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Actualités scientifiques

Des chercheurs Français et Japonais ont publié les résultats de leurs quatre premières campagnes de mesures menées dans la Préfecture de Fukushima, dans le cadre du programme TOFU. Lancé six mois après l’accident de mars 2011, ce programme vise à étudier le transfert des particules contaminées par la radioactivité dans les cours d’eau situés dans le périmètre affecté par le panache principal de pollution radioactive dans les jours qui ont suivi l’accident. Ces résultats permettent de mieux comprendre les mécanismes de transfert en jeu et notamment le rôle des typhons, des barrages et de la végétation.

Inondations en Afrique de l’Est et en Inde, sécheresse et incendies en Australie… ces catastrophes périodiques sont dues à un second perturbateur du climat moins connu que son cousin El Niño, appelé « dipôle de l’océan Indien ». Une nouvelle étude révèle que ce phénomène découvert récemment affecte le climat dans cette partie du globe. Les chercheurs montrent également qu’il est de plus en plus fréquent depuis 30 ans. Le nombre d’événements météorologiques extrêmes qu’il provoque devrait continuer d’augmenter dans les années à venir du fait du changement climatique.

Le Global Carbon Project, avec le concours d’une trentaine de laboratoires du monde entier et avec le soutien du programme de mécénat Climate Initiative de la Fondation BNP Paribas, vient de lancer le Global Carbon Atlas , un site qui permet de visualiser, d’interpréter et d’obtenir les données les plus récentes sur le cycle global du carbone. Toutes ces données, en accès libre, sont publiées pour les années 1750 à 2012 dans la revue Earth System Science Data Discussions.

Pour la première fois dans l’espace, la molécule d’acétate de méthyle a été détectée. Cette observation a eu lieu dans le nuage interstellaire de la Nébuleuse d’Orion grâce à un télescope de 30 m dans les domaines spectraux micro-onde et millimétrique. Orion est un nuage interstellaire assez « proche » de nous considéré comme un bon « modèle » pour comprendre la formation d’étoiles à haute masse. Cette découverte implique deux chercheurs du LISA et des chercheurs américains.

Deux bourses ERC Advanced Grants ont été attribuées à Claire Waelbroeck et Pascal Yiou, tous deux chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, pour leurs projets de recherche ACCLIMATE et A2C2. Ces bourses permettent à des chercheurs exceptionnels à la réputation établie, quels que soient leur nationalité et leurs âges, de mener des projets novateurs à haut risque qui ouvrent de nouvelles voies dans leur discipline de spécialisation ou dans d’autres domaines.

Comment la Terre primitive a-t-elle pu éviter une glaciation globale, incompatible avec le développement de la vie, alors qu’elle recevait 20 à 30 % moins d’énergie qu’aujourd’hui de la part du Soleil ? Afin d’étudier ce « paradoxe du soleil jeune », une énigme majeure des sciences du climat, une équipe du LMD vient de réaliser des simulations à l’aide d’un nouveau modèle climatique spécialement adapté aux conditions terrestres extrêmes de cette époque. Elle a montré que la Terre primitive a pu échapper à une glaciation globale et rester propice à l'apparition et au développement de la vie.

Après avoir caractérisé les deux couches d’ozone martien connues jusqu’alors, l’instrument SPICAM a récemment permis d’identifier un troisième type de couche d’ozone au pôle Sud de Mars. Ces résultats, appuyés par des simulations d’un modèle de climat, ont révélé une nouvelle facette de la chimie atmosphérique martienne en interaction avec des phénomènes de circulation atmosphérique globale. Franck Montmessin et Franck Lefèvre, chercheurs au LATMOS/IPSL, ont analysé les données SPICAM qu’ils ont ensuite comparées aux simulations d’un modèle climatique développé à l’IPSL.

Pour la première fois, grâce à une nouvelle méthode reposant sur la synergie des mesures des sondeurs IASI dans l’infrarouge et GOME-2 dans l’ultraviolet, des panaches d’ozone situés dans la très basse troposphère (au-dessous de 3 km d’altitude) ont pu être observés et leur contenu en ozone estimé à l’aide uniquement de données spatiales. Cette méthode inédite a été développée par des chercheurs du LISA, en collaboration avec des équipes internationales. Cette avancée majeure va permettre d’améliorer la caractérisation et la prévision de la qualité de l’air aux échelles régionales et globales.

Vendredi 27 septembre, à Stockholm, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rendra public le premier volet de son 5ème rapport consacré aux "éléments physiques du climat". Ce premier volume évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat. Sa rédaction a impliqué 259 auteurs de 39 pays parmi lesquels 12 scientifiques de l'IPSL.

A l'occasion de la sortie du 5ème rapport du GIEC, dont le premier volume sera rendu public le 27 septembre 2013, nous publions un dossier contenant des ressources sur le climat.