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Actualités scientifiques

Les flux de dioxyde de carbone (CO2) échangés à l’interface entre l’océan et l’atmosphère sont sujets à d’importantes fluctuations régionales et interannuelles. Si ces fluctuations sont principalement forcées par des changements atmosphériques de grande échelle, elles sont également affectées par la dynamique interne de l’océan. Des chercheurs français du LSCE-IPSL, du CNRM, de l’IPSL et de l'IGE ont quantifié ces deux sources de variabilité (forcées par l’atmosphère ou émises spontanément par l’océan) et leurs contributions respectives aux fluctuations des flux air-mer de CO2 sur de grandes régions océaniques.

Le protoxyde d'azote ou oxyde nitreux (N2O) est un puissant gaz à effet de serre (environ 300 fois plus efficace que le dioxyde de carbone), qui contribue à la fois à l’appauvrissement de l'ozone stratosphérique et au réchauffement climatique. Sa concentration dans l'atmosphère a augmenté de 2 % par décennie au cours des 150 dernières années. Un groupe international de chercheurs (dont le LSCE-IPSL et le LMD-IPSL) du « Global Carbon Project » et de l'« International Nitrogen Initiative » vient de réaliser un premier inventaire complet des sources et puits de N2O, tant naturels qu’anthropiques.

Une équipe internationale impliquant le LSCE-IPSL (CEA-CNRS-UVSQ) publie une évaluation des émissions de CO2 par l'industrie, les transports et d'autres secteurs de janvier à juin 2020. Les mesures de confinement liées à la pandémie ont entraîné une baisse de 9 % des émissions sur cette période par rapport à 2019.

En 2015, la sonde New Horizons a découvert sur Pluton de spectaculaires montagnes aux sommets couverts de glace, ressemblant de façon frappante aux massifs terrestres. Un tel paysage n’avait jamais été observé ailleurs dans le Système solaire. Mais, alors que sur notre planète les températures atmosphériques diminuent avec l’altitude, sur Pluton, elles se réchauffent avec l’altitude, à cause du rayonnement solaire. D’où provient donc cette glace ? Une équipe internationale, menée par des scientifiques du CNRS (dont le LMD-IPSL), a mené l’enquête.

L'AIRCORE est un système unique d'échantillonnage d'air pour la mesure des profils verticaux des concentrations de gaz à effet de serre de la surface à la stratosphère jusqu'à 30 km d'altitude. Un programme régulier de sondages verticaux de gaz à effet de serre selon la méthode AIRCORE a été mis en place en France dans le cadre d'une collaboration entre le LSCE, le LMD, la GSMA et le CNES.

La couche d'ozone agit comme un bouclier qui protège la vie sur Terre contre les rayons ultraviolets nocifs. Les concentrations en ozone sont surveillées en continu depuis qu’un traité international réglemente la production des halocarbures, composés chimiques qui sont à l’origine de la destruction de l’ozone en Antarctique. Grâce à IASI, les chercheurs et ingénieurs du LATMOS-IPSL surveillent l’ozone au quotidien. Qu'en était-il du trou d'ozone en septembre ?

Durant plusieurs années, des scientifiques de plusieurs laboratoires (dont le LSCE-IPSL) ont étudié les sédiments fluviatiles de tout le pourtour de la mer de Chine du Sud et leur transport marin actuel et passé. Ils ont ainsi observé une diversité significative de la minéralogie magnétique des sédiments fluviatiles du nord au sud du bassin, diversité qui se retrouve en mer, mais de manière moins contrastée en raison du mélange contrôlé par la circulation profonde.

​En s'appuyant sur une étude approfondie de sédiments fluviaux et marins, des chercheurs du LSCE-IPSL et leurs partenaires sont parvenus à reconstituer l'histoire des courants marins en Mer de Chine du sud – notamment la circulation océanique profonde – sur une période de 900 000 ans.

Le volcan Etna (Sicile, Italie) est le plus haut volcan actif d'Europe (3 350 m). Hormis de rares éruptions explosives, ce volcan est une source prodigieuse de gaz et d'aérosols atmosphériques lors de son activité persistante et continue de « dégazage passif ». Ces émissions passives peuvent avoir un impact sur la composition de l'atmosphère, la qualité de l'air et le climat local et régional dans le bassin méditerranéen. Cet impact est encore très peu connu. Pour combler cette lacune, une série d’expéditions scientifiques financées par la Commission européenne et coordonnées par les laboratoires LISA-IPSL et LMD-IPSL ont été menées de 2016 à 2019 dans le contexte des projets EPL-RADIO et EPL-REFLECT.

Une équipe internationale (dont le LOCEAN-IPSL) a analysé les prévisions climatiques rétrospectives décennales effectuées tous les ans sur les 60 dernières années et produites par une dizaine de grands centres de recherche internationaux. Ces simulations intègrent les conditions initiales de l’océan, ce qui leur confèrent une prévisibilité accrue du climat par rapport aux simulations dites historiques qui ne prennent en compte que les forçages externes.