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Actualités scientifiques

Evaluer la contribution des éruptions volcaniques à la chimie atmosphérique et leur impact environnemental, à travers le comportement du brome dans les magmas, ce sont les travaux qui viennent d’être publiés dans la revue Earth and Planetary Science Letters.

La publication et l’exploitation de deux bases de données paléoclimatiques par une équipe internationale ont permis l’étude de l’expression spatiale et temporelle de la variabilité climatique multidécennale dans la région arctique-subarctique. La haute résolution temporelle des séries utilisées a également permis aux chercheurs de s’intéresser à la question du lien entre le signal climatique enregistré par les données paléoclimatiques et celui contenu dans les données instrumentales.

La détection des éclairs, des phénomènes dangereux et complexes, offre la possibilité de suivre en temps réel la position et la sévérité des orages. Une campagne de mesure inédite en Europe aura lieu du 13 septembre au 12 octobre 2018, durant une partie de la saison orageuse corse, pour mieux comprendre les processus à l'origine des éclairs et leurs liens avec les nuages d'orage.

Plusieurs résultats récents expliquent les liens entre les épisodes de sécheresse et les échanges de CO2 entre la végétation et l’atmosphère. L’impact de ces divers phénomènes sur la croissance du CO2 atmosphérique à l’échelle globale n’est pas négligeable.

Le Sahel est une des régions les plus vulnérables au monde et son avenir climatique reste extrêmement incertain. Une équipe de chercheurs vient de reconstruire l’histoire du bilan hydrique au Sahel depuis 1600 ans, à partir de l’analyse géochimique de coquillages fossiles de l’estuaire du Saloum au Sénégal. Le climat des dernières décennies apparaît comme une situation de sécheresse extrême et sans précédent, résultat d’une aridification commencée abruptement il y a 200 ans. Sur toute la période d’étude, les précipitations se montrent d’autant plus faibles que les températures globales sont élevées, en accord avec les théories climatiques qui prédisent une aggravation future de la sécheresse de cette région.

Pour la première fois, la production photochimique d’ozone lors du transport transfrontière dans la très basse troposphère (au-dessous de 3 km d’altitude) a été quantifiée à l’aide uniquement de données spatiales. Cette estimation a été effectuée utilisant la seule méthode satellitaire actuelle capable d’observer l’ozone dans la très basse troposphère, reposant sur la synergie des mesures dans l’infrarouge et l’ultraviolet des sondeurs IASI et GOME-2. Cette avancée majeure va permettre de mieux quantifier l’origine de la pollution à l’ozone et son export transfrontière, et d’améliorer la prévision de la qualité de l’air aux échelles régionales et globales.

Une analyse de périodes climatiques passées est publiée dans Nature Géoscience par 59 chercheurs de 17 pays, dont plusieurs experts français du CNRS, de l’Université de Bordeaux, de l’Université PSL, du CEA, et de l’UVSQ. Ces variations climatiques passées aident à comprendre les implications de 2°C de réchauffement planétaire et tester notre capacité à simuler le fonctionnement du climat.

Le plancton calcaire de l'Océan Austral aurait contribué à l'élévation des teneurs en CO2 atmosphérique au cours de la dernière déglaciation (~18 600 - 11 500 ans) via une augmentation de la quantité de calcite sécrétée dans les eaux de surface et transférée vers les profondeurs.

L’Accord de Paris s’est construit autour d’un objectif central, annoncé dès l’article 2 : limiter le réchauffement climatique à 2°C, et si possible à 1,5°C. Cette finalité de long terme est assortie d’un jalon plus opérationnel dans l’article 4 : atteindre le « zéro émissions nettes » dans la seconde moitié du siècle. Cette note, rédigée par le Groupe Interdisciplinaire sur les Contributions Nationales (GICN), discute les choix possibles et leurs implications.

L’Antarctique et l’océan austral sont étroitement connectés avec le reste du Globe. Les choix qui seront faits au cours des dix prochaines années, et les changements environnementaux et climatiques qui en résulteront, auront des conséquences à long terme pour cette région et la planète entière. C’est la conclusion d’une étude scientifique internationale et multidisciplinaire qui paraît aujourd’hui dans la revue Nature.