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Actualités scientifiques

La dernière version de la base internationale de données SOCAT (Surface Ocean CO2 Atlas) a été rendue publique le 16 Juin 2020. Cette base, qui rassemble plus de 30 millions d’observations du dioxyde de carbone dans les eaux de surface de l’océan mondial, est le fruit d’une collaboration internationale initiée en 2007 et à laquelle participe le Laboratoire d'océanographie et du climat : expérimentation et approches numériques (LOCEAN-IPSL).

Grâce à une méthode innovante utilisant des mesures satellitaires du sondeur IASI, une équipe de chercheurs franco-allemands du LISA, LATMOS, KIT et LSCE a pu observer la distribution tridimensionnelle (3D) des poussières lors de la naissance des tempêtes au cœur du Sahara, et son évolution deux fois par jour, pour la première fois depuis l’espace. 

Une étude internationale associant des mesures dans la glace du mont Blanc et une simulation numérique des dépôts atmosphériques sur les Alpes (modèle FLEXPART) a permis d’évaluer la qualité de l’estimation des émissions anthropiques de Pb et Cd et de leur évolution en Europe.

La teneur atmosphérique en dioxyde de carbone à Paris a fortement décru, très vite après le début du confinement des habitants, jusqu’à atteindre une valeur très proche de celle de Saclay (Essonne). Cette homogénéisation des teneurs en CO2, totalement exceptionnelle à cette saison, témoigne d’une baisse des émissions de CO2 en région parisienne.

Une équipe internationale co-coordonnée par le LSCE-IPSL vient de produire une première estimation des émissions de CO2 évitées en raison de la crise sanitaire entre le 1er janvier et le 1er mai 2020. Ces estimations sont basées sur des données en temps réel de production d'électricité, des données sur la production industrielle et celle de ciment, divers indicateurs de transports routiers comme des données de mobilité, les comptages des vols nationaux et internationaux et le trafic maritime international.

Une collaboration internationale incluant le LSCE-IPSL (CEA-CNRS-UVSQ) propose un scénario agronomique vertueux pour le climat et la biodiversité : des surfaces cultivées réduites de moitié, avec des volumes d'intrants inchangés, pourraient être aussi productives qu'aujourd'hui, moyennant une révision des pratiques à l'échelle mondiale.

Les événements climatiques abrupts, dénommés événements de Dansgaard-Oeschger dans les carottes de glace groenlandaise, et observés durant les 130 000 dernières années, en hémisphère nord, constituent-ils une particularité du dernier cycle climatique ? De nouvelles études pluridisciplinaires impliquant des chercheurs du LMD-IPSL ont révélé la présence de paléosols et d’horizons sédimentaires avec une légère pédogenèse. 

La productivité de la biosphère est l’un des paramètres importants qui contrôlent la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone. Des chercheurs d’une collaboration franco-danoise viennent de montrer, grâce à l’analyse géochimique de l’oxygène de l’air piégé dans une carotte de glace antarctique, qu’au début d’une période chaude et exceptionnellement longue, commencée il y a environ 420 000 ans, la productivité globale de la biosphère était de 10 à 30 % plus élevée que pendant l’ère préindustrielle. Cette forte productivité globale serait due à une augmentation de la productivité terrestre et aurait contribué à réguler la concentration en CO2 atmosphérique.

Quoi que l’on fasse dorénavant, la banquise arctique sera très probablement amenée à disparaître en été, au moins certaines années, et ce dès avant 2050. L'efficacité des mesures de protection du climat déterminera la fréquence et la durée de ces épisodes de fonte totale. Ce sont les résultats d'une nouvelle étude menée par une collaboration internationale comprenant 21 institutions de recherche du monde entier, dont le Laboratoire d’océanographie et du climat : expérimentations et approches numériques (LOCEAN-IPSL).

Suite aux deux expéditions océanographiques menées en 2015 en Arctique dans le cadre du programme international GEOTRACES, des chercheurs de la Woods hole oceanographic institution (WHOI) et leurs collègues internationaux ont mis en évidence que des quantités importantes de carbone et d’éléments traces en provenance des rivières et sédiments du plateau continental étaient apportées près du Pôle Nord par la dérive transpolaire, un important courant de surface. Associé au réchauffement climatique, cet apport de nutriments et contaminants pourrait modifier la productivité phytoplanctonique dans l’Arctique.