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Actualités scientifiques

Lancées en 1977, les sondes Voyager 1et 2 de la NASA sortent du Système solaire et pénètrent dans le gaz ambiant de notre galaxie. À plus de quinze milliards de kilomètres de la Terre, elles continuent de transmettre des données inédites. Une équipe internationale obtient ainsi un résultat de premier plan : la détection de l’émission ultraviolette des atomes d’hydrogène de la Galaxie. Cette découverte est publiée en ligne le 1er décembre par la revue Science.

Une équipe du laboratoire d’aérologie, en collaboration avec une équipe du Laboratoire de météorologie dynamique, a mis en évidence les principales conditions nécessaires au développement explosif d’une dépression méditerranéenne en tempête tropicale, telle celle qui s’est produite au début du mois de novembre occasionnant d’importants dégâts dans le sud-est de la France.

En collaboration avec une équipe du LATMOS et de l'Université McGill de Montréal, une équipe du Laboratoire d'Aérologie a mis en évidence l'effet des poussières désertiques sur la dépression thermique qui se forme en été sur le Sahara. Cette dépression joue un rôle central dans le régime du mousson au Sahel.

Une reconstitution de la productivité des plantes et de la quantité de carbone stockée dans les océans et dans la biosphère terrestre au dernier âge glaciaire vient d'être publiée dans Nature Geoscience. Cette étude internationale, coordonnée par un groupe de chercheurs du LSCE, augmente considérablement notre compréhension de la dynamique naturelle du cycle du carbone.

Le rover Curiosity de la mission MSL

La mission Mars Science Laboratory a décollé vers Mars le 26 novembre 2011 à 16h02 (heure française) depuis Cape Canaveral en Floride sur un lanceur Atlas V541. Elle doit déposer sur le sol martien le rover Curiosity qui, équipé de 10 instruments, explorera le cratère Gale pour déterminer si des conditions propices au développement de la vie ont un jour été réunies sur la planète rouge. Le CNES, en partenariat avec le CNRS et les Universités, a participé à la conception et à la réalisation technique de 2 des 10 instruments embarqués, ChemCam et SAM, et pilotera en temps réel une partie des opérations à la surface de Mars. Le LATMOS et le LISA ont réalisé le chromatographe en phase gazeuse du laboratoire SAM.

Phobos

La sonde russe Phobos-Grunt sera lancée le 8 novembre 2011 par une fusée Zenit depuis la base de Baïkonour, au Kazakhstan. Son objectif : élucider l’origine de Phobos, une des deux lunes de Mars. Le CNES, l’agence spatiale française, a financé 3 expériences françaises réalisées par des laboratoires associés au CNRS dont le LATMOS et le LISA.

Les émissions des principaux gaz à effet de serre, composés chimiques gazeux réactifs et particulaires viennent d’être inventoriées sur la période 1850-2300 par une collaboration internationale impliquant des chercheurs du LATMOS et du Laboratoire d'aérologie. Cette quantification a permis aux chercheurs de proposer quatre nouveaux scénarios qui serviront aux futures simulations climatiques du 5è rapport du GIEC, à paraître en 2013. Ces travaux sont publiés dans un numéro spécial de la revue Climatic Change. Ils ont notamment bénéficié du soutien du CNRS, du CNES et de l’ADEME.

Le 12 octobre 2011, le satellite Megha-Tropiques sera lancé depuis l’Inde. Il permettra d’étudier le cycle de l’eau atmosphérique et les échanges d’énergie dans les régions intertropicales. Menée en partenariat avec le CNES, le CNRS et de plusieurs laboratoires français dont 3 de l’IPSL, cette mission scientifique est l’aboutissement d’accords de coopération signés en 2004 entre la France et l’Inde.

L’analyse des données recueillies par le satellite Mars Express de l’ESA, est formelle : l’atmosphère de la planète Mars contient de la vapeur d’eau en état de sursaturation. Cette découverte surprenante va permettre aux scientifiques de mieux comprendre le cycle de l’eau sur Mars ainsi que l’évolution de l’atmosphère de la planète rouge. Menée par une équipe du LATMOS-IPSL, en collaboration avec des collègues russes et français, cette étude a bénéficié du soutien du CNES. Elle est publiée dans la revue Science le 30 septembre 2011.

Grâce à une méthode de datation récente, une équipe de chercheurs vient d’expliquer 10 000 ans de fonte glaciaire dans les Andes. Ils ont montré que, du fait d’une hausse des températures atmosphériques de 3°C, le glacier bolivien Telata s’est retiré de 3 km durant ce laps de temps appelé Holocène. D’après les résultats d’une modélisation des climats du passé, c’est le réchauffement de l’océan Pacifique tropical, lui-même dû à une augmentation de l’insolation sous les tropiques, qui serait responsable de ce recul. Cette étude indique également un fort recul des glaciers tropicaux depuis le début de l’ère industrielle et souligne combien ces masses de glace sont vulnérables.