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Actualités scientifiques

Une équipe de chercheurs vient de quantifier l’influence, sur la séquestration du carbone par les océans, de la capacité du phytoplancton à s’acclimater à un manque de nutriments azotés. Il s’avère que cette faculté d’acclimatation du phytoplancton a pour effet d’atténuer la variabilité de cette séquestration.

En utilisant 30 années d’observations acquises dans le sud algérien, ainsi que des ré-analyses de modèles globaux de prévision météorologique, une équipe internationale de chercheurs vient de mettre en évidence, aux échelles de temps décennales, une importante rétroaction positive entre la température et la quantité de vapeur d'eau dans la basse troposphère au-dessus du Sahara.

De forme surprenante en deux lobes et de forte porosité, le noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (surnommée Tchouri) révèle une large gamme de caractéristiques grâce aux instruments MIRO, VIRTIS et OSIRIS de la mission Rosetta de l’ESA, à laquelle participent notamment des chercheurs du CNRS, de l’Observatoire de Paris et de plusieurs universités, avec le soutien du CNES. Au nombre de sept, leurs études, publiées le 23 janvier 2015 dans Science,montrent également que la comète est riche en matériaux organiques et que les structures géologiques observées en surface résultent principalement de phénomènes d’érosion. L’instrument RPC-ICA a quant à lui retracé l’évolution de la magnétosphère de la comète alors que l’instrument ROSINA cherche les témoins de la naissance du Système Solaire.

La plupart des exoplanètes habitables connues sont très proches de leur étoile. Dans ces conditions, les fortes marées gravitationnelles ont tendance à freiner la rotation de la planète au point qu’on pense que la majorité de ces exoplanètes, à l’instar du couple Lune/Terre, présentent toujours la même face à leur étoile. Un effet que l’on appelle « la rotation synchrone ». Une équipe de chercheurs vient de montrer que l’atmosphère des planètes, même ténue, peut contrecarrer l’effet des marées gravitationnelles et avoir ainsi un effet important sur la durée du jour et donc sur le climat des exoplanètes.

Une équipe internationale vient d’apporter une contribution importante à l’identification des principales régions d’où ont été émises les poussières qui composent actuellement les principaux dépôts sédimentaires éoliens européens, formés entre -60 000 à - 15 000 ans, au cours de la dernière période glaciaire. Il s’avère que ces poussières ont été transportées à basse altitude sur des distances locales ou régionales, comme c’est encore le cas de nos jours lors des grandes tempêtes de poussière.

Dans un contexte de fort développement de l'énergie éolienne, quantifier les effets du changement climatique sur la production d'énergie éolienne future est nécessaire. Une étude récemment publiée dans la revue Climatic Change a montré, à partir d'un ensemble de simulations climatiques, qu'en Europe ces effets devraient rester limités au cours du 21ème siècle dans l'hypothèse d'un scénario modéré d'émissions de gaz à effet de serre. L'amplitude des changements de production des parcs éoliens actuels et futurs induits par les changements de ressource est estimée inférieure à 15% et 5% aux échelles nationale et européenne respectivement. Il est conclu que de tels changements ne devraient pas remettre en cause le déploiement massif de l'énergie éolienne en Europe.

Les premières mesures de l'instrument ROSINA de la mission Rosetta révèlent que le rapport Deutérium/Hydrogène (ou D/H) de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko est fortement enrichi en deutérium. Ces résultats sont en désaccord avec les hypothèses qui attribuent une origine cométaire à l'eau présente dans l'atmosphère et les océans terrestres. Ils indiquent également que les comètes de la famille de 67P ne sont pas originaires d'une unique région, la ceinture de Kuiper : certaines pourraient provenir du nuage de Oort.

L’Observatoire de Versailles St-Quentin-en-Yvelines (OVSQ) vous accueille ce mercredi 12 novembre 2014 à partir de 16h30 dans l’amphithéâtre Gérard Mégie pour une retransmission en directe des commentaires et images de l’ESA concernant l’atterrissage de Philae sur la comète aux cotés des scientifiques du LATMOS, un des laboratoires français fortement impliqué dans la mission Rosetta et hébergé à l’OVSQ.

Pourquoi le bassin méditerranéen connaît-il chaque été de fortes augmentations des concentrations troposphériques en ozone ? En s’appuyant sur des données du sondeur infrarouge IASI embarqué à bord du satellite MetOp, des chercheurs ont mis pour la première fois en évidence la variabilité temporelle des concentrations d’ozone sur l’ensemble du bassin. Ils ont également réussi à démontrer que ce sont surtout les conditions météorologiques qui conduisent aux pics estivaux d’ozone.

Alors qu’a eu lieu, le 23 septembre, le sommet climat de l’ONU à New-York, les laboratoires associés au Global Carbon Project (GCP) ont publié quatre articles identifiant les défis sociétaux qui permettraient de maintenir le réchauffement moyen global à moins de 2 °C en 2100 par rapport au niveau pré-industriel.