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Actualités scientifiques

Au cours de la dernière décennie, la mission internationale de Cassini a révélé une intense activité au Pôle Sud de la lune glaciale de Saturne, Encelade, avec des fractures chaudes qui dégagent des jets riches en eau qui font allusion à une mer souterraine. Une nouvelle étude internationale basée sur des observations par micro-ondes de cette région montre que la lune est plus chaude que prévu juste quelques mètres sous sa surface glacée.

Les mesures de l’expérience CONSERT de la mission Rosetta ont permis pour la première fois d’observer l’intérieur d’une comète et d’estimer la composition moyenne du noyau. Ces mesures montrent que les comètes sont principalement composées de poussières riches en matériau carbone. Ce travail décisif a été publié, le 7 mars 2017 dans le journal MNRAS (Monthly Notices of the Royal Astronomical Society) édité par Oxford University Press.

Sept planètes de taille terrestre et de température modérée gravitent autour de l'étoile Trappist-1 et au moins trois d'entre elles sont dans des conditions compatibles avec la présence d'eau liquide en surface. C'est ce qu'a découvert une équipe internationale impliquant des chercheurs français. Le système planétaire orbitant autour de l'étoile Trappist-1 constitue à ce jour l'un des plus étonnants et des plus riches, notamment en termes de perspectives scientifiques : au-delà de la détermination de l'orbite et de la masse de ces planètes, il sera possible, dans un avenir proche, de mettre en évidence la présence éventuelle d'atmosphères. Cette étude est publiée dans Nature le 23 février 2017.

Une équipe française composée de chercheurs de l’Institut des sciences de la Terre et du laboratoire Géosciences Paris Sud a publié les premières données thermochronologiques basses températures permettant de quantifier la séquence d’enfouissement et d’exhumation de sédiments détritiques au front de l’arc alpin dans la région de Digne (Alpes de Haute Provence).

Des chercheurs de l'Institut Pierre-Simon Laplace, en collaboration avec le CEBC (Centre d'Etudes Biologiques de Chizé), étudient la dynamique océanique et le comportement des prédateurs marins en support à la création de grandes aires marines protégées dans l'Océan Austral.

La campagne océanographique WAPITI a lieu depuis le 9 janvier et jusqu'au 1er mars 2017. Le projet WAPITI vise à étudier la dynamique contrôlant la circulation dans la mer de Weddell, à savoir les interactions de la circulation avec la glace de mer et l'atmosphère.

SAMBA/SAMOC  - MSM60 est une campagne de mesures (début le 4 janvier, fin le 2 février 2017) qui vise à apporter de nouveaux éléments quantitatifs sur les processus qui règlent l’absorption de la chaleur et du CO2 entre les océans Austral et Atlantique, région particulièrement turbulente et inexplorée, ainsi qu'à quantifier le rôle de ces processus sur le changement climatique.

Une équipe de recherche internationale menée par le LSCE publie un bilan complet des sources et puits de méthane. Selon cette étude, les émissions anthropiques de méthane représentent actuellement environ 60% des émissions planétaires. Cette étude montre également qu’aucun des scénarios du 5e rapport du GIEC ne reproduit l’évolution récente observée des concentrations de méthane. Ces résultats permettront de mieux évaluer la contribution du méthane à l’effet de serre et au changement climatique.

Un épisode de forte pollution atmosphérique en condition hivernale anticyclonique a débuté le 29 novembre 2016 en région parisienne. Evénement plutôt singulier, si l’on considère les dix dernières années, tant par les concentrations observées que par sa durée (12 jours). Le groupe de recherche OCAPI, qui opère 4 stations de recherche, a fait des mesures de cet événement pour déterminer le rôle des processus météorologiques et les contributions de diverses sources dans la variabilité des concentrations de polluants au cours de l'épisode de pollution.

L’orbiteur de la mission ESA ExoMars a testé pour la première fois sa suite d'instruments en orbite, laissant augurer d’un beau potentiel scientifique pour la suite de la mission. Au cours de 2 orbites réalisées entre le 20 et le 28 novembre, TGO a pour la première fois allumé ses quatre instruments dans un contexte d’observation scientifique, ayant déjà testé leur fonctionnement pendant la croisière. L'instrument Atmospheric Chemistry Suite (ACS), pour lequel il y a une forte implication de l'IPSL, a livré ses premiers spectres...