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Actualités scientifiques

Une équipe internationale a permis de mettre en évidence un dépôt sédimentaire riche en glace dans les plaines nord de Mars non caractérisé auparavant. Pour cela, une nouvelle technique de cartographie a été utilisée pour étudier rapidement de grandes régions. Mieux connaitre la distribution de la glace dans le sol permet de reconstituer le paléoenvironnement et le climat et donc mieux contraindre l’histoire récente de la planète. Ce dépôt sédimentaire riche en glace est similaire au pergélisol comme en Sibérie ou au Canada. Il montre qu’il y a eu une longue période de glaciation où un dépôt sédimentaire riche en glace a pu se déposer et être préservé jusqu’à aujourd’hui.

Une équipe internationale a modélisé le couplage entre, d'une part, l'étendue de la glace de mer et des plateformes glaciaires marines, et d'autre part, la température des eaux proches de la surface de l'Atlantique Nord. Ce modèle explique les variations abruptes de température au Groenland et en Atlantique Nord durant le dernier intervalle glaciaire et reproduit le déphasage entre les températures des deux hémisphères durant cette période. Ces travaux devraient aider à évaluer le risque de tels changements abrupts dans le proche avenir.

Les océans absorbent chaque année plus de 90% de l’énergie excédentaire produite par l’augmentation de l’effet de serre et modulent donc la vitesse à laquelle l’atmosphère se réchauffe.  En utilisant une méthode innovante, une équipe internationale vient de réévaluer de 60 % les estimations du contenu thermique de l’océan faites précédemment par le GIEC. Ces nouveaux résultats indiquent que, pour être compatibles avec un réchauffement climatique de 2°C, les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites par rapport aux estimations précédentes.

La mission IASI, qui devrait être lancée à bord du satellite Metop-C dans la nuit du 6 au 7 novembre, va permettre aux scientifiques de mieux comprendre comment les activités humaines affectent la qualité de l’air et le climat. Cet instrument, construit par le CNES et  piloté par l’agence européenne EUMETSAT en collaboration avec l’ESA, est un condensé de technologie qui permet à la fois d’améliorer les prévisions météorologiques, de mesurer les concentrations des gaz polluants, et de surveiller une série de paramètres clefs pour l’étude du climat. 

Le lundi 22 octobre 2018 aux alentours de 18:40 CEST, l'instrument PHEBUS de la mission BepiColombo conçu sous la responsabilité scientifique et technique du LATMOS a été le premier à donner signe de vie. Tout va bien !

Le satellite franco-chinois CFOSat a été lancé avec succès lundi 29 octobre 2018 par le lanceur chinois Longue Marche 2C depuis la base chinoise de Jiuquan, en Mongolie Intérieure. Cette mission scientifique pour étudier le vent et les vagues à la surface des océans est la première réalisation concrète née de la coopération spatiale franco-chinoise. Le Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS, CNRS/UVSQ/SU) est fortement impliqué dans la mission CFOSat.

Une quinzaine de chercheurs du monde entier, notamment du CNRS, de l'Iddri, et de Sorbonne Université, publient dans Frontiers in Marine Science une étude qui évalue le potentiel de treize solutions apportées par l'océan pour lutter contre le changement climatique. Avec cette analyse, les chercheurs souhaitent éclairer les décideurs qui se retrouveront début décembre prochain à Katowice (Pologne) pour la COP24.

Le 20 octobre à 03:45 (heure de Paris), la mission spatiale BepiColombo sera lancée depuis le Centre Spatial de Kourou en Guyane, à destination de la planète Mercure. La mission embarquera seize instruments scientifiques, parmi lesquels le spectromètre PHEBUS conçu sous la responsabilité scientifique et technique du LATMOS.

Ce lundi 8 Octobre, le GIEC a publié le « résumé pour décideurs » du rapport spécial sur le « réchauffement à un degré et demi au-dessus des températures de l’ère pré-industrielle ». Ce rapport examine ce que la limitation du réchauffement climatique à 1 degré et demi implique tant en termes de conséquences climatiques et de leurs impacts qu’en termes de conditions pour y parvenir, et les choix que cela suppose.

Le Rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C a été approuvé samedi par le GIEC à Incheon, en République de Corée. Élément scientifique clé, il sera au coeur de la Conférence sur les changements climatiques qui se tiendra dans la ville polonaise de Katowice en décembre et lors de laquelle les gouvernements feront le point sur l’Accord de Paris sur les changements climatiques.