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Actualités scientifiques

L'érosion du pergélisol, des sols gelés des régions arctiques, provoque des affaissements de terrain majeurs, aux impacts catastrophiques pour ces territoires sensibles au changement climatique. Le GEOPS-IPSL s'est associé à un institut russe pour en savoir plus sur les mécanismes mal connus derrière ces événements.

En s'appuyant sur des observations, une collaboration internationale impliquant le LSCE-IPSL (CEA-CNRS-UVSQ) montre que l'assèchement de l'air ne réduit pas la photosynthèse dans les régions très humides de la forêt amazonienne. Une affirmation contredite par les modèles climatiques.

Le programme de formation DEEPICE vise à former une nouvelle génération d’étudiants européens sur les questions scientifiques liées au changement climatique en Antarctique, en tirant partie de la dynamique scientifique unique du nouveau programme de forage européen « Beyond EPICA », qui a débuté en 2019 en vue d’extraire une carotte de glace antarctique vieille de 1,5 million d’années. Dix pays participent à ces deux programmes qui rassemblent des expertises en termes d’instrumentation, d’outils statistiques ainsi que de modélisation glaciologique et climatique.

190 scientifiques de 25 pays (dont des chercheurs du LMD, du LATMOS et du LSCE) ont produit le premier rapport régional sur le climat en Méditerranée. Centré sur les pays entourant la Méditerranée où la rapidité du changement climatique est supérieure aux tendances mondiales, ce rapport évalue les meilleures connaissances scientifiques et les risques associés dans cette région.

Une acquisition par drone équipé d’un appareil photo haute résolution géoréférencée, associée avec les techniques de photogrammétrie, a permis de réaliser une modélisation 3D virtuelle d’un affleurement de roches calcaires avec une précision centimétrique. Celui-ci est ainsi rapidement « transportable » au laboratoire (GEOPS-IPSL) et permet de localiser les échantillons prélevés, la levée de logs supplémentaires, une cartographique complète et la corrélation des faciès observés sur le terrain.

Afin de mieux prévoir les inondations liées aux épisodes de fortes pluies qui ont lieu chaque année en Méditerranée, le projet ANR WaLiNeAs va réaliser des mesures de vapeur d’eau dans la basse atmosphère qui seront intégrées dans le modèle de prévision de Météo-France. Interview de Cyrille Flamant, directeur de recherche CNRS au LATMOS-IPSL et porteur du projet.

L’Arctique se réchauffant plus rapidement que les latitudes moyennes, la différence de température entre ces régions se réduit. Les scientifiques ont émis l’hypothèse que, dans ces conditions dites d’amplification arctique, le courant-jet devait diminuer en intensité et ses méandres se déplacer plus lentement vers l’est, avec pour conséquence des conditions météorologiques plus persistantes, voire extrêmes. Cependant, la persistance des conditions météorologiques pouvant varier considérablement pendant une saison et d’une saison à l’autre, l’évaluation des changements à long terme et donc de cette hypothèse n’est pas simple. Pour résoudre ce problème, des chercheurs du LMD-IPSL ont développé un « compteur de vitesse météorologique » basé sur une analyse spectrale.

Les feux de forêt représentent à la fois une cause et une conséquence du changement climatique. Une équipe franco-américaine (dont des scientifiques du LISA-IPSL et du LATMOS-IPSL) a mis en place une étude originale utilisant deux modèles de climat régionaux (ALADIN et RegCM) et les observations spatiales des instruments MODIS et POLDER, pour effectuer des paires de simulations (sur la période 2000-2015) en intégrant ou non les aérosols de feux de biomasse et en faisant varier leurs propriétés d’absorption.

Le satellite TARANIS sera lancé par la fusée Vega VV17 depuis Kourou le 16 novembre 2020. Il sera mis en orbite quasi-polaire, héliosynchrone, circulaire à 700 km et emportera avec lui 8  instruments : photomètres et caméras, détecteurs d’électrons et gammas, instruments de mesure du champ électrique et magnétique, ainsi que du plasma local. Ces instruments ont été développés par plusieurs laboratoires du CNRS (dont le LATMOS-IPSL), par le CEA et le CNES et avec des contributions d’instituts étrangers (USA, Pologne, République tchèque).

L’équipe UVSQ-SAT vient de livrer son premier petit satellite conçu, assemblé et testé au LATMOS-IPSL, à la PIT, au CNES et à l’ONERA, mise en orbite prévue en décembre prochain.