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Actualités scientifiques

L’océan Arctique ressemble de plus en plus à l’Atlantique, de par sa température, mais aussi les espèces qui l’habitent. Pour autant, une intensification inédite des courants atlantiques influence grandement cette évolution, comme vient de le démontrer une équipe franco-canadienne.

Face à la propagation du coronavirus (covid-19), les autorités françaises ont mis en place un confinement de la population à partir du 17 mars 2020. Depuis ce jour, les déplacements en voiture, habituellement de l’ordre de 15,5 millions par jour en Ile-de-France, sont limités. Les oxydes d’azote (NOx), qui sont des polluants principalement émis par le trafic routier, ont vu leurs concentrations réduites de plus de moitié.

Une vaste collecte de données spatialisées depuis les années 1960 sur tout le territoire chinois a permis de mieux comprendre les évolutions des usages de l'eau. La consommation destinée à l'irrigation a diminué au cours de la dernière décennie grâce à des gains d'efficacité tandis que les prélèvements pour les besoins industriels et l'eau potable augmentaient. En effet, dans le secteur industriel, la production a crû plus vite que les gains d'efficacité. Ce bilan est le fruit d'une collaboration franco-chinoise, coordonnée par le LSCE-IPSL (CEA/CNRS/UVSQ).

Grâce à une étude de terrain en Chine, une collaboration internationale impliquant le LSCE-IPSL démontre que la culture de bambous Moso atténue le changement climatique. L’apport additionnel en azote d’origine atmosphérique observé dans cette région du monde ne perturbe qu’à la marge le bilan des gaz à effet de serre de l’écosystème.

Dans le cadre du projet Golden Spike, des chercheurs français (dont le LSCE-IPSL) ont étudié une archive sédimentaire originale : les matières accumulées entre mai 2015 et mars 2016 dans un bassin de décantation du réseau d'assainissement d'Orléans. L'utilisation de marqueurs originaux leur a permis de relier le contenu de ces sédiments aux évènements pluvieux locaux qui se sont produits durant cette période.

Perseverance est le prochain rover martien de la NASA qui sera lancé cet été vers Mars. Il sera équipé du laser de l'instrument SuperCam, construit tout spécialement par les Etats-Unis et la France pour étudier la géologie du sol et des roches de Mars. L’instrument aidera les scientifiques dans leur quête de signes précurseurs, fossilisés, de vie microbienne sur la planète rouge. Le laser de puissance de SuperCam pulvérise à distance de très petites quantités de roche qui émettent alors une étincelle dont la lumière est analysée. L’instrument fournit ainsi des informations essentielles sur la composition des roches martiennes.

Dans un monde en mutation rapide, les zones qui méritent d'être protégées contre les menaces actuelles et futures doivent être identifiées. Cela est difficile à faire objectivement dans le vaste domaine des océans, et particulièrement dans le plus éloigné d’entre eux : l'Océan Austral. Un article publié cette semaine dans la revue Nature (accompagné d’un Data Paper dans la revue Scientific Data) décrit une nouvelle solution à ce problème, grâce à l’utilisation de données de suivi des oiseaux et des mammifères marins.

Des conditions météorologiques exceptionnelles conduisent à une diminution d’ozone importante en Arctique ces dernières semaines. Les observations (sol et satellite) par les chercheurs du LATMOS-IPSL indiquent une diminution qui atteint environ 30% à la date du 16 mars. Ce phénomène s’explique par un hiver stratosphérique très froid et persistant qui conduit à une prolongation inhabituelle de la destruction de l’ozone jusqu’au printemps.

Alors que l’épidémie de Covid-19 fait rage et s’étend à l'ensemble de la planète, l’instrument IASI qui surveille la composition de l’atmosphère depuis 2007 a pu observer une chute des niveaux de pollution. Cette diminution est liée à la mise en quarantaine totale ou partielle de plusieurs villes ou régions.

Première mission spatiale entièrement consacrée à l’étude de la structure interne de Mars, InSight a atterri le 26 mars 2018, équipée d’un sismomètre français enregistrant pour la première fois des résultats majeurs sur la sismicité d’une autre planète que la Terre. Les caractéristiques des nouveaux signaux découverts dans l’atmosphère de Mars ont été publiées  le 24 février 2020 dans Nature Geoscience.