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Actualités scientifiques

Une équipe internationale révèle l'existence de températures optimales pour l'absorption du CO2 par les écosystèmes terrestres. Les forêts humides tropicales pourraient bien être prochainement affectées par le dépassement de ces valeurs seuils.

La première étude détaillée d’une large dépression circulaire de 14 kilomètres de diamètre dans les montagnes du nord du Nicaragua, nommée Pantasma, montre qu’elle résulte de l’impact d’un astéroïde il y a 800 000 ans. Les preuves de l’existence de cet impact proviennent de la détection de deux phases de haute pression et de traces de matière extraterrestre. Pantasma est le premier cratère d’impact découvert en Amérique centrale, et seulement le quatrième de plus de dix kilomètres et de moins de trois millions d’années connu sur Terre.

Une étude menée au LMD-IPSL et publiée dans le Journal of Advances in Modeling Earth Systems (JAMES) a permis de montrer la très forte interaction entre l’agrégation de convection et les gradients de températures océaniques de surface. Jugé comme l'un des meilleurs de la discipline en 2018, l'article a été retenu comme "highlight" par EoS.org

Copyright : Svetlana Botsyun

Les hauts plateaux tibétains se seraient formés plus tardivement que ce qui était admis jusqu’à présent. C’est la conclusion d’une étude internationale qui s’appuie sur des simulations du climat combinées à des mesures isotopiques de l’oxygène dans des carbonates. Cette étude a été publiée dans le magazine Science du 1er mars 2019.

Les comètes sont des corps glacés formés au début de l'histoire du système solaire. Depuis, restées éloignées du Soleil, elles conservent en elles la mémoire de ce système solaire primordial. Si les comètes peuvent s’éroder lors de passages au voisinage du Soleil, leur évolution géologique reste méconnue. Une équipe internationale de chercheurs a mis en évidence un nouveau processus d’érosion, dû à la forme même de la comète.

Copyright : NASA

L’atmosphère de la Terre est bien plus large que le mince anneau bleu qui entoure notre planète vue de l’espace : au-delà de ce cercle, elle se poursuit jusqu’à se « fondre » dans l’espace, se finissant en un vaste nuage d’atomes d’hydrogène. Une équipe internationale vient de découvrir que notre atmosphère s’étend ainsi jusqu’à 630 000 km, soit presque deux fois plus loin que la Lune, six fois plus loin que la limite supposée jusqu’ici !

Une équipe internationale a permis de contraindre pour la première fois le fractionnement à l’équilibre du rapport 18O/16O entre l’eau et la calcite à basse température, à partir de l’étude d’une calcite naturelle (spéléothème subaquatique) à croissance lente. L’étude conclut ainsi que la plupart des calcites naturelles cristallisent hors d'équilibre. Ce résultat majeur ouvre la voie à une réinterprétation des mécanismes de la thermométrie 18O/16O, un outil essentiel de la paléoclimatologie.

Pour la première fois, une équipe internationale, dont des chercheurs français, a proposé une technique pour synthétiser numériquement des topographies réalistes des exoplanètes telluriques.

La validation des mesures de vent du lidar spatial AEOLUS a commencé à l’Observatoire de Haute-Provence en janvier 2019.

Un groupe de recherche a révélé l’impact systématique et négatif du réchauffement océanique sur l’étendue des plateformes de glace en péninsule Antarctique de l’Est au cours des dernières décennies et des 9 000 dernières années. Ils ont estimé que l’océan devrait continuer à se réchauffer et participer ainsi au recul progressif de ces plateformes le long de la péninsule au cours du prochain siècle.