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Actualités scientifiques

Les courants de submésoéchelle, difficilement observables et modélisables, ont cependant un rôle important pour organiser la vie marine. En extrapolant les résultats d’un grand nombre d’études locales publiées depuis une vingtaine d’années, des chercheurs français et américains ont montré que ces courants jouent un rôle essentiel en tant que moteur de biodiversité.

La présence de sodium (Na) et de potassium (K) sous forme d’atomes neutres, découverte il y a une quinzaine d’années dans l’exosphère d’Europe, pose la question de leur origine. Cette observation pourrait s’interpréter par une contamination attribuée soit au volcanisme voisin de Io, autre satellite de Jupiter, soit à un bombardement météoritique. Cependant, aucun de ces deux mécanismes ne fournit une explication satisfaisante du rapport Na/K observé. Une équipe pluridisciplinaire pilotée par des chercheurs français a montré qu’à contrario de ces origines exogènes, un mécanisme d’apport depuis l’intérieur d’Europe permettrait de répondre à la question posée.

Comment démontrer la présence de la glace transparente ? Par définition, si elle est transparente, l’observateur voit à travers et il est très difficile de montrer sa présence avec des images. Cette étude, menée par une équipe de chercheurs français apporte des preuves spectroscopiques de la présence de glace transparente, confirmant ainsi le modèle de jet froid. D’autre part, ils ont pu étudier le rôle précis de la glace d’eau dans les jets froids.

Une équipe internationale a permis de mettre en évidence un dépôt sédimentaire riche en glace dans les plaines nord de Mars non caractérisé auparavant. Pour cela, une nouvelle technique de cartographie a été utilisée pour étudier rapidement de grandes régions. Mieux connaitre la distribution de la glace dans le sol permet de reconstituer le paléoenvironnement et le climat et donc mieux contraindre l’histoire récente de la planète. Ce dépôt sédimentaire riche en glace est similaire au pergélisol comme en Sibérie ou au Canada. Il montre qu’il y a eu une longue période de glaciation où un dépôt sédimentaire riche en glace a pu se déposer et être préservé jusqu’à aujourd’hui.

Une équipe internationale a modélisé le couplage entre, d'une part, l'étendue de la glace de mer et des plateformes glaciaires marines, et d'autre part, la température des eaux proches de la surface de l'Atlantique Nord. Ce modèle explique les variations abruptes de température au Groenland et en Atlantique Nord durant le dernier intervalle glaciaire et reproduit le déphasage entre les températures des deux hémisphères durant cette période. Ces travaux devraient aider à évaluer le risque de tels changements abrupts dans le proche avenir.

Les océans absorbent chaque année plus de 90% de l’énergie excédentaire produite par l’augmentation de l’effet de serre et modulent donc la vitesse à laquelle l’atmosphère se réchauffe.  En utilisant une méthode innovante, une équipe internationale vient de réévaluer de 60 % les estimations du contenu thermique de l’océan faites précédemment par le GIEC. Ces nouveaux résultats indiquent que, pour être compatibles avec un réchauffement climatique de 2°C, les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites par rapport aux estimations précédentes.

La mission IASI, qui devrait être lancée à bord du satellite Metop-C dans la nuit du 6 au 7 novembre, va permettre aux scientifiques de mieux comprendre comment les activités humaines affectent la qualité de l’air et le climat. Cet instrument, construit par le CNES et  piloté par l’agence européenne EUMETSAT en collaboration avec l’ESA, est un condensé de technologie qui permet à la fois d’améliorer les prévisions météorologiques, de mesurer les concentrations des gaz polluants, et de surveiller une série de paramètres clefs pour l’étude du climat. 

Le lundi 22 octobre 2018 aux alentours de 18:40 CEST, l'instrument PHEBUS de la mission BepiColombo conçu sous la responsabilité scientifique et technique du LATMOS a été le premier à donner signe de vie. Tout va bien !

Le satellite franco-chinois CFOSat a été lancé avec succès lundi 29 octobre 2018 par le lanceur chinois Longue Marche 2C depuis la base chinoise de Jiuquan, en Mongolie Intérieure. Cette mission scientifique pour étudier le vent et les vagues à la surface des océans est la première réalisation concrète née de la coopération spatiale franco-chinoise. Le Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS, CNRS/UVSQ/SU) est fortement impliqué dans la mission CFOSat.

Une quinzaine de chercheurs du monde entier, notamment du CNRS, de l'Iddri, et de Sorbonne Université, publient dans Frontiers in Marine Science une étude qui évalue le potentiel de treize solutions apportées par l'océan pour lutter contre le changement climatique. Avec cette analyse, les chercheurs souhaitent éclairer les décideurs qui se retrouveront début décembre prochain à Katowice (Pologne) pour la COP24.