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Actualités scientifiques

Les données de l’instrument Atmospheric Chemistry Suite (ACS), dans lequel les laboratoires français sont fortement impliqués, forment la base des résultats présentés dans deux articles publiés dans Nature le 10 avril 2019 : l’un d’entre eux conclut à la non-détection de méthane martien et le second étudie l’effet d’une tempête globale sur la vapeur d’eau martienne.

Une collaboration internationale impliquant le LSCE-IPSL montre que l'analyse des couleurs des sédiments de rivière permet d'évaluer l'impact de la décontamination des sols dans la région de Fukushima sur la contamination résiduelle charriée par les cours d'eau.

Dans le cadre d'un grand projet de l'Union européenne, des experts de 14 institutions de dix pays européens ont passé trois ans à scruter la glace antarctique, à la recherche du site idéal pour étudier l'histoire climatique des 1,5 million d'années écoulées. Le consortium Beyond EPICA a présenté ses conclusions lors de l'Assemblée générale de l'Union européenne des géosciences (EGU) qui s’est tenue à Vienne du 7 au 12 avril.

A partir des données de long terme sur les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, un groupe international de scientifiques a découvert que la végétation de l’hémisphère nord absorbait des quantités de plus en plus grandes de CO2 produit par l’Homme, contribuant ainsi à ralentir le réchauffement climatique.

Une équipe internationale de l’université Heidelberg et du Laboratoire d’études du rayonnement et de la matière en astrophysique et atmosphères a développé le premier instrument laser pour mesurer les quatre espèces les plus abondantes de CO2, composées d’isotopes 12C, 13C, 16O et 18O.  Cette analyse permet de remonter à la température d’équilibration des carbonates et est devenue un puissant outil dans les sciences de la Terre (paléoclimat, atmosphère…). Jusqu’ici, les analyses se font par des spectromètres de masse, mais la nouvelle méthode permet une analyse plus rapide et directe, ouvrant ainsi la voie à une meilleure utilisation de cette technique.

NASA/Goddard Space Flight Center Conceptual Image Lab.

Une équipe internationale du projet APRES3 (Antarctic precipitation, remote sensing from surface and space) a réalisé une nouvelle estimation des incertitudes associées aux mesures de chutes de neige du satellite CloudSat en Antarctique. Celle-ci confirme la robustesse de ces mesures. Considéré comme l'un des meilleurs pour sa qualité scientifique, ainsi que pour son impact potentiel et son intérêt pour les futures études sur les climats polaires, l'article publié a été sélectionné comme un "highlight" par The Cryosphere.

Les climatologues français annoncent aujourd'hui la publication de nouveaux jeux de données qui promettent de fournir de nouvelles perspectives sur les changements climatiques passés et futurs. Ils sont en effet engagés dans un effort international pour fournir une nouvelle génération d’expériences numériques sur le changement climatique.

L’évaluation de la quantité de CO2 anthropique stocké dans l’océan est depuis longtemps une priorité pour les océanographes. Une étude menée par une équipe internationale montre que de 1994 à 2007, l’océan a accumulé 34 milliards de tonnes de CO2 anthropique, soit 31 % du CO2 anthropique, émis durant cette période. L’océan semble avoir gardé sa capacité de pompage du CO2 à l’échelle planétaire mais avec un creusement des disparités entre les océans des deux hémisphères.

L'atmosphère est un système chaotique, ce qui limite la prévisibilité du temps à quelques dizaines de jours. Le changement climatique en cours peut-il altérer cette limite en facilitant ou entravant la prévision météorologique ? À l'aide d'une approche mathématique innovante, une équipe européenne a découvert qu’un océan plus chaud de 4°C, à l’image d’un hammam, modifierait significativement les propriétés chaotiques de l’atmosphère, en facilitant les prévisions météorologiques. Est-ce une bonne nouvelle ? Pas vraiment, car les régimes de temps (alternances de perturbations et de temps stable) seraient profondément altérés et que ces modifications pourraient être le premier symptôme d’un dérèglement majeur.

Une récente étude a permis de mettre en évidence pour la première fois des vallées glaciaires et de cirques glaciaires datés de 3,6 Ga sur Mars. Une approche morphométrique comparative entre la Terre et Mars a été utilisée  afin de caractériser l’origine des vallées anciennes. Définir l’agent érosif de ces vallées (glace ou eau liquide) permet de mieux contraindre le climat primitif, très controversé,  de la planète Mars. Ces paysages glaciaires anciens sont similaires aux paysages glaciaires sur Terre. Ils ont pu être identifiés et préservés jusqu’à aujourd’hui par la forte emprunte morphologique qu’ils laissent dans le paysage martien.