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Actualités scientifiques

Une étude internationale a compilé l'ensemble des mesures réalisées sur toute la planète des quantités de carbone absorbées par les forêts, entre 1990 et 2007. Il s'agit d'une première référence globale chiffrée pour cette composante majeure du cycle du carbone. Cette étude, à laquelle des chercheurs LSCE ont participé, a été publiée en ligne le 14 juillet sur le site internet Science Express.

Dans le cadre du programme FENNEC, une campagne de mesure impliquant plusieurs avions de recherche vient de s’achever. Les opérations, conduites depuis l’Ile de Fuerteventura (Canaries) et regroupant plusieurs équipes françaises, anglaises, allemandes et canadiennes ont été étroitement associées aux prévisions des modélisateurs. Les bonnes conditions météorologiques et l’apport des prévisions ont fait de cette campagne une belle réussite, et la moisson de données de haute qualité devrait permettre d’analyser l’ensemble des processus visés.

Après trois ans et demi de recherche, le projet de l'Union Européenne sur les évènements extrêmes intitulé "Extreme events: causes and consequences" vient de livrer ses conclusions. Parmi les nombreux travaux réalisés, des méthodologies novatrices d'analyse des événements extrêmes ont été développées. Les impacts à long terme de tels évènements sur l'économie ont également été étudiés : ils s'avèrent étonnamment plus importants si l'événement extrême se produit durant une période d'expansion économique que durant une période de récession.

Les causes de la fonte des glaciers tropicaux sur les 10 000 dernières années sont enfin dévoilées par une équipe de chercheurs français du CNRS, du CEA, de l'IRD, de l'Université Joseph Fourrier et un chercheur américain de l'Université d'Albany. Ils ont montré que le recul du glacier bolivien Telata sur cette période est avant tout lié à une hausse de température atmosphérique de 3°C et au réchauffement du pacifique tropical en réponse à une augmentation de l'insolation.

Grâce aux données recueillies lors de la campagne Pic 2005, des chercheurs ont pu quantifier précisément l'impact des mouvements ascendants diurnes des masses d'air le long des pentes sur les mesures de concentrations d'ozone réalisées à l'Observatoire du pic du Midi. Ils ont ainsi pu montrer que les concentrations au sommet du pic (2875 mètres d'altitude) sont corrélées à celles des couches d'air situées entre 1000 et 2000 mètres d'altitude.

Le système planétaire de l’étoile naine Gliese 581, l’une des plus proches voisines du Soleil, est l’objet de nombreuses études depuis plusieurs années, notamment pour y détecter la première exoplanète potentiellement habitable. Après deux premières candidates, écartées depuis, le cas de la planète Gliese 581d, ressurgit aujourd’hui. Une équipe du Laboratoire de Météorologie Dynamique de l’IPSL vient en effet de mettre en évidence qu’elle pourrait être propice à la vie telle que nous la connaissons sur Terre.

Quatre observatoires atmosphériques en Europe commencent une campagne de mesure afin de démontrer la faisabilité d'un réseau européen de suivi des puits et sources de gaz à effet de serre. Le futur réseau atmosphérique ICOS (Integrated carbon observing system) est appelé à devenir une infrastructure de recherche en environnement dédiée à l'observation à haute résolution des échanges de carbone (dioxyde de carbone, méthane et autres gaz à effet de serre) entre la surface terrestre, la surface des océans et l'atmosphère.

Le rover Curisity de la mission martienne MSL

La mission Mars Science Laboratory (MSL) de la NASA devrait être lancée en hiver 2011 vers la planète Mars qu'elle atteindra en mars 2012. A son bord, le rover Curiosity, véritable laboratoire robotisé, analysera le sol et le sous-sol martien. Une équipe française rassemblant des membres du LISA et du LATMOS de l'IPSL effectue les derniers tests sur l'expérience SAM-CG qui étudiera la matière organique à la surface/sous-surface de la Mars.

Trou d'ozone 2011 en Arctique

Des conditions météorologiques exceptionnelles conduisent à une diminution d’ozone sans précédent en arctique ces dernières semaines. Les observations (sol et satellite) et les modèles français indiquent une diminution qui atteint environ 40% à la fin du mois de mars. Ce phénomène s’explique par un hiver stratosphérique très froid et persistant qui a conduit à une prolongation inhabituelle de la destruction de l'ozone jusqu’au printemps.

L'océan piège le carbone grâce à deux mécanismes majeurs : une voie biologique et une seconde liée aux courants océaniques. Des chercheurs du LOCEAN et du LEMAR viennent de quantifier le rôle de ces deux pompes dans une région de l'Atlantique Nord. Contrairement à leurs attentes, la pompe physique y serait en moyenne près de 100 fois plus importante que la voie biologique.