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Actualités scientifiques

Le projet SOCOM (Surface ocean pCO2 mapping intercomparison) a pour objectif de comparer des méthodes permettant de simuler des données de pression partielle de CO2 à la surface de l’océan quand aucune observation n’est disponible, afin de pouvoir reconstruire un champ continu de telles données sur l’océan global et d’en déduire des informations sur le puits de carbone océanique. Dans le cadre de ce projet, une équipe internationale a pu mettre en évidence un accroissement significatif du puits de carbone océanique depuis les années 2000 et une plus grande variabilité interannuelle de ce puits que celle déduite des modèles océaniques.

Les ravines observées sur Mars seraient produites par l'action de la glace de CO2 en hiver ou au printemps, et non par des écoulements d'eau liquide, comme avancé jusqu'ici. En effet, sous la glace de CO2 chauffée par le Soleil, d'intenses mouvements de gaz peuvent déstabiliser et fluidifier le sol jusqu'à créer des coulées semblables à celles générées par un liquide.

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, a confié une mission d'expertise des Contributions prévues déterminées nationales à Hervé Le Treut, directeur de l'IPSL, entouré d'une équipe scientifique interdisciplinaire issue du monde académique. Leur mission a consisté à étudier les contributions, leurs implications pour des horizons plus éloignés que ceux sur lesquels elles portent directement, ainsi que les conclusions qui peuvent en être tirées. Les différents travaux réalisés jusqu'à l'ouverture de la COP21 ont été rendus publics aujourd'hui sous la forme d'une note scientifique de l'IPSL.

Tour d'horizon des ressources de l'IPSL et de ses partenaires pour informer le public et les professionnels des connaissances scientifiques sur le climat.

Comment Mars a-t-elle perdu l’atmosphère qui, il y a 4 milliards d’années, la dotait d’une température plus chaude et sans doute d’eau liquide ? Les scientifiques de la mission MAVEN de la Nasa, en orbite depuis un an autour de Mars, dévoilent ce vendredi quelques éléments de réponse.

Les régions méditerranéennes françaises sont marquées par de nombreux épisodes de pluies intenses. Dans une étude publiée le 5 novembre 2015 des chercheurs estiment que la probabilité actuelle de précipitations d’intensité égale ou supérieure aux plus fortes pluies de l’automne 2014, dans les Cévennes, a triplé depuis 1950. Cette tendance comporte toutefois une marge d’incertitude élevée. La théorie prédit que l’augmentation des températures s’accompagne d’une intensification des précipitations. Pourtant, les observations et les modèles ne permettent pas actuellement de démontrer explicitement que l’intensification observée dans les Cévennes a un lien avec le changement climatique dû aux activités humaines.

Mettre en lumière le comportement des espèces face aux perturbations de leur environnement permet de mieux comprendre l’impact des variations du climat sur les écosystèmes. Telle est la démarche entreprise par une équipe de scientifiques qui étudie, depuis le début des années 90, une colonie de manchots royaux de l’archipel de Crozet. En croisant les données sur les manchots et sur les anomalies de température accumulées au fil de ces années, les chercheurs ont démontré que ces dernières influençaient directement la survie de la colonie. Ces résultats suggèrent que l’élévation de température consécutive au réchauffement climatique pourrait contraindre le manchot royal à délaisser la région d’ici la fin du siècle.

Grâce à des mesures de longs termes menés sur 1 245 forêts européennes, une collaboration scientifique internationale démontre que l'émergence des premières feuilles au printemps est moins sensible au réchauffement climatique depuis une quinzaine d'années. Le verdissement des forêts s'observe de plus en plus tôt, mais la tendance à la précocité semble désormais ralentir, modérant l'idée d'un fort allongement de la saison de croissance de la végétation sous l'effet du réchauffement à venir. 

Un événement El Niño de forte intensité est actuellement dans sa phase de développement dans l’océan Pacifique. Pour mesurer ses impacts sur la dynamique océanique et l'écosystème côtier, des chercheurs du LOCEAN et leurs collaborateurs péruviens ont lancé une opération exceptionnelle de collecte d'observations et déploieront, à partir d’octobre, toute une série de capteurs le long de la côte péruvienne et plus au large.

Une étude réalisée par une collaboration internationale et interdisciplinaire a permis de révéler la très grande variabilité de la biodiversité phytoplanctonique. En raison de la turbulence des courants, celle-ci varie sur des échelles de temps et d’espace beaucoup plus petites que la biodiversité des écosystèmes terrestres.