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Actualités scientifiques

L'eau liquide n'existe sur Mars actuellement qu'en faible quantité, en ébullition et seulement durant les heures les plus chaudes de l'été : son rôle a donc été généralement considéré jusqu'ici comme négligeable. Une équipe internationale vient pourtant de montrer que dès son apparition à la surface de Mars, l'eau crée un écoulement instable et tumultueux, pouvant éjecter les sédiments et engendrer des avalanches sèches. L'écoulement d'un liquide bouillonnant en faible quantité modifie donc fortement la surface.

De nouvelles simulations ont été réalisées par une équipe internationale afin d’étudier les conséquences d’une déstabilisation des calottes antarctique et groenlandaise sur le climat. Cette étude a conduit les chercheurs à revoir fortement à la hausse les risques climatiques associés. Ainsi, si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au rythme actuel, la montée du niveau des mers pourrait atteindre plusieurs mètres dans plus de 100 ans.

IASI fête cette année ses 10 ans dans l'espace. C'est l'occasion pour les chercheurs et ingénieurs qui travaillent sur cette mission de faire le point sur les résultats obtenus.

Le Marion Dufresne, navire océanographique opéré par l'Institut polaire français, a prélevé à plus de 4000 mètres de profondeur le plus long échantillon jamais réalisé en carottage : une carotte sédimentaire de 60 mètres de long présentant un échantillonnage parfait. C'est durant une campagne de carottage dans l'océan Austral que le nouvel équipement du navire a pu être testé et a montré ses nouvelles capacités qui ne sont que le début d'une longue série de carottages au service de la paléoclimatologie et de la paléocéanographie.

Les vents du Sahara dispersent de telles quantités de poussières à travers la planète que celles-ci modifient le climat. Or l’émission et le transport de ces poussières, qui arrivent jusqu’aux pôles, fluctuent considérablement. De nombreuses hypothèses ont été proposées pour l’expliquer, mais aucune relation univoque entre ces poussières et le climat n’a pu être établie jusqu’à présent. Selon les travaux d’une équipe franco-américaine, les phénomènes météorologiques comme El Niño ou les précipitations au Sahel impactent bien les soulèvements de poussières par l’accélération d’un vent saharien en aval des principaux massifs montagneux ouest-africains. Les scientifiques ont également mis au point un nouveau modèle prédictif, selon lequel les émissions de poussières sahariennes vont diminuer au fil des cent prochaines années.

Une équipe franco-chinoise  vient de démontrer, grâce à une nouvelle approche, que la « responsabilité climatique » de la Chine n'est pas aussi importante qu'initialement estimée. La « responsabilité » de ce pays pourrait cependant croître rapidement dans les années à venir, assez paradoxalement en raison de futures politiques visant à améliorer la qualité de l'air dans le pays. Les chercheurs tirent ces résultats d'une nouvelle méthodologie mise au point pour déterminer les impacts, sur le climat d'un pays, de ses émissions de gaz à effet de serre, d'aérosols et de composés chimiquement actifs dans l'atmosphère.

La feuille de route élaborée par l’European Strategy Forum on Research Infrastructures planifie la stratégie européenne de la construction des futures infrastructures de recherche, en concordance avec la construction de l’Espace européen de la recherche. Cette feuille de route identifie désormais 48 infrastructures dans tous les domaines de la recherche. La nouvelle feuille de route européenne a été présentée par le comité ESFRI à Amsterdam le 10 mars 2016.

Le programme européen ExoMars d’exploration de la planète Mars, mené en coopération entre l’ESA et l’agence russe Roscosmos, est articulé autour de deux missions lancées à 2 ans d’intervalle. Il constitue la première tentative de l’Europe d’envoyer des engins se poser en douceur sur la planète. La première mission de ce programme sera lancée lundi matin à 10h31, heure de Paris, par une fusée Proton depuis la base russe de Baïkonour (Kazakhstan).

La surface de la planète Mars a basculé de 20 à 25 degrés voici 3 à 3,5 milliards d'années. Et c'est un vaste édifice volcanique, le plus grand du Système solaire, qui en est la cause. Par sa masse hors du commun, le dôme volcanique de Tharsis a entraîné la rotation des enveloppes superficielles de Mars (sa croûte et son manteau) autour de son noyau. L'existence de ce grand basculement donne un nouveau visage à la planète Mars durant le premier milliard d'années de son histoire, à un moment où la vie aurait pu apparaître.

Les nuages jouent dans le climat un rôle qui ne se limite pas aux précipitations : ils recouvrent 70 % de la surface terrestre et représentent près de 15 % du volume de l'atmosphère. Afin de mieux les inclure dans les modèles de changement climatique, les scientifiques ont besoin de comprendre les mécanismes chimiques et physiques qui les régissent. Une équipe internationale de chercheurs du LISA et du Laboratoire Chimie de l'Environnement a ainsi mis en évidence pour la première fois directement le rôle des gouttelettes nuageuses dans la transformation atmosphérique des polluants organiques volatils.