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Actualités scientifiques

Grâce à l’étude de fossiles birmans et de sédiments chinois, alliée à des modélisations paléoclimatiques, une équipe internationale a découvert que le régime de mousson asiatique était déjà en place il y a 40 millions d’années, alors que les massifs tibétain et himalayen étaient bien moins élevés. Ces travaux, coordonnés par Alexis Licht (IPHEP et CRPG) montrent que la mousson asiatique a démarré bien plus tôt qu’on ne pensait, et qu’elle est sensible au moins autant à la concentration atmosphérique globale de CO2 qu’au relief himalayen.

Le résumé pour les décideurs de l'évaluation scientifique de l'appauvrissement de la couche d'ozone (édition de 2014) a été rendu public au cours d'une conférence de presse qui s'est tenue au siège des Nations Unies à New-York le 10 septembre. Réalisé dans le cadre des Nations Unies, il est le résultat du travail de 300 chercheurs afin d’évaluer l’effet des mesures réglementaires du Protocole de Montréal sur l’état de la couche d’ozone. C’est le document le plus complet qui ait été publié sur la question depuis quatre ans.

Le volume 4 du rapport "Le climat de la France au 21e siècle" intitulé « Scénarios régionalisés édition 2014 » a été rendu public le 7 septembre. Elaboré par des scientifiques de Météo-France, en collaboration avec d'autres équipes en France (équipes du CEA, CNRS, UVSQ et UPMC regroupées au sein de l’IPSL, et du Cerfacs) dans le cadre d'une mission confiée à Jean Jouzel par le ministère du développement durable, il a pour but de présenter les changements climatiques futurs en France jusqu’en 2100. Pour la première fois, ces projections sont également analysées pour les Outre-mer.

Dans une publication récente, des chercheurs ont pour la première fois évalué la capacité de modèles numériques à prévoir l’évolution d’un paramètre biologique à la base de la chaîne trophique marine : la production primaire du phytoplancton. Leurs résultats suggèrent que ses variations naturelles pourraient être prévues plusieurs années à l’avance dans le Pacifique équatorial. Cette hypothèse, si elle est confirmée, ouvre des perspectives encore inexplorées sur de possibles stratégies de pêche raisonnée à l’échelle pluriannuelle.

Dans le cadre du programme franco-japonais TOFU, des chercheurs français, en collaboration avec une équipe japonaise, viennent de publier les premières mesures précises de l'isotopie du plutonium présent dans les sédiments radioactifs charriés par les rivières côtières dans la région de Fukushima. 

Après dix années d’un long voyage, la sonde Rosetta de l’ESA devient aujourd’hui le premier engin à avoir effectivement pris rendez-vous avec une comète. Un nouveau chapitre dans l’exploration et la connaissance de notre système solaire s’ouvre. 

Le vaisseau cargo russe PROGRESS M-24M a décollé mercredi 23 juillet 2014 du cosmodrome de Baïkonour pour rejoindre la Station spatiale internationale. Il embarque à son bord les échantillons de l'expérience Photochemistry on the Space Station (PSS) qui vise à étudier le comportement de molécules organiques lorsqu'elles sont soumises aux conditions spatiales et ainsi d'en savoir plus sur l'origine de la vie sur Terre et la possibilité qu'elle puisse apparaître ailleurs dans l'univers.

Le réseau international ICOS (Integrated Carbon Observation System) pour la mesure des gaz à effet de serre s'implante à l'Observatoire de Haute Provence (OHP). Cette infrastructure de recherche européenne a pour mission de mesurer les concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre et les flux de carbone sur les écosystèmes et l’océan. La tour ICOS installée à l'OHP, haute de 100 m est une antenne régionale du dispositif permettant d’étudier la place de la forêt méditerranéenne dans le bilan de carbone.

La campagne ChArMEx 2014 / SAFMED+ se déroule depuis le 24 juin et jusqu'au 11 juillet, dans le nord-ouest du bassin méditerranéen. Elle est dédiée à l'étude de la formation des aérosols organiques secondaires.

Le système PREV’AIR, système de prévision de la qualité de l’air développé et quotidiennement mis en œuvre par l’INERIS, Météo France et le CNRS, fête ses 10 ans. Service opérationnel  et adapté à la demande publique, PREV’AIR a permis d’intégrer la simulation numérique dans la gestion de la pollution atmosphérique. Ce système pionnier en Europe a été l’une des pierres d’angle des services « qualité de l’air » du programme de surveillance européen Copernicus.