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Actualités scientifiques

Lors de son passage au-dessus de l'île de la Réunion le 2 janvier 2014, l'instrument SAPHIR du satellite Megha-Tropiques a capturé des images de températures de brillance montrant l'évolution du système cyclonique Bejisa, depuis sa formation, jusqu'à son renforcement en cyclone puis sa dissipation.

Rosetta

Un chapitre de l’odyssée de la sonde spatiale Rosetta dans l’espace lointain trouve un épilogue heureux après une attente éprouvante : plongée dans le sommeil depuis 31 mois, la sonde vient ce soir de reprendre contact avec l’ESA. Rosetta sera la première mission spatiale à réaliser un rendez-vous avec une comète, à tenter de poser un atterrisseur à sa surface puis à la suivre lorsqu’elle s’approchera du Soleil. Sa cible est la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko.

Une étude internationale, à laquelle ont participé des chercheurs du LOCEAN, évalue pour la première fois l’impact des activités humaines sur l’occurrence des événements climatiques extrêmes dans l’océan Pacifique. Elle montre ainsi que l’un des effets du réchauffement global pourrait être un doublement de la fréquence des événements El Niño extrêmes au cours du XXIe siècle.

Des panaches de plusieurs polluants d'origine anthropique (particules fines et monoxyde de carbone notamment) situés au niveau du sol ont été détectés au-dessus de la Chine pour la première fois depuis l'espace. Ces travaux ont été effectués à partir des mesures du sondeur infrarouge IASI lancé à bord du satellite MetOp. Les résultats constituent une avancée majeure pour améliorer le suivi de la pollution régionale et anticiper les épisodes de pollution localisés, notamment en Chine.

Rosetta, la sonde de l’agence spatiale européenne (ESA) qui poursuit la comète 67P/Churyumov–Gerasimenko, doit se réveiller lundi 20 janvier 2014 de sa longue hibernation dans l’espace lointain pour atteindre la destination vers laquelle elle voyage depuis une décennie. Grâce à son orbiteur et à son atterrisseur Philae, la mission devrait nous permettre d'en savoir plus sur la formation du système solaire, il y a 4.6 milliards d'années, et sur l'apparition de la vie sur Terre.

Une étude scientifique internationale quantifie pour la première fois les futures réductions régionales de biomasse dans l'océan profond à l'aide de modèles du climat de dernière génération. Les travaux montrent que même les écosystèmes les plus inaccessibles de l'océan profond ne sont pas à l'abri des impacts du changement climatique et que leur biomasse devrait connaître une forte diminution.

Sous l’effet de la luminosité naturellement croissante du Soleil - un phénomène très lent sans lien avec le réchauffement climatique actuel -, les températures terrestres devraient augmenter dans les futures centaines de millions d'années. Principale conséquence, l’évaporation complète des océans. Une équipe du Laboratoire de météorologie dynamique a imaginé le premier modèle climatique tridimensionnel permettant de simuler ce phénomène. Il prédit la disparition de l’eau liquide sur Terre dans près d’un milliard d’années repoussant les estimations de plusieurs centaines de millions d’années. Ces travaux permettent de mieux appréhender l’évolution de notre planète mais également de déterminer les conditions nécessaires à la présence d’eau liquide sur d’autres planètes similaires à la Terre.

Curiosity, le véhicule martien de la NASA, après son atterrissage en août 2012 dans le cratère d’impact Gale, s’est dirigé vers une petite dépression, à 500 m de là environ, baptisée «Yellowknife Bay». Cette zone intéresse au plus haut point les chercheurs, car celle‐ci semble héberger des dépôts fluvio‐lacustres. Les équipes internationales, auxquelles participent les chercheurs français, en collaboration avec le CNES, viennent d’étudier en détail les premiers échantillons prélevés de ces roches sédimentaires. Les analyses de ces roches révèlent un environnement martien ancien distinct de l’environnement actuel et peut‐être plus proche de celui de la Terre d’il y a plus de 3 milliards d’années.

Une équipe internationale a réalisé puis analysé un ensemble de projections climatiques sur toute l'Europe d'une résolution sans précédent (12 km), en affinant les simulations globales réalisées pour le 5e rapport du GIEC. Ces simulations pour le XXIe siècle offrent désormais une représentation beaucoup plus fine des phénomènes locaux et des événements extrêmes. Les premières analyses confirment un accroissement sensible de la fréquence des événements extrêmes : pluies intenses, vagues de chaleur et périodes de sécheresses. Les données de ce projet Euro-Cordex viennent d'être rendues publiques et mises à disposition des scientifiques. Elles permettront de nouvelles études, plus précises, de l'impact du changement climatique en Europe sur la qualité de l'air, l'hydrologie et les événements extrêmes. Autant de domaines qui concernent des secteurs clés comme l'énergie, la santé et l'agriculture.

Comme chaque année, le Global Carbon Projet (GCP) vient de publier son  rapport sur les émissions de dioxyde de carbone, sur son absorption par les terres et les océans (les puits de carbone) et sur son accumulation dans l’atmosphère. Les données de nombreux instituts de recherche dans le monde ont été compilées pour produire ce rapport qui sort en même temps que le lancement mondial du site Global Carbon Atlas, une plate-forme en ligne pour explorer, visualiser et interpréter les données sur les émissions de CO2 aux échelles globale, régionale et nationale.