Accueil > Actualités > Actualités scientifiques

Actualités scientifiques

Le rover Curiosity de la mission MSL

La mission Mars Science Laboratory a décollé vers Mars le 26 novembre 2011 à 16h02 (heure française) depuis Cape Canaveral en Floride sur un lanceur Atlas V541. Elle doit déposer sur le sol martien le rover Curiosity qui, équipé de 10 instruments, explorera le cratère Gale pour déterminer si des conditions propices au développement de la vie ont un jour été réunies sur la planète rouge. Le CNES, en partenariat avec le CNRS et les Universités, a participé à la conception et à la réalisation technique de 2 des 10 instruments embarqués, ChemCam et SAM, et pilotera en temps réel une partie des opérations à la surface de Mars. Le LATMOS et le LISA ont réalisé le chromatographe en phase gazeuse du laboratoire SAM.

Phobos

La sonde russe Phobos-Grunt sera lancée le 8 novembre 2011 par une fusée Zenit depuis la base de Baïkonour, au Kazakhstan. Son objectif : élucider l’origine de Phobos, une des deux lunes de Mars. Le CNES, l’agence spatiale française, a financé 3 expériences françaises réalisées par des laboratoires associés au CNRS dont le LATMOS et le LISA.

Les émissions des principaux gaz à effet de serre, composés chimiques gazeux réactifs et particulaires viennent d’être inventoriées sur la période 1850-2300 par une collaboration internationale impliquant des chercheurs du LATMOS et du Laboratoire d'aérologie. Cette quantification a permis aux chercheurs de proposer quatre nouveaux scénarios qui serviront aux futures simulations climatiques du 5è rapport du GIEC, à paraître en 2013. Ces travaux sont publiés dans un numéro spécial de la revue Climatic Change. Ils ont notamment bénéficié du soutien du CNRS, du CNES et de l’ADEME.

Le 12 octobre 2011, le satellite Megha-Tropiques sera lancé depuis l’Inde. Il permettra d’étudier le cycle de l’eau atmosphérique et les échanges d’énergie dans les régions intertropicales. Menée en partenariat avec le CNES, le CNRS et de plusieurs laboratoires français dont 3 de l’IPSL, cette mission scientifique est l’aboutissement d’accords de coopération signés en 2004 entre la France et l’Inde.

L’analyse des données recueillies par le satellite Mars Express de l’ESA, est formelle : l’atmosphère de la planète Mars contient de la vapeur d’eau en état de sursaturation. Cette découverte surprenante va permettre aux scientifiques de mieux comprendre le cycle de l’eau sur Mars ainsi que l’évolution de l’atmosphère de la planète rouge. Menée par une équipe du LATMOS-IPSL, en collaboration avec des collègues russes et français, cette étude a bénéficié du soutien du CNES. Elle est publiée dans la revue Science le 30 septembre 2011.

Grâce à une méthode de datation récente, une équipe de chercheurs vient d’expliquer 10 000 ans de fonte glaciaire dans les Andes. Ils ont montré que, du fait d’une hausse des températures atmosphériques de 3°C, le glacier bolivien Telata s’est retiré de 3 km durant ce laps de temps appelé Holocène. D’après les résultats d’une modélisation des climats du passé, c’est le réchauffement de l’océan Pacifique tropical, lui-même dû à une augmentation de l’insolation sous les tropiques, qui serait responsable de ce recul. Cette étude indique également un fort recul des glaciers tropicaux depuis le début de l’ère industrielle et souligne combien ces masses de glace sont vulnérables.

Du 8 au 23 septembre, le LISA est impliqué dans une campagne de tests de l'effet dépolluant de ciments dits "photocatalytiques" dans le tunnel Léopold II à Bruxelles. Le LISA est plus particulièrement responsable la stratégie de terrain de cette campagne.

Une équipe internationale d'astronomes annonce aujourd'hui la découverte de 50 nouvelles exoplanètes en orbite autour de proches étoiles. Cette riche moisson, livrée grâce à l'instrument HARPS, le très performant « chasseur » d'exoplanètes de l'ESO installé au Chili, inclut 16 super-Terres, c'est-à-dire des planètes de masse comprise entre une et dix fois celle de notre planète. L'une de ces super-Terres se situe à l'intérieur de la zone habitable de son étoile : elle pourrait donc être propice à l'apparition de la vie et à son évolution. De plus, les chercheurs ont établi que plus de 40 % des étoiles similaires au Soleil possèdent au moins une planète plus légère que Saturne.

Le phytoplancton calcaire, maillon important du cycle du carbone océanique, apparait très sensible à l'acidification océanique. Une étude internationale, à laquelle le LOCEAN a participé, montre que la sécrétion du squelette calcaire d'une espèce de microalgues, les coccolithophores, diminue quand les eaux marines deviennent plus acides, mais certaines souches hyper-calcifiées se sont adaptées aux milieux les plus corrosifs.

Malgré l’absence d’éruption volcanique majeure durant ces dix dernières années, l’augmentation de la quantité d’aérosols dans la stratosphère a contribué de manière significative à masquer en partie l’effet du réchauffement climatique dû aux émissions humaines de gaz à effet de serre. C’est ce qu’a révélé une étude franco-américaine publiée en ligne dans Science Express du 21 juillet 2011. Ces résultats montrent clairement que la prise en compte de la quantité moyenne d’aérosols stratosphériques s’avère importante pour la simulation du climat à l’échelle décennale.