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Actualités scientifiques

Le satellite MetOp-B d’EUMETSAT va être lancé ce 17 septembre 2012, depuis le cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan). Il emporte à son bord le deuxième exemplaire de l’instrument IASI, développé par le CNES dans le cadre d'une coopération avec EUMETSAT. Lancé fin 2006 sur le satellite MetOp-A, le premier sondeur atmosphérique IASI surveille quotidiennement l’atmosphère. Ses observations permettent aux chercheurs de Météo-France d’alimenter les modèles numériques de prévision météorologique, et aux chercheurs du CNRS de surveiller la composition de l’atmosphère et son évolution en temps réel. 

Bassin méditerranéen

Coordonné par le CNRS et Météo-France, le programme international de recherche HyMeX vise à améliorer la compréhension du cycle de l’eau en Méditerranée afin notamment d’améliorer la prévision des risques hydrométéorologiques (pluies intenses et crues rapides, vents violents, sécheresses)

Cyclones dans le Pacifique

Dans les 100 prochaines années, le réchauffement global pourrait accroître les risques d’événements climatiques extrêmes (inondations, sécheresses, cyclones…) dans le Pacifique Sud, en doublant la fréquence des déplacements de la plus grande bande de précipitations de l’hémisphère sud. Tels sont les résultats d’une étude internationale publiée récemment dans la revue Nature.

Conférence de presse Jeudi 30 août 2012, à 11H00 au CNRS - 3, rue Michel-Ange, Paris 16ème - Métro Michel-Ange Auteuil

Le rover Curiosity

Le véhicule martien MSL-Curiosity a été déposé avec succès sur la surface de Mars à l’heure prévue, le 6 août à 7h30 heure française. Ce gros rover de 900 kg, le plus gros jamais envoyé vers Mars, va explorer la planète rouge pendant au moins deux ans (durée nominale) et analyser l’environnement martien, le sol et l’atmosphère avec les dix instruments qu’il transporte. Parmi ces instruments, deux ont été développés par une collaboration entre la NASA et la France, avec le soutien du CNES. Il s’agit de ChemCam et SAM.

Une conférence sur les missions satellite CALIPSO, CloudSat et EarthCARE s’est tenu à l'Institut Océanographique de Paris du 18 à 22 Juin 2012. Organisée par l’IPSL, le CNRS/INSU, le CNES et l’ESA, en coopération avec la NASA, elle a réuni plus de 200 chercheurs du monde entier, à la pointe de la recherche sur l’utilisation des techniques de télédétection spatiale pour la compréhension de l’atmosphère et du climat. Ce rendez-vous a permis de faire le bilan des nombreuses avancées scientifiques obtenues avec les données des satellites CloudSat et CALIPSO - des missions révolutionnaires puisqu'elles permettent, pour la première fois, d’observer la distribution verticale des nuages​​ et des aérosols.

Du 2 au 6 juillet 2012, Toulouse accueillera la 4e Conférence internationale du programme Analyses multidisciplinaires de la mousson africaine (AMMA). Plus de 300 chercheurs, dont 100 en provenance d’Afrique, seront réunis pour dresser le bilan de 10 ans de recherches sur les relations entre l’homme, son milieu et les ressources disponibles dans un contexte de changement climatique en Afrique. Cette conférence permettra également d’aborder les perspectives du programme (amélioration des prévisions et des stratégies d’adaptation des populations au changement climatique), à l’heure où le second plan scientifique du programme vient d’être publié.

Lutter contre le changement climatique en réduisant le rayonnement solaire atteignant notre planète à l'aide de l'ingénierie climatique ne semble pas être une panacée. C’est ce qui ressort d’une étude menée par des chercheurs issus de quatre pays européens. À partir d'un scénario climatique correspondant à une augmentation brutale de l’effet de serre, ils montrent en effet que de réduire la quantité de rayonnement solaire reçu par la Terre pour contrer cet effet de serre pourrait fortement réduire les précipitations à l'échelle du globe. Les variations régionales des précipitations pourraient aussi être substantielles car du même ordre de grandeur que celles attendues en l’absence d'ingénierie climatique.

Une récente étude réalisée par une équipe internationale de chercheurs français, canadiens, américains et allemands a permis de mettre en évidence la très grande variation spatiale du pouvoir d’isolation thermique du manteau neigeux des hautes latitudes nord et de quantifier son impact sur la température du pergélisol. Il en ressort que le manteau neigeux pourrait être l’un des maillons d’une nouvelle boucle de rétroaction positive sur le climat, la boucle végétation – neige – pergélisol – climat.

Dans le système solaire, le rayonnement de notre étoile est le principal moteur de l’évolution chimique. Le plus efficace pour initier une transformation chimique est le rayonnement ultraviolet, et plus particulièrement le rayonnement ultraviolet lointain (avec une longueur d’onde inférieure à 200 nm). Il se trouve que ce rayonnement est très difficile à reproduire intégralement et fidèlement en laboratoire. Ainsi, les mesures quantitatives classiques de laboratoire concernant la photochimie sont entachées de grandes incertitudes. Et quand on sait qu’en plus des photons solaires, les molécules organiques sont aussi bombardées par des particules énergétiques provenant du vent solaire et du rayonnement cosmique, il est alors impossible de recréer en laboratoire l’intégralité des conditions environnementales spatiales.