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Actualités scientifiques

Une série de trois articles sur les outils spatiaux et terrestres pour étudier l'exobiologie vient d'être publiée dans un numéro spécial de Space Science Review. Des chercheurs de l'IPSL y ont contribué.

Rendues publiques lors de la COP 21 en décembre 2015, les contributions volontaires des États en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre permettraient de limiter le réchauffement à 3°C en 2050 par rapport au climat préindustriel. Une équipe associant des chercheurs de différents instituts français a quantifié l'impact de ces émissions et d'un réchauffement mondial de +3°C sur la qualité de l'air en Europe. Ils montrent que dans un tel scénario, l’amélioration de la qualité de l'air obtenue en Europe grâce aux efforts des dernières décennies serait annihilée par les conséquences du réchauffement.

La version 2.0 de la base de données de paléotempératures du groupe de travail PAGES2k, un outil essentiel de la reconstruction et de  la modélisation du climat des deux derniers millénaires, est publiée en ligne cette semaine. C'est à ce jour la version la plus ouverte, complète et détaillée de l'ensemble des données PAGES2k. Elle constitue une ressource importante pour les chercheurs qui travaillent sur le climat et son évolution depuis le début de notre ère.

Les feux de forêt canadiens de juillet 2013 pourraient être à l’origine d’une grande partie de la suie mesurée dans la neige au nord-est du Groenland en avril 2014.

Les scientifiques ont confirmé que le changement climatique causé par l'homme a joué un rôle important dans les températures excessivement élevées qui ont dominé une grande partie de l'Europe occidentale en juin.

La dernière version de la base internationale de données SOCAT (Surface Ocean CO2 atlas) a été rendue publique le 19 Juin 2017. Cette base, qui rassemble maintenant 21.5 millions d’observations du dioxyde de carbone dans les eaux de surface de l’océan mondial, est le fruit d’une collaboration internationale initiée il y a dix ans et à laquelle participe le LOCEAN.

L’existence d’un lien entre la composition isotopique en xénon terrestre et celle de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko vient d’être mise en évidence par un consortium international de chercheurs, grâce à l’instrument Rosina de la sonde Rosetta de l’ESA.

Une étude interdisciplinaire a évalué l’impact que pourrait avoir, au cours du 21e siècle, une fonte accélérée de la calotte de glace groenlandaise sur un des écosystèmes agricoles les plus vulnérables de la planète, le Sahel, et sur ses populations. L’aridification régionale ferait disparaître la culture vivrière de sorgho et de millet, entraînant l’exode de dizaines, voire de centaines, de millions de personnes.

Le Sahel évoque communément des images de sécheresse du fait des déficits pluviométriques extrêmes qui ont touché la région dans les décennies 1970 et 1980. Une facette moins connue du climat sahélien vient d’être dévoilée par des chercheurs de laboratoires anglais et français qui ont mis en évidence un triplement de la fréquence des pluies extrêmes au cours des 35 dernières années.

Une équipe de chercheurs du LOCEAN/IPSL a étudié des données anciennes et récentes de salinité de surface de l’océan Atlantique et ont pu montrer qu’une partie substantielle de la variabilité de la salinité de surface était reliée aux modes AMO (Atlantic meridional oscillation) et NAO (North atlantic oscillation) et donc due à la variabilité climatique naturelle. Ils ont également pu assigner une contribution anthropique à certaines tendances à long terme.