multi-species hybrid simulations of the interaction. Given the large gyroradii of ionospheric ions captured by the Jovian field at Callisto, a kinetic description of the plasma’s ionic component is essential to capture the asymmetries of the plasma interaction. Two key developments were achieved: a self-consistent model of ionospheric resistivity was developed, along with a coupling established between LatHyS and an exospheric model. Simulations performed with LatHyS highlight the diverse interaction modes experienced by Callisto depending on its magnetic position within the Jovian magnetosphere. The developed model will effectively support preparations for the upcoming flybys planned for the JUICE and Europa Clipper missions.

Impact des passages océaniques sur la circulation et les isotopes du carbone à la fin de l'Eocène

30/09/2026 14:30

La fin de l’Éocène correspond à une période de refroidissement global et de réorganisations tectoniques aux hautes latitudes, culminant à la Transition Éocène–Oligocène (il y a 34 Ma), l’un des changements climatiques majeurs du Cénozoïque. Au cours de l’Éocène supérieur, la Terre est passée d’un climat de type « greenhouse » sans calottes glaciaires (optimum climatique de l’Éocène inférieur) à un climat de type « icehouse », marqué par la mise en place de la calotte glaciaire antarctique. Ce refroidissement à long terme s’est produit parallèlement à une baisse de la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone, dont les causes restent encore mal contraintes.
Au cours de la même période, les passages océaniques de l’océan Austral (passages de Drake et de Tasman) se sont ouverts et approfondis, tandis que la connexion Atlantique–Arctique (notamment le passage Groenland– Écosse) a changé de configuration, modifiant ainsi la structure globale de la circulation océanique et potentiellement exerçant une influence significative sur le climat global et le cycle du carbone marin. Dans cette thèse, nous explorons l’impact des changements de configurations des passages océaniques, seuls ou combinés, sur la circulation océanique, à l’aide de simulations entièrement couplées réalisées avec le modèle du système Terre IPSL-CM5A2.
Afin d’étudier l’impact de ces modifications sur le cycle du carbone, nous utilisons également une version du modèle biogéochimique PISCES incluant les isotopes du carbone, configurée pour la fin de l’Éocène. Cette approche combinée permet de mener une série d’expériences avec un accent particulier mis sur la réorganisation de la circulation océanique ainsi que ses conséquences sur la distribution et les gradients isotopiques du carbone. Enfin, une comparaison entre les résultats obtenus grâce au modèle et les données dérivées de proxys disponibles pour cette époque nous permet de discuter des hypothèses relatives aux variations du δ 13C au cours de l’Éocène supérieur et d’évaluer dans quelle mesure les changements de passages océaniques ont pu contribuer aux variations du δ 13C observées à la Transition Éocène – Oligocène.

L’interdisciplinarité comme levier pour étudier les impacts des événements extrêmes.

12/10/2026 10:00

Mon parcours de recherche a commencé par des travaux sur les aléas météorologiques dans un climat qui change, qui s’inscrivent pleinement dans ma discipline d’origine, la climatologie. En parallèle, j’ai développé une approche réflexive, qui s’ancre dans l’épistémologie et décortique les limites et les angles morts des approches mono-disciplinaires. Cette réflexivité porte en premier lieu sur l’attribution d’événements extrêmes, mais elle s’élargit également aux services climatiques et à la production et la diffusion d’informations scientifiques pertinentes pour l’adaptation au changement climatique. Elle sert de motivation à ma démarche interdisciplinaire d’étude des impacts des événements météorologiques extrêmes qui est aujourd’hui au cœur de mes recherches. Ces travaux ont été menés avec des hydrologues, des économistes environnementaux, des spécialistes de la réduction des risques, des sociologues et des juristes. En particulier, l’interdisciplinarité élargie entre climatologie et sciences sociales a un effet sur mes pratiques de la recherche et sur mon positionnement scientifique, et mène à des interrogations sur les types de recherche qu’elle ouvre, mais aussi sur la place et le rôle des sciences du climat dans la société, y compris sur les activités de médiation, que j’explore en collaboration avec des artistes.


 

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