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Actualités scientifiques

Toutes les secondes, près de 30 millions de mètres cubes d’eau profonde relativement chaude et riche en carbone remontent à la surface de l’océan, sous la banquise antarctique. Cette "pompe", qui alimente la circulation océanique et les échanges de chaleur et de carbone entre les profondeurs et la surface de l’océan, dépend de façon cruciale de la distribution régionale des précipitations et de la banquise. Elle est donc très sensible à la variabilité et aux changements climatiques. Pour la première fois, une équipe franco-australienne a estimé les flux de cette pompe à partir d’observations.

Un lanceur Atlas V a injecté vers Mars, InSight (INterior exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport), la 12e mission du programme Discovery de la NASA. Objectif : mieux comprendre la structure interne de Mars, les étapes de sa formation et son évolution. Le laboratoire de météorologie dynamique (LMD-IPSL) est impliqué dans l'analyse des mesures météorologiques à bord d'InSight et dans l'évaluation du bruit atmosphérique capté par les sismomètres.

​Une équipe internationale et interdisciplinaire vient de découvrir les plus anciennes traces de peuplement des Philippines par des hominidés, dans le site archéologique de Kalinga (Île de Luzon) daté de 709.000 ans. Cette importante découverte parue dans Nature amène à réviser nos connaissances sur l’histoire du peuplement de l’Asie du Sud-est insulaire.

Des chercheurs viennent de développer une méthode permettant de remonter aux conditions de vents à partir de la morphodynamique des dunes à la surface de Mars. Leur méthode est valide dans n’importe quelles conditions et peut donc s’appliquer aussi bien sur Terre, sur Mars que sur Titan. Dans leur article publié dans la revue Earth and Planetary Science Letters, les scientifiques se sont en particulier intéressés à la région circumpolaire martienne. 

Véritable grenier à blé de l’Europe de l’ouest, la France connaît en 2016 une production des plus catastrophiques. Des chercheurs montrent que les températures anormalement élevées à la fin de l’automne accentuent, pour 2016 mais aussi pour d’autres années, l’effet négatif des précipitations excessives du printemps suivant sur la production de blé. Ces conditions climatiques extrêmes dont certaines sont susceptibles de se reproduire à l’avenir, interrogent tant les systèmes de productions agricoles que la prévision des rendements de culture.

Comment les stocks de carbone changent-ils à l’échelle continentale dans la végétation ? Quels facteurs expliquent ces changements ? Ce sont des questions centrales pour les sciences du climat et l’application des accords internationaux pour le climat. Une nouvelle étude a permis une approche inédite de ce problème grâce au développement d'un jeu de données issu d'observations satellitaires micro-ondes. L’étude démontre que sur le continent africain et durant la période 2010-2016, le bilan net de carbone est négatif (baisse des quantités de carbone retenu par la végétation), et que la majorité des pertes de carbone s'est produite dans les savanes arborées des régions semi-arides.

Une collaboration internationale, pilotée par le LATMOS et le synchrotron SOLEIL, prolonge l’héritage et la portée de la mission NASA-ESA Cassini-Huygens au laboratoire. Au coeur de leur travail : la géante Saturne et ses lunes glacées, et en particulier Titan qui possède une atmosphère presque jumelle de celle de la Terre. Les scientifiques ont découvert que les grains de brumes nanométriques se formant dans la haute atmosphère de Titan, se transforment chimiquement sous l’effet du rayonnement solaire : ils vieillissent. Comme la brume y est présente en abondance, l’impact de ces transformations sur le climat de Titan est aujourd’hui à considérer.

Auto portrait de la sonde Curiosity de la NASA sur la crète Vera Rubin que le robot a exploré ces derniers mois Derrière le mat du robot on peut distinguer le sommet du Mont Sharp.

Après près de 6 ans d’exploration du cratère Gale, le robot Curiosity de la NASA passe le cap des 2000 sols1 à la surface de Mars. Une telle longévité a permis à Curiosity de mettre en évidence que les conditions essentielles à l’émergence de la vie étaient réunies par le passé sur Mars. Les équipes françaises du CNRS et des universités françaises (dont le LATMOS-IPSL et le LISA-IPSL), qui opèrent quotidiennement les instruments ChemCam2 et SAM3 en collaboration avec le CNES, ont apporté une contribution essentielle aux découvertes de Curiosity. Retour sur quelques faits marquants de la mission.

Le projet européen Clim4Energy, un démonstrateur de service du programme européen « Copernicus Climate Change Service », fournit des données climatiques ciblées sur des problématiques du secteur de l’énergie. Ces données publiques sont mises à la disposition des industriels et des décideurs pour les aider à définir leurs stratégies d’investissement et d’exploitation. Le colloque de restitution des résultats de Clim4Energy a lieu les 5 et 6 mars, au ministère de la Transition écologique et solidaire à Paris.

Deux articles publiés le lundi 5 février 2018 reviennent sur les sept planètes découvertes l'an passé et qui gravitent autour de la petite étoile Trappist-1. Ces nouvelles études révèlent que ces sept planètes sont en grande partie constituées de roches et qu'elles ne possèdent pas d'atmosphère riche en hydrogène au contraire de planètes comme Uranus et Neptune...