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The 24th International Conference HARMO

14/06/2027 09:00

HARMO24 – First announcement

Comment s'adapter au changement climatique ?

22/06/2026 09:30

Séance spéciale scolaire – Dans le cadre de l’Université des enfants et des adolescents, Sorbonne Université propose un ciné-débat pour les scolaires. Projection du film Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau (2024, Gints Zilbalodis)

On the Moon Again 2026

19/06/2026 09:00

En juillet 1969, regroupés en famille ou entre amis autour d’une radio ou d’un rare téléviseur, 600 millions de personnes, sur tous les continents, suivaient le premier pas d’un homme sur la Lune.

 

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Impact des passages océaniques sur la circulation et les isotopes du carbone à la fin de l'Eocène

30/09/2026 14:30

La fin de l’Éocène correspond à une période de refroidissement global et de réorganisations tectoniques aux hautes latitudes, culminant à la Transition Éocène–Oligocène (il y a 34 Ma), l’un des changements climatiques majeurs du Cénozoïque. Au cours de l’Éocène supérieur, la Terre est passée d’un climat de type « greenhouse » sans calottes glaciaires (optimum climatique de l’Éocène inférieur) à un climat de type « icehouse », marqué par la mise en place de la calotte glaciaire antarctique. Ce refroidissement à long terme s’est produit parallèlement à une baisse de la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone, dont les causes restent encore mal contraintes.
Au cours de la même période, les passages océaniques de l’océan Austral (passages de Drake et de Tasman) se sont ouverts et approfondis, tandis que la connexion Atlantique–Arctique (notamment le passage Groenland– Écosse) a changé de configuration, modifiant ainsi la structure globale de la circulation océanique et potentiellement exerçant une influence significative sur le climat global et le cycle du carbone marin. Dans cette thèse, nous explorons l’impact des changements de configurations des passages océaniques, seuls ou combinés, sur la circulation océanique, à l’aide de simulations entièrement couplées réalisées avec le modèle du système Terre IPSL-CM5A2.
Afin d’étudier l’impact de ces modifications sur le cycle du carbone, nous utilisons également une version du modèle biogéochimique PISCES incluant les isotopes du carbone, configurée pour la fin de l’Éocène. Cette approche combinée permet de mener une série d’expériences avec un accent particulier mis sur la réorganisation de la circulation océanique ainsi que ses conséquences sur la distribution et les gradients isotopiques du carbone. Enfin, une comparaison entre les résultats obtenus grâce au modèle et les données dérivées de proxys disponibles pour cette époque nous permet de discuter des hypothèses relatives aux variations du δ 13C au cours de l’Éocène supérieur et d’évaluer dans quelle mesure les changements de passages océaniques ont pu contribuer aux variations du δ 13C observées à la Transition Éocène – Oligocène.

L’interdisciplinarité comme levier pour étudier les impacts des événements extrêmes.

12/10/2026 10:00

Mon parcours de recherche a commencé par des travaux sur les aléas météorologiques dans un climat qui change, qui s’inscrivent pleinement dans ma discipline d’origine, la climatologie. En parallèle, j’ai développé une approche réflexive, qui s’ancre dans l’épistémologie et décortique les limites et les angles morts des approches mono-disciplinaires. Cette réflexivité porte en premier lieu sur l’attribution d’événements extrêmes, mais elle s’élargit également aux services climatiques et à la production et la diffusion d’informations scientifiques pertinentes pour l’adaptation au changement climatique. Elle sert de motivation à ma démarche interdisciplinaire d’étude des impacts des événements météorologiques extrêmes qui est aujourd’hui au cœur de mes recherches. Ces travaux ont été menés avec des hydrologues, des économistes environnementaux, des spécialistes de la réduction des risques, des sociologues et des juristes. En particulier, l’interdisciplinarité élargie entre climatologie et sciences sociales a un effet sur mes pratiques de la recherche et sur mon positionnement scientifique, et mène à des interrogations sur les types de recherche qu’elle ouvre, mais aussi sur la place et le rôle des sciences du climat dans la société, y compris sur les activités de médiation, que j’explore en collaboration avec des artistes.

La chimie prébiotique des mondes-océan : analyses de laboratoire pour la préparation de missions in situ

08/10/2026 14:00

Les mondes-océan du système solaire, qui abritent une grande quantité d’eau liquide sous leur surface glacée, sont aujourd’hui une cible de choix pour la recherche de traces de vie actuelle ou passée en dehors de la Terre. À ce titre, plusieurs missions spatiales sont prévues afin de mieux comprendre la chimie à la surface de ces lunes et d’y rechercher d’éventuelles biosignatures. La mission Dragonfly de la NASA décollera ainsi pour Titan en 2028, tandis que l’ESA a désigné Encelade comme la cible prioritaire de sa prochaine mission à haut budget. Un concept de mission vers Europe est aussi en développement.

La technique plébiscitée pour l’analyse moléculaire in situ est la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse, qui dispose d’un important héritage issu de précédentes missions spatiales. Associée à une dérivatisation chimique, elle permet de détecter un large panel de composés organiques, notamment ceux à la base de la vie sur Terre : acides aminés, acides gras, bases nucléiques. D’éventuels excès énantiomériques, qui sont susceptibles de traduire une origine biotique des composés, peuvent également être mesurés avec une colonne chromatographique chirale. Mais la transposition de cette technique à l’étude des mondes-océan exige un important travail expérimental, afin de tenir compte des spécificités de ces environnements : c’est tout l’objectif de la thèse présentée ici.

Dans le chromatographe de la mission Dragonfly, les composés sont focalisés sur un piège d’injection à thermo-désorption avant leur analyse. Or, l’adsorbant utilisé lors des dernières missions n’est pas particulièrement adapté aux composés azotés attendus à la surface de Titan et a également tendance à se dégrader, menant à des contaminations contraignantes des analyses. Mon travail a permis de sélectionner le meilleur duo de pièges à employer pour Dragonfly et leurs conditions de désorption optimales, en considérant les contraintes techniques inhérentes à l’application spatiale, les performances de désorption, et la préservation de la chiralité.

Dans les cas d’Europe et Encelade, de hautes concentrations en sels sont attendues dans l’océan et en surface. Ces sels peuvent être préjudiciables à l’analyse, en réduisant le rendement des réactions de dérivatisation chimique, en bouchant les systèmes micro-fluidiques, ou encore en dégradant la phase stationnaire de la colonne chromatographique. Il serait donc judicieux pour tout chromatographe en phase gazeuse embarqué vers l’un de ces corps d’inclure un système dédié au dessalement des échantillons, afin de permettre l’analyse de leur matière organique. Mon travail a consisté à développer et optimiser un tel protocole dans le but de pouvoir l’intégrer, à terme, à un instrument spatial. Son efficacité a été démontrée sur des mélanges de standards, puis confirmée par l’étude d’un analogue naturel d’Europe et d’Encelade, issu d’un lac hypersalin terrestre.


 

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