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Actualités scientifiques

Une équipe franco-chinoise  vient de démontrer, grâce à une nouvelle approche, que la « responsabilité climatique » de la Chine n'est pas aussi importante qu'initialement estimée. La « responsabilité » de ce pays pourrait cependant croître rapidement dans les années à venir, assez paradoxalement en raison de futures politiques visant à améliorer la qualité de l'air dans le pays. Les chercheurs tirent ces résultats d'une nouvelle méthodologie mise au point pour déterminer les impacts, sur le climat d'un pays, de ses émissions de gaz à effet de serre, d'aérosols et de composés chimiquement actifs dans l'atmosphère.

La feuille de route élaborée par l’European Strategy Forum on Research Infrastructures planifie la stratégie européenne de la construction des futures infrastructures de recherche, en concordance avec la construction de l’Espace européen de la recherche. Cette feuille de route identifie désormais 48 infrastructures dans tous les domaines de la recherche. La nouvelle feuille de route européenne a été présentée par le comité ESFRI à Amsterdam le 10 mars 2016.

Le programme européen ExoMars d’exploration de la planète Mars, mené en coopération entre l’ESA et l’agence russe Roscosmos, est articulé autour de deux missions lancées à 2 ans d’intervalle. Il constitue la première tentative de l’Europe d’envoyer des engins se poser en douceur sur la planète. La première mission de ce programme sera lancée lundi matin à 10h31, heure de Paris, par une fusée Proton depuis la base russe de Baïkonour (Kazakhstan).

La surface de la planète Mars a basculé de 20 à 25 degrés voici 3 à 3,5 milliards d'années. Et c'est un vaste édifice volcanique, le plus grand du Système solaire, qui en est la cause. Par sa masse hors du commun, le dôme volcanique de Tharsis a entraîné la rotation des enveloppes superficielles de Mars (sa croûte et son manteau) autour de son noyau. L'existence de ce grand basculement donne un nouveau visage à la planète Mars durant le premier milliard d'années de son histoire, à un moment où la vie aurait pu apparaître.

Les nuages jouent dans le climat un rôle qui ne se limite pas aux précipitations : ils recouvrent 70 % de la surface terrestre et représentent près de 15 % du volume de l'atmosphère. Afin de mieux les inclure dans les modèles de changement climatique, les scientifiques ont besoin de comprendre les mécanismes chimiques et physiques qui les régissent. Une équipe internationale de chercheurs du LISA et du Laboratoire Chimie de l'Environnement a ainsi mis en évidence pour la première fois directement le rôle des gouttelettes nuageuses dans la transformation atmosphérique des polluants organiques volatils.

La plateforme EXPOSE a séjourné pour la troisième fois à l'extérieur de la Station Spatiale Internationale entre le 18 août 2014 et le 3 février dernier. Comme à chacune de ses utilisations elle comportait une expérience d'astrochimie coordonnée par le LISA , avec le soutien du CNES. Cette expérience, Photochemistry on the Space Station, est destinée à mieux appréhender la nature et l'évolution de la matière organique présente dans les environnements extraterrestres et leurs potentielles implications exobiologiques.

Copyright :  MAEE, F. de la Mure

Une équipe internationale a démontré que, sur le long terme, 250 ans de reboisement et de gestion forestière en Europe n’ont pas diminué le réchauffement climatique comme on pouvait s’y attendre. Leurs résultats conduisent à définir une gestion des forêts qui ne tienne pas seulement compte de l’absorption du CO2, mais aussi des services rendus aux écosystèmes.

Copyright : Paul Hackett/REUTERS

Quel impact le réchauffement d’origine anthropique a-t-il eu sur les précipitations extrêmes du sud de l’Angleterre en janvier 2014 ? Une collaboration européenne de chercheurs détaille, simulations à l’appui, par quels mécanismes il joue défavorablement. Elle analyse en particulier les relations entre pression et précipitations extrêmes.

La plateforme OCAPI de l'IPSL est mobilisée pour suivre depuis le 19 janvier 2016 un épisode de pollution aux particules assez marqué en région parisienne, jusqu'au 22 janvier.

Le devenir, dans le contexte climatique actuel, de la variabilité climatique ENSO (El Niño southern oscillation) et la façon dont elle répond à différentes perturbations externes est une question qui est toujours au cœur du débat scientifique. Une équipe internationale vient de réaliser la première reconstruction, à l’échelle du bassin Pacifique, de cette variabilité climatique à partir d’un ensemble de données marines à haute résolution couvrant différents intervalles de temps de l’Holocène. Cette base de données unique leur a également permis de montrer que les modèles utilisés pour anticiper les changements climatiques futurs ne sont pas encore capables de reproduire les variations passées de cette variabilité.