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(In)Justice climatique : éclairages apportés par le WGIII du GIEC
12/04/2022 18:00
Cette conférence est co-organisée avec PC-Durable, l’association des étudiants de l’ESPCI traitant des sujets liés à l’environnement.
Journée scientifique du groupe SAMA-IPSL
11/04/2022 08:45
L’objectif de cette journée est de faire connaître les activités au sein de l’IPSL autour de ses axes, faire un point sur les recherches menées à l’IPSL relevant des thèmes du groupe SAMA (statistiques, assimilation de données, problèmes inverses, apprentissage automatique, etc.).
Histoire de l'énergie et de la transition énergétique
29/03/2022 18:00
Cette conférence est co-organisée avec PC-Durable, l’association des étudiants de l’ESPCI traitant des sujets liés à l’environnement.
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La COP 30 de Belem: que pouvait-on en attendre, quelles analyses sur ce qui s’y est passé ?
16/01/2026 14:00
Nouvelle séance du séminaire « Changement Climatique : Sciences, Sociétés, Politique » co-organisé par le Centre Alexandre Koyré et l’École Normale Supérieure (CERES).
(In)justice climatique : des inégalités d’exposition au tribunal
09/01/2026 14:00
Nouvelle séance du séminaire « Changement Climatique : Sciences, Sociétés, Politique » co-organisé par le Centre Alexandre Koyré et l’École Normale Supérieure (CERES).
Retrouvez toutes les soutenances de thèses et de HDR.
Hydrogéologie des aquifères volcaniques de Martinique et de Mayotte
09/01/2026 14:30
Cette soutenance d’HDR présentera une synthèse de mes travaux de recherche, à l’interface entre hydrogéologie et géophysique, pour mieux comprendre les aquifères volcaniques de Martinique et de Mayotte, des systèmes aquifères complexes, sensibles aux forçages externes (sismicité, climat, pressions anthropiques).
La première partie retracera mon parcours scientifique et professionnel, mon activité d’encadrement, ainsi que ma production académique et technique. La seconde partie présentera une synthèse de mes travaux de recherche. Cinq publications majeures font ensuite l’objet d’une analyse critique. Enfin, je proposerai dans la troisième partie un programme de recherche que je souhaite développer au cours des quatre prochaines années.
J’espère que ces connaissances pourront contribuer à un meilleur accès à l’eau pour les populations, ainsi qu’à la préservation de cette ressource vitale.
Lidar bi-fonction DIAL-Doppler pour la mesure de flux de CO2 dans l'atmosphère
12/01/2026 14:00
Dans un contexte de réchauffement climatique, il est nécessaire de savoir mesurer les flux de CO2
atmosphériques. L’objectif est d’évaluer les émissions de CO2 anthropiques, mais également de
mesurer les échanges de CO2 entre l’atmosphère et la biosphère afin de surveiller la réponse des
écosystèmes au changement climatique. Ma thèse traite de la mesure du second type de flux. Les
échanges de CO2 entre l’atmosphère et la biosphère s’effectuent grâce à des flux turbulents, c’est-à-
dire des déplacements de CO2 opérés par les turbulences de vent. Afin de mesurer ces flux, il est
nécessaire de mesurer la concentration du gaz et la vitesse du vent de manière simultanée et résolue
dans l’espace. Un Lidar DIAL-Doppler répond à ce besoin, en mesurant la concentration de CO2 grâce
à une mesure DIAL (DIfferential Absorption Lidar), et en mesurant la vitesse de vent par vélocimétrie
Doppler. Cependant, les lidars DIAL-Doppler présents dans l’état de l’art antérieurement à ma thèse
n’atteignent pas une précision suffisante sur la mesure de concentration de CO2 pour estimer un flux
turbulent.
Lors de ma thèse j’ai utilisé une source laser récemment développée par L’ONERA et le Laboratoire de
Météorologie Dynamique pour réaliser un lidar DIAL-Doppler aux performances de mesure adaptée à
la mesure de flux turbulent. J’ai réalisé la démonstration expérimentale de mesure de flux turbulent avec
un tel lidar.
Le lidar émet à la longueur d’onde de 2,05 µm pour tirer parti de la forte absorption du CO2 à cette
longueur d’onde. La source laser répond à la problématique de la limitation de la précision d’un lidar
cohérent par le bruit de speckle. A cause de cet effet, la précision n’est pas seulement déterminée par
la puissance de signal mais également par la cadence de tir d’impulsion de la source. La source possède
une architecture d’amplification MOPA (Master Oscillator Power Amplifier) hybride fibre/cristal.
L’architecture MOPA permet la mise en place d’une cadence de tir rapide et l’amplification hybride
permet d’atteindre une puissance laser élevée (30 W).
Lors de ma thèse j’ai amélioré le pompage de l’amplificateur cristallin. Grâce des simulations, j’ai
déterminé le réglage d’impulsion optimal pour des mesures lidar. Après avoir assemblé le lidar, j’ai
évalué ses performances de mesure de concentration de CO2 et de vitesse de vent. La précision de
CO2 atteinte permet une application du lidar à la mesure de flux turbulents. Pour démontrer la capacité
du lidar à mesurer des flux turbulents, j’ai réalisé des profils verticaux de flux de CO2 dans la couche
limite atmosphérique. La précision de mesure est tout juste supérieure au seuil de détection une
première avec un lidar DIAL-Doppler. J’ai comparé les mesures réalisées par le lidar à celles réalisées
par des stations d’observation déployées sur le plateau de Saclay. J’ai établi que les mesures lidar sont
cohérentes avec le flux de CO2 induit par la photosynthèse au sol, et avec le flux d’entrainement au
sommet de la couche limite atmosphérique.
Pollution : étude de l’ammoniac et de la température à partir d’observations au sol et satellitaires
19/12/2025 14:00
L’ammoniac (NH3) est un polluant atmosphérique émis majoritairement par les activités agricoles, qui représentent plus de 90 % des émissions mondiales de ce composé. Cette molécule joue un rôle clé dans le cycle de l’azote et a des impacts majeurs sur l’environnement. C’est également un précurseur de particules fines (PM2.5), contribuant à la dégradation de la qualité de l’air, affectant la santé humaine et influençant le climat. La température contrôle directement la dynamique atmosphérique du NH3 : la température de surface influence sa volatilisation depuis les sols, tandis que la température de l’air conditionne, en partie, sa transformation en PM2.5.
Malgré les réglementations internationales visant à réduire les émissions d’ammoniac via le Protocole de Göteborg (1999), ce n’est qu’en octobre 2024 que l’Europe a imposé la surveillance des concentrations de ce polluant. Cependant, les mesures au sol sont difficiles à réaliser, ce qui induit un manque d’observations continues de NH3. Depuis 15 ans, les travaux antérieurs ont montré qu’il est possible de cartographier les concentrations de NH3 depuis l’espace avec les satellites IASI/Metop (Infrared Atmospheric Sounding Interferometer), mais ces observations depuis l’orbite polaire sont limitées en nombre (2 par jour), ce qui ne permet pas de caractériser la variabilité diurne.
L’ammoniac reste aussi l’un des composés les plus difficiles à modéliser en raison des fortes incertitudes sur les inventaires d’émissions, la difficulté à représenter les processus physico-chimiques impliquant la température atmosphérique, comme la volatilisation et la conversion en aérosols secondaires.
Dans ce contexte, ma thèse vise à améliorer l’observation et la compréhension des variabilités des concentrations de NH3 à différentes échelles spatiales et temporelles. Elle s’appuie sur trois approches complémentaires :
- L’utilisation des mesures au sol et la mise en place d’un consortium de recherche (AMICA) afin de tenter de constituer les prémices du futur réseau de mesures de NH3 en France. Pour cela, les mesures du mini-DOAS, installé sur la plateforme QUALAIR, ont permis de mettre en avant l’impact des sources agricoles et celles liées au trafic routier sur les variabilités des concentrations de NH3 à Paris. Ces mesures ont également permis de valider celles de l’instrument satellitaire IASI. Cet instrument à chemin ouvert a aussi constitué une référence pour l’évaluation des performances d’autres analyseurs lors de la campagne 2021.
- L’exploitation d’un instrument satellitaire existant en orbite géostationnaire (GIIRS-B, Chine) pour caractériser la variabilité diurne du NH3 et son lien avec la température de surface au-dessus de l’Asie. Ces observations, d’abord validées avec celles de IASI, ont permis d’étudier la relation étroite entre NH3 et température de surface au-dessus de 5 régions d’étude en Asie. Ce travail a posé les jalons d’une caractérisation des types de sources du NH3 à l’échelle régionale. Enfin, les mesures de GIIRS-B ont permis d’évaluer pour la première fois, depuis l’espace, la variabilité diurne du NH3 au-dessus de l’Asie de l’Est.
- La préparation des futures observations de NH3 issues de la mission européenne IRS, en orbite géostationnaire. Des simulations réalistes ont été développées pour évaluer ses performances et les incertitudes associées aux mesures de NH3. Les résultats indiquent que, malgré des incertitudes supérieures à celles de IASI, IRS offrira une résolution spatio-temporelle accrue, qui devrait permettre d’étudier la variabilité diurne du NH3 au-dessus de l’Europe.
Ce travail s’inscrit dans les enjeux sociétaux actuels et pose les bases d’un futur réseau d’observation intégré. Il apporte une contribution significative à l’étude de la variabilité du NH3 atmosphérique.
Abstract
Ammonia (NH3) is an atmospheric pollutant mainly emitted by agricultural activities, which accounts for more than 90% of global emissions for this species. This molecule plays a key role in the nitrogen cycle and has major impacts on the environment. It is also a precursor of fine particulate matter (PM2.5), contributing to air quality degradation, affecting human health, and influencing climate. Temperature directly controls the atmospheric dynamics of NH3: surface temperature drives its volatilization from soils, while air temperature partly determines its transformation into PM2.5.
Despite international regulations aiming to reduce ammonia emissions under the Gothenburg Protocol (1999), it was only from October 2024 that Europe imposed monitoring of concentrations of this pollutant. Ground-based measurements remain challenging, leading to a lack of continuous observations of NH3. For the past 15 years, it has been possible to map NH3 concentrations from space using IASI/Metop: Infrared Atmospheric Sounding Interferometer), but these observations from the polar orbit are limited in number (two per day), which does not allow to study its diurnal variability.
Ammonia remains one of the most difficult compounds to model due to large uncertainties in emissions inventories and the difficulty in representing temperature-dependent physico-chemical processes such as volatilization and secondary aerosol formation.
In this context, my PhD aims to improve the observation and understanding of NH3 concentration variability at different spatial and temporal scales. It is based on three complementary approaches:
- The use of ground-based measurements and the establishment of a research consortium (AMICA) to initiate a future French NH3 monitoring network. The mini-DOAS instrument, deployed on the QUALAIR platform, highlighted the respective influence of agricultural and traffic sources on NH3 variability in Paris. These measurements also validated those taken by the IASI satellite instrument. This open-path instrument also served as a reference for evaluating the performance of other analyzers during the 2021 campaign.
- The exploitation of a geostationary satellite instrument (GIIRS-B, China) to characterize the diurnal variability of NH3 and its relationship with surface temperature over Asia. After validation with IASI, GIIRS-B data were used to investigate the link between NH3 and surface temperature across five study regions in Asia. Finally, GIIRS-B measurements made it possible to assess, for the first time from space, the diurnal variability of NH3 over East Asia.
- The preparation of future NH3 observations from the European IRS mission in geostationary orbit. Realistic simulations have been developed to assess its performance and associated uncertainties with NH3 measurements. Results indicate that, despite higher uncertainties than IASI, IRS should improve the spatio-temporal resolution, enabling the study of NH3 diurnal variability over Europe.
This work addresses current societal challenges and lays the foundations for a future integrated observation network. It provides a significant contribution to the study of atmospheric NH3 variability.