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Actualités scientifiques

L’évolution des émissions de CO2 diffère selon les régions, en fonction du développement industriel mais aussi de la capacité des puits de carbone à absorber le CO2. Une affectation des émissions de CO2 à l’échelle régionale, corrigée de leur absorption par les puits terrestres et océaniques, vient de faire l’objet d’une première modélisation historique par une équipe internationale conduite par le LSCE.

Qui n’a pas observé ces banderoles de grains de sable osciller à la surface d’une plage par jour de grand vent ? Ce phénomène de saltation vient d’être reproduit numériquement pour la première fois par des chercheurs du LISA et de l'INRA. Leurs travaux confirment de précédentes hypothèses sur l’origine de ces mouvements en lien avec la turbulence du vent près de la surface. Les chercheurs peuvent ainsi mieux reproduire l’érosion éolienne des surfaces, à l’origine de nombreuses problématiques environnementales.

Depuis juin, des feux de biomasse allumés à Sumatra provoquent une pollution intense à Singapour et en Malaisie. Grâce aux mesures des satellites IASI et MODIS, des chercheurs de l’IPSL étudient en permanence les déplacements des panaches de pollution et peuvent estimer la superficie des terres brûlées. 

Du 10 juin au 10 août 2013, le CEA et le CNRS coordonnent une grande campagne de mesures en vue d’établir l’état des lieux le plus complet de la pollution atmosphérique en Méditerranée. Ce projet international, nommé ChArMEx (Chemistry-Aerosol Mediterranean Experiment), partie intégrante du méta-programme international interdisciplinaire MISTRALS (Mediterranean Integrated STudies at Regional and Local Scales), vise à améliorer notre compréhension des interactions entre pollution atmosphérique et climat. Ces interactions pourraient être à l’origine d’une aggravation des conditions météorologiques estivales chaudes et sèches dans le bassin méditerranéen, ainsi que d’une augmentation de la détérioration de la qualité de l’air.

Une équipe de recherche internationale a comptabilisé précisément les bilans d’émission et de capture des gaz à effet de serre au niveau des rivières, estuaires et zones côtières1 - ou « continuum aquatique terre-mer ». Cette étude a permis de déterminer que l’activité humaine a significativement changé l’exportation de carbone des écosystèmes terrestres vers les rivières et les estuaires. Les résultats montrent qu’une fraction du carbone émis depuis la période pré-industrielle reste séquestrée dans les sédiments du « continuum aquatique terre-mer » au lieu d’être stockée dans les écosystèmes terrestres tandis qu’une autre est relâchée sous forme de CO2 vers l’océan et ensuite vers l’atmosphère.

Après plusieurs années de développement, les équipes de modélisation du climat de l’IPSL et du CNRM-CERFACS présentent à la communauté scientifique internationale, dans un numéro spécial de la revue Climate Dynamics, les simulations climatiques qu’elles ont réalisées dans le cadre du projet CMIP5 (Coupled Model Intercomparison Project).

Deux chercheurs viennent d’expliquer l’anomalie de luminosité infrarouge de Saturne. Leur théorie offre une alternative au modèle auparavant plébiscité qui expliquait, bien qu’en partie seulement, cet excès de luminosité infrarouge par des pluies d’hélium dans l’atmosphère de la planète aux anneaux. Cette étude pourrait servir à expliquer d’autres anomalies observées chez les planètes géantes du système solaire ou extrasolaires.

D’où proviennent les hydrocarbures volatils, autres que le méthane, présents dans l’atmosphère des villes ? Essentiellement des véhicules à essence, selon les travaux d’une équipe franco-américaine. Cette étude met également en évidence que la part en composés gazeux aromatiques, autres que le benzène, dans les émissions d'hydrocarbures est deux à trois fois plus riche dans les panaches de pollution parisiens que dans ceux de Los Angeles, même si la quantité totale d'hydrocarbures émis à Los Angeles reste beaucoup plus élevée qu'à Paris.

Curiosity

Les analyses du robot Curiosity,  qui explore le cratère Gale sur la planète Mars, confirment que la zone présente des conditions environnementales qui auraient pu être compatibles avec une activité biologique.

Le développement de l'observation de l'océan par altimétrie satellitaire se poursuit avec la mission spatiale franco-indienne SARAL/AltiKa qui fait suite au satellite européen ENVISAT. Les objectifs scientifiques visés par les équipes des laboratoires français impliquées dans ce projet avec le CNES relèvent du suivi de la variabilité océanique de méso-échelle mais aussi de l'océanographie climatique à grande échelle, de l'océanographie côtière, du niveau de la mer, du suivi des calottes polaires et de l'hydrologie (débit des cours d'eau). Ce satellite contribue également au dispositif d'observation nécessaire au maintien des capacités de l'océanographie opérationnelle et au développement des outils ad hoc de modélisation et d'assimilation de données.