Portrait de Cédric Cotté

Cédric Cotté est enseignant-chercheur et maître de conférences au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris et au Laboratoire d’Océanographie et du Climat (LOCEAN-IPSL). Il mène des recherches sur le fonctionnement des écosystèmes, avec une expertise particulière sur les aires marines. « L’écosystème inclut l’environnement mais également les différents organismes. En résumé un écosystème, c’est l’ensemble de ces composantes, qui existent dans un milieu biologique et non biologique, » définit-il.

Depuis l’enfance, Cédric se passionne pour la biologie. À l’université, il s’oriente vers la biologie végétale, malgré une préférence initiale pour l’étude des animaux. C’est finalement lors d’une session de plongée qu’il découvre le milieu aquatique. « J’ai aussi été bercé par les récits du commandant Cousteau et l’émission de Nicolas Hulot, ça a sûrement dû aider, » avoue-t-il.

Cap sur l’océan Austral

Son travail prend véritablement forme à bord de campagnes océanographiques. Cédric y observe de petits organismes aquatiques, aussi bien le microplancton, qui se laisse dériver en surface, que le micronecton, capable de nager.

À ses débuts, les campagnes étaient plus simples, avec moins de contraintes organisationnelles. Aujourd’hui, il participe activement à leur mise en place et organise lui-même certains programmes d’expédition, notamment dans l’océan Austral, qui entoure l’Antarctique.

En tant que chef de campagne océanographique, il constitue les dossiers d’expédition, gère la logistique, définit les stratégies de terrain et réfléchit à la meilleure manière de valoriser les résultats obtenus.

Malgré une dizaine d’expéditions déjà réalisées dans l’océan Austral, cette région continue de nourrir sa curiosité. Les conditions y sont impressionnantes, entre fortes vagues et situations inattendues. « Je me souviens lors d’une des remontées de chalut, le filet utilisé pour récupérer du plancton et des fois des poissons vivants à la surface de l’eau appelés pélagiques. On pensait remonter quelques spécimens de poissons au vu des informations obtenues par l'acoustique... mais nous avons vu revenir une grosse poche au bout du chalut. Il s'agissait de 120 kg de salpes, des organismes gélatineux vivant à mi-profondeur. Encore maintenant, le record en termes de poids sur ce type de petit chalut, » raconte-t-il avec un sourire aux lèvres.