Accueil > Actualités > Actualités scientifiques

Actualités scientifiques

Un groupe de recherche a révélé l’impact systématique et négatif du réchauffement océanique sur l’étendue des plateformes de glace en péninsule Antarctique de l’Est au cours des dernières décennies et des 9 000 dernières années. Ils ont estimé que l’océan devrait continuer à se réchauffer et participer ainsi au recul progressif de ces plateformes le long de la péninsule au cours du prochain siècle.

Le contenu en grains de pollen des sédiments lacustres a permis de retracer l’histoire des biomes montagnards du Cameroun au cours des derniers 90 000 ans.  Cette étude a montré que les forêts des montagnes tropicales sont extrêmement vulnérables face que changement climatique. L’étude a été menée par une équipe de chercheurs internationale impliquant deux laboratoires français de l’IPSL, engagés dans l’étude du changement climatique du passé.

Une équipe impliquant des chercheurs de six laboratoires français a reconstitué l’histoire de l’érosion de l’Antarctique de l’Est depuis 350 millions d’années (MA). Cette étude démontre que l'érosion de l'Antarctique est pour l'essentiel très ancienne, elle remonte au Late Paleozoic Ice Age (LPIA), une grande période de glaciation datée de 340-300 MA. 

Des chercheurs ont élaboré la première cartographie mondiale de l’ammoniac atmosphérique (NH3) en analysant des mesures par satellite réalisées entre 2008 et 2016. Grâce à l’interféromètre IASI développé par le CNES, plus de 200 sources de NH3 dont les deux tiers étaient inconnues auparavant ont été répertoriées. Ces sources proviennent essentiellement de l’élevage intensif et de l’industrie.

Après un court ralentissement entre 2014 et 2016, les émissions mondiales de CO2 d’origine fossile ont à nouveau augmenté de 1,6% en 2017 d’après le Global Carbon Project. Les données publiées avec la participation d’une trentaine de laboratoires du monde entier sont rendues publiques sur le site web du Global Carbon Atlas qui a été conçu par les équipes du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE-IPSL CEA/CNRS/UVSQ) avec le soutien financier de la Fondation BNP Paribas.

Pourquoi trouve-t-on des argiles dans l’espace interstitiel des sables des estuaires alors que le fort hydrodynamisme prédit un tri granulométrique vertical ou horizontal des grains ? Une étude sédimentologique des sables de l’estuaire de la Gironde a permis de répondre à cette question.

Les variations de teneur atmosphérique en CO2 ont joué un rôle décisif dans l’englacement du Groenland à la limite du Tertiaire et du Quaternaire, il y a 3-2,5 millions d’années. En effet, trente millions d’années après la formation de la calotte antarctique, les conditions climatiques dans l’hémisphère Nord ont finalement pu favoriser l’apparition d’une calotte de glace pérenne au Groenland. Telle est la conclusion d’une collaboration franco-norvégienne publiée dans Nature Communications.

Les impacts du changement climatique en cours sur les écosystèmes ont pu être évalués à l'aide de modèles de simulations et de méthodes statistiques. Une équipe internationale a participé à une étude en adoptant une "démarche expert" où chacun a évalué l'impact des températures sur la structure et la composition des écosystèmes entre 20 000 et 14 000 ans Before Present (BP) dans sa zone d'étude.

Les courants de submésoéchelle, difficilement observables et modélisables, ont cependant un rôle important pour organiser la vie marine. En extrapolant les résultats d’un grand nombre d’études locales publiées depuis une vingtaine d’années, des chercheurs français et américains ont montré que ces courants jouent un rôle essentiel en tant que moteur de biodiversité.

La présence de sodium (Na) et de potassium (K) sous forme d’atomes neutres, découverte il y a une quinzaine d’années dans l’exosphère d’Europe, pose la question de leur origine. Cette observation pourrait s’interpréter par une contamination attribuée soit au volcanisme voisin de Io, autre satellite de Jupiter, soit à un bombardement météoritique. Cependant, aucun de ces deux mécanismes ne fournit une explication satisfaisante du rapport Na/K observé. Une équipe pluridisciplinaire pilotée par des chercheurs français a montré qu’à contrario de ces origines exogènes, un mécanisme d’apport depuis l’intérieur d’Europe permettrait de répondre à la question posée.