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Actualités scientifiques

Constituée par une collaboration internationale coordonnée par l'université d'East Anglia (Royaume-Uni) et impliquant le LOCEAN-IPSL, la base de données SOCAT vient d’être mise en ligne. Cette base rassemble quasiment toutes les observations internationales réalisées entre 1968 et 2007 du dioxyde de carbone dissous dans l’eau de surface de l’océan mondial et de ses zones côtières. Accessible à tous et notamment aux scientifiques du monde entier, elle va grandement faciliter les études sur l’évolution du puits de carbone océanique.

Une expérience menée en laboratoire par le LISA et le LPGM sur la chimie à la surface de Titan, le plus gros satellite de Saturne, a permis de produire des analogues d'aérosols et d'étudier leur évolution dans des conditions simulées de la surface ou du sous-sol de Titan. La chimie de Titan pourrait nous renseigner sur des processus d'évolution des molécules carbonées, dont certaines constituent les briques de base du vivant tel qu'on le connaît sur Terre.

En utilisant un modèle d’atmosphère développé pour la Terre et adapté à la météorologie de Titan, des chercheurs du LMD ont réussi, pour la première fois, à reproduire les températures et les vents observés par la sonde Huygens lors de sa descente sur le satellite de Saturne, en 2005. Ils ont montré que la structure particulière de l’atmosphère de Titan peut expliquer la circulation atmosphérique et les régimes de vents dans la basse atmosphère ainsi que la taille et l’espacement des dunes observées au sol dans la bande équatoriale, et la formation de certains nuages de méthane.

L'évolution de la salinité de surface des océans Atlantique et Pacifique tropicaux sur les dernières décennies indique une accentuation des contrastes spatiaux entre et à l'intérieur des bassins océaniques, les eaux peu salées devenant encore plus douces et les eaux très salées encore plus salées. Des chercheurs issus du laboratoire SUC, du LEGOS, du LOCEAN et du CNRM, viennent de montrer que cette accentuation pourrait bien être due à l'augmentation de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre.

La communauté climatique française vient de terminer un important exercice de simulations du climat passé et futur à l’échelle globale. Ces nouvelles données confirment les conclusions du dernier rapport du GIEC (2007) pour ce qui est des changements de températures et de précipitations à venir. En particulier, elles annoncent à l’horizon 2100, pour le scénario le plus sévère, une hausse de 3,5 à 5 °C des températures, et pour le plus optimiste, une augmentation de 2 °C. Mis à disposition de la communauté internationale, ce travail sera utilisé par le GIEC pour établir son prochain rapport, à paraître en 2013. Il donne des indications et des tendances sur le climat futur à l’horizon 2100 mais également, fait nouveau, sur les trente prochaines années.

Depuis sa création, le GIEC publie tous les cinq à six ans un rapport faisant état des connaissances sur le réchauffement climatique. Il s'appuie sur les travaux de nombreuses équipes et projets internationaux. Dans ce cadre, la communauté climatique française vient de terminer un important exercice de simulations du climat passé et futur qui contribuera au rapport du GIEC publié en septembre 2013. Ces simulations, qui apporteront un nouveau regard sur le lien entre les activités humaines et le climat, au cours des dernières décennies mais surtout pour les décennies et siècles futurs, seront présentées à la presse jeudi 9 février.

Avec ses collègues de l'Agence spatiale européenne et de l'Agence spatiale italienne, Alice Le Gall, chercheure au LATMOS, vient de montrer à partir des données du radar de Cassini de la NASA, que les dimensions des dunes de Titan, une des lunes de Saturne, varient selon la latitude et l'altitude. Les dunes ne se formant que sous certaines conditions et leur aspect reflétant l'environnement dans lequel elles évoluent, cette information apporte de nouveaux éléments de réflexion et de réponse sur l'histoire climatique et géologique de Titan.

Satellite MetOp

Une équipe du LATMOS, en collaboration avec des chercheurs belges de l’Institut d’aéronomie spatiale de Belgique (IASB) et de l’Université libre de Bruxelles (ULB), a mis en évidence l’existence d’une source importante d’acide formique au-dessus des forêts boréales et tropicales. L’acide formique est identifié comme le principal responsable de l'acidité des pluies dans ces régions. Ces résultats ont été obtenus grâce aux mesures infrarouges de l’instrument français IASI embarqué à bord du satellite météorologique MetOp.

Quel est l'impact des changements climatiques et environnementaux sur les maladies allergiques liées au pollen en Europe ? Pour la première fois, cette question sera abordée sous l'angle interdisciplinaire en Europe. Elle fera l'objet d'un projet scientifique, dans lequel sont impliqués des chercheurs et ingénieurs du LSCE, du LMD et de l'INERIS. Financé pendant trois ans par l'Union européenne, ce projet s'attachera à quantifier les effets de ces changements sur ces allergies afin de proposer des recommandations et des actions préventives au niveau européen.

Lancées en 1977, les sondes Voyager 1et 2 de la NASA sortent du Système solaire et pénètrent dans le gaz ambiant de notre galaxie. À plus de quinze milliards de kilomètres de la Terre, elles continuent de transmettre des données inédites. Une équipe internationale obtient ainsi un résultat de premier plan : la détection de l’émission ultraviolette des atomes d’hydrogène de la Galaxie. Cette découverte est publiée en ligne le 1er décembre par la revue Science.