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Actualités scientifiques

Dans la grotte de Bruniquel (Tarn-et-Garonne,) des structures aménagées viennent d’être datées d’environ 176 500 ans. Cette découverte recule considérablement la date de fréquentation des grottes par l’Homme et place ainsi les constructions de Bruniquel parmi les premières de l’histoire de l’humanité. Par ailleurs, des traces de feu à proximité révèlent aussi que, bien avant Homo sapiens, les premiers Néandertaliens savaient utiliser le feu de manière à circuler dans un espace contraint, loin de la lumière du jour. Ces travaux, publiés le 25 mai 2016 dans Nature, ont été menés par une équipe internationale impliquant le LSCE.

Des ingrédients considérés comme cruciaux pour l'origine de la vie sur Terre ont été découverts dans l’environnement de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, que la sonde Rosetta de l'ESA explore depuis presque deux ans. Ces éléments sont la glycine, le plus simple des acides aminés, qui se trouve couramment dans les protéines, et le phosphore, un élément clé de l'ADN et des membranes cellulaires.

Il y a 10 ans, le 28 avril 2006, le satellite franco-américain CALIPSO s’envolait depuis la base de Vandenberg en Californie, sur un lanceur Delta II, pour rejoindre la constellation A-Train. En juin prochain, CALIPSO fêtera ses 10 ans de mesures scientifiques, l’occasion de revenir sur une mission dont les apports pour la compréhension du climat sont légion.

Crédits : NASA/JPL/Univ. Arizona/Univ. Idaho

Nouveaux résultats en provenance de la sonde Cassini. Ligeia Mare, la 2e plus grande mer de Titan, est principalement composée de méthane liquide et cacherait en son fond une couche de vase organique. Elle serait aussi entourée de terres inondées.

Une campagne de mesure, menée par le LSCE et le LATMOS et faisant partie du projet national PARCS (Pollution in the ARCtic System), a lieu du 12 au 27 mai 2016 au-delà du cercle arctique, à Hammerfest dans le nord de la Norvège. L'objectif de cette campagne est d'identifier et de caractériser les panaches d'aérosols de pollution et de quantifier leurs impacts régionaux sur la pollution de l'air et le climat en Arctique.

L'eau liquide n'existe sur Mars actuellement qu'en faible quantité, en ébullition et seulement durant les heures les plus chaudes de l'été : son rôle a donc été généralement considéré jusqu'ici comme négligeable. Une équipe internationale vient pourtant de montrer que dès son apparition à la surface de Mars, l'eau crée un écoulement instable et tumultueux, pouvant éjecter les sédiments et engendrer des avalanches sèches. L'écoulement d'un liquide bouillonnant en faible quantité modifie donc fortement la surface.

De nouvelles simulations ont été réalisées par une équipe internationale afin d’étudier les conséquences d’une déstabilisation des calottes antarctique et groenlandaise sur le climat. Cette étude a conduit les chercheurs à revoir fortement à la hausse les risques climatiques associés. Ainsi, si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au rythme actuel, la montée du niveau des mers pourrait atteindre plusieurs mètres dans plus de 100 ans.

IASI fête cette année ses 10 ans dans l'espace. C'est l'occasion pour les chercheurs et ingénieurs qui travaillent sur cette mission de faire le point sur les résultats obtenus.

Le Marion Dufresne, navire océanographique opéré par l'Institut polaire français, a prélevé à plus de 4000 mètres de profondeur le plus long échantillon jamais réalisé en carottage : une carotte sédimentaire de 60 mètres de long présentant un échantillonnage parfait. C'est durant une campagne de carottage dans l'océan Austral que le nouvel équipement du navire a pu être testé et a montré ses nouvelles capacités qui ne sont que le début d'une longue série de carottages au service de la paléoclimatologie et de la paléocéanographie.

Les vents du Sahara dispersent de telles quantités de poussières à travers la planète que celles-ci modifient le climat. Or l’émission et le transport de ces poussières, qui arrivent jusqu’aux pôles, fluctuent considérablement. De nombreuses hypothèses ont été proposées pour l’expliquer, mais aucune relation univoque entre ces poussières et le climat n’a pu être établie jusqu’à présent. Selon les travaux d’une équipe franco-américaine, les phénomènes météorologiques comme El Niño ou les précipitations au Sahel impactent bien les soulèvements de poussières par l’accélération d’un vent saharien en aval des principaux massifs montagneux ouest-africains. Les scientifiques ont également mis au point un nouveau modèle prédictif, selon lequel les émissions de poussières sahariennes vont diminuer au fil des cent prochaines années.