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Actualités scientifiques

Le brome est un composé mineur de notre atmosphère et détruit en partie l’ozone présent dans les basses couches de l’atmosphère. Au même titre que l’iode et le chlore, il compense partiellement la pollution à l’ozone causée par les émissions croissantes d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures par les moteurs. Les simulations de l’ozone troposphérique et son évolution depuis la période préindustrielle nécessitent donc de connaître les émissions passées de brome. Les mesures des composés bromés dans l’atmosphère documentent au mieux les dernières décennies. Une étude internationale à laquelle le LISA-IPSL a participé présente ses résultats.

Après le lancement réussi, l'année dernière, d'un site web de surveillance mondiale des émissions de gaz à effet de serre, Carbon Monitor, une équipe internationale dirigée par l'Université de Californie à Irvine, à laquelle des chercheurs de l'IPSL se sont associés, dévoile cette semaine un nouveau site focalisé sur les États-Unis. Cet outil permet de suivre comment la pandémie de la COVID-19 influence les émissions à la baisse puis à la hausse.

Une collaboration internationale impliquant le LSCE-IPSL a élucidé l’origine controversée des fortes variations annuelles des flux de carbone captés par les écosystèmes terrestres. Le taux d’humidité dans les sols en est la cause principale. Lorsque celui-ci est faible, il a un effet direct de limitation de la photosynthèse et un effet indirect d’augmentation des températures de l’air quand les plantes ne peuvent plus refroidir l’atmosphère en transpirant.

Le projet PMIP (Paleoclimate Modelling Intercomparison Project), initié il y a presque 30 ans, coordonne des simulations de climats-clés du passé pour comprendre les différences par rapport au climat actuel et évaluer les modèles de prévision des climats futurs. Les premiers résultats de la quatrième phase de PMIP ont été publiés pour l’Holocène Moyen (il y a 6 000 ans) et le dernier interglaciaire (il y a 127 000 ans). Ces deux périodes sont caractérisées par un fort cycle saisonnier du flux solaire dans l’hémisphère Nord, favorisant une grande saisonnalité des températures boréales et des moussons.

Une étude menée dans le cadre d'une collaboration internationale, impliquant le LOCEAN-IPSL, démontre qu'en réponse au changement climatique, la nature dynamique de l’océan tend à se stabiliser de plus en plus depuis 50 ans, à un rythme six fois supérieur aux estimations passées.

Des chercheurs du LSCE-IPSL ont participé à la datation d'objets archéologiques découverts par la Mission franco-brésilienne de l'État de Piauí, dans le nord-est du Brésil. La présence d'une panoplie d'outils variés témoigne d'une présence humaine, il y a 24.000 ans, sur ce site, ainsi que de la riche culture matérielle de ses occupants. Cette découverte questionne l'idée communément admise selon laquelle l'occupation humaine de l'Amérique du Sud ne peut qu'être postérieure à celle de l'Amérique du Nord.

En appui à la validation des observations du satellite CFOSAT, lancé fin 2018, la campagne SUMOS (SUrface Measurements for Oceanographic Satellites) a été organisée en février et mars 2021 avec le soutien du CNES et la participation de plusieurs équipes de recherche (du CNRS, de Météo-France, et de l’Ifremer), dont une du LATMOS-IPSL.

Europe est un satellite naturel de Jupiter. Sa surface est constituée d’une importante couche de glace d’eau salée de 30 kilomètres d’épaisseur, et comporte de nombreuses structures géologiques. On suppose notamment que des réservoirs d’eau liquide pourraient se cacher dans cette couche glacée et être responsables d’éruptions dites « cryovolcaniques ». Plusieurs plaines lisses pouvant correspondre à de tels écoulements d’eau liquide ont été identifiées à la surface d’Europe. En utilisant la technique de “photo-clinométrie”, les chercheurs du laboratoire GEOPS-IPSL ont pu reconstruire leur topographie en 3D et mesurer pour la première fois leur volume.

Pendant les périodes les plus froides de la dernière période glaciaire, la fin de l’hiver et le début du printemps sont marqués par d’énormes tempêtes de poussière. Ces paléo-tempêtes, rarement égalées dans notre climat moderne, couvraient l’Europe occidentale de couches de poussière parmi les plus épaisses jamais trouvées sur Terre. En témoigne une série de nouvelles estimations obtenues dans les lœss européens par Denis-Didier Rousseau, chercheur au LMD-IPSL, avec des collègues français et chinois.

Pendant la période du confinement, décidé dans plusieurs pays du monde au printemps et en été 2020, l'ozone dans la troposphère libre a été réduit de 7 % au-dessus de l'hémisphère nord. C'est la principale conclusion d'une étude menée par le service météorologique allemand (DWD) et le LATMOS-IPSL. L'étude a analysé les données de 45 stations, dont celle de l'Observatoire de Haute Provence dans le sud de la France, qui mesurent régulièrement la distribution verticale d’ozone à l’aide de sondes embarquées sous ballons météorologiques et d'instruments de télédétection.