Accueil > Actualités > Actualités scientifiques

Actualités scientifiques

Lutter contre le changement climatique en réduisant le rayonnement solaire atteignant notre planète à l'aide de l'ingénierie climatique ne semble pas être une panacée. C’est ce qui ressort d’une étude menée par des chercheurs issus de quatre pays européens. À partir d'un scénario climatique correspondant à une augmentation brutale de l’effet de serre, ils montrent en effet que de réduire la quantité de rayonnement solaire reçu par la Terre pour contrer cet effet de serre pourrait fortement réduire les précipitations à l'échelle du globe. Les variations régionales des précipitations pourraient aussi être substantielles car du même ordre de grandeur que celles attendues en l’absence d'ingénierie climatique.

Une récente étude réalisée par une équipe internationale de chercheurs français, canadiens, américains et allemands a permis de mettre en évidence la très grande variation spatiale du pouvoir d’isolation thermique du manteau neigeux des hautes latitudes nord et de quantifier son impact sur la température du pergélisol. Il en ressort que le manteau neigeux pourrait être l’un des maillons d’une nouvelle boucle de rétroaction positive sur le climat, la boucle végétation – neige – pergélisol – climat.

Dans le système solaire, le rayonnement de notre étoile est le principal moteur de l’évolution chimique. Le plus efficace pour initier une transformation chimique est le rayonnement ultraviolet, et plus particulièrement le rayonnement ultraviolet lointain (avec une longueur d’onde inférieure à 200 nm). Il se trouve que ce rayonnement est très difficile à reproduire intégralement et fidèlement en laboratoire. Ainsi, les mesures quantitatives classiques de laboratoire concernant la photochimie sont entachées de grandes incertitudes. Et quand on sait qu’en plus des photons solaires, les molécules organiques sont aussi bombardées par des particules énergétiques provenant du vent solaire et du rayonnement cosmique, il est alors impossible de recréer en laboratoire l’intégralité des conditions environnementales spatiales.

Les hautes latitudes sont des régions particulièrement sensibles au changement global : déperdition de l'ozone stratosphérique en Antarctique et sensibilité de la troposphère Arctique à la pollution des moyennes latitudes. Appréhender l'impact du changement global sur ces régions très vulnérables requiert une connaissance approfondie de leurs nombreuses spécificités. Dans le cadre du projet OPALE, des chercheurs ont mis en évidence l’étonnamment fort pouvoir oxydant de l’atmosphère située au-dessus de l’Antarctique de l'Est, du haut plateau jusqu'à la côte.

Prévoir un ou plusieurs mois à l’avance d’importantes vagues de chaleur estivales similaires à celles qui ont touché l’Europe durant les étés 2003 et 2010 demeure un défi pour les météorologues. Pour la première fois, une étude franco-suisse apporte des données déterminantes pour la prévision de tels événements climatiques, notamment en Europe. En effet, les chercheurs ont montré que ces fortes chaleurs se développent très rarement après des mois pluvieux, de janvier à mai, sur le sud de l’Europe. Par contre, un hiver et un printemps secs ne permettent pas de prévoir si l’été suivant sera ou non marqué par de fortes chaleurs. Et avec le phénomène de changement climatique global, la probable raréfaction des précipitations en Europe du Sud devrait fortement augmenter l’apparition de vagues de chaleur intenses, alors même que leur prévision en fonction des précipitations restera très difficile.

Unique phase de réchauffement global des 30 derniers millions d'années et période majeure dans l'histoire des hominoïdes, le Miocène moyen (17 à 13 millions d'années environ) marque leur première dispersion de l'Afrique vers l'Eurasie, et plus particulièrement vers l'Europe. Jusqu'à présent les conditions climatiques précises associées à cette période restaient inexpliquées. Grâce à la combinaison d'un modèle de climat couplé océan-atmosphère et d'un modèle de végétation, des chercheurs ont réussi à simuler les changements environnementaux intervenus au Miocène moyen en Europe, permettant ainsi d'identifier les conditions climatiques nécessaires au développement de forêts subtropicales en Europe, un habitat favorable aux hominoïdes en dehors du territoire africain.

Pendant vingt semaines, un dirigeable survolera l’Europe du nord au sud avec à son bord scientifiques et matériel d’analyse. Le but ? Mieux caractériser la pollution de l’air pour permettre ensuite d’émettre certaines préconisations. Lancé le 4 mai 2012 en Allemagne, ce zeppelin traversera la France courant juillet. Cette campagne unique en son genre s’inscrit dans le cadre du projet PEGASOS qui vise à mieux comprendre les mécanismes liant pollution de l’air et changement climatique.

En partenariat avec leurs collègues nigériens de l'Institut des radio-isotopes, des chercheurs du laboratoire Hydrosciences Montpellier et du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement ont mis au point et installé à Niamey au Niger une technique récente de mesure de la composition isotopique de la vapeur d'eau. Les données acquises durant une année ont déjà apporté aux chercheurs de nouveaux éléments de compréhension de la mousson.

Une étude menée par des laboratoires français, dont le LSCE, a permis d'évaluer la réponse des forêts au changement climatique et de souligner les incertitudes associées. L'objectif de l'analyse était de comparer les sorties de différents types de modèles écologiques et de les combiner afin d'avoir des scenarii plus fiables. L'étude a porté sur une sélection de cinq essences forestières dominantes en France. Les arbres des plaines de l'ouest, du sud-ouest et du centre de la France seront les plus fortement touchés d'ici 2050.

Le projet CHEDAR a pour objectif d’évaluer la capacité des modèles numériques à simuler les séquences météorologiques emblématiques (vagues de chaleur ou de froid, épisodes post-éruption volcanique…) des XVIIIe et XIXe siècles, avant la mise en place des grands réseaux de stations météorologiques. L’une des étapes du projet, la numérisation de relevés météorologiques du fonds d’archives de la Société royale de médecine, vient de s’achever. Les documents sont aujourd’hui consultables sur un site accessible au grand public.