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Actualités scientifiques

Tour d'horizon des ressources de l'IPSL et de ses partenaires pour informer le public et les professionnels des connaissances scientifiques sur le climat.

Comment Mars a-t-elle perdu l’atmosphère qui, il y a 4 milliards d’années, la dotait d’une température plus chaude et sans doute d’eau liquide ? Les scientifiques de la mission MAVEN de la Nasa, en orbite depuis un an autour de Mars, dévoilent ce vendredi quelques éléments de réponse.

Les régions méditerranéennes françaises sont marquées par de nombreux épisodes de pluies intenses. Dans une étude publiée le 5 novembre 2015 des chercheurs estiment que la probabilité actuelle de précipitations d’intensité égale ou supérieure aux plus fortes pluies de l’automne 2014, dans les Cévennes, a triplé depuis 1950. Cette tendance comporte toutefois une marge d’incertitude élevée. La théorie prédit que l’augmentation des températures s’accompagne d’une intensification des précipitations. Pourtant, les observations et les modèles ne permettent pas actuellement de démontrer explicitement que l’intensification observée dans les Cévennes a un lien avec le changement climatique dû aux activités humaines.

Mettre en lumière le comportement des espèces face aux perturbations de leur environnement permet de mieux comprendre l’impact des variations du climat sur les écosystèmes. Telle est la démarche entreprise par une équipe de scientifiques qui étudie, depuis le début des années 90, une colonie de manchots royaux de l’archipel de Crozet. En croisant les données sur les manchots et sur les anomalies de température accumulées au fil de ces années, les chercheurs ont démontré que ces dernières influençaient directement la survie de la colonie. Ces résultats suggèrent que l’élévation de température consécutive au réchauffement climatique pourrait contraindre le manchot royal à délaisser la région d’ici la fin du siècle.

Grâce à des mesures de longs termes menés sur 1 245 forêts européennes, une collaboration scientifique internationale démontre que l'émergence des premières feuilles au printemps est moins sensible au réchauffement climatique depuis une quinzaine d'années. Le verdissement des forêts s'observe de plus en plus tôt, mais la tendance à la précocité semble désormais ralentir, modérant l'idée d'un fort allongement de la saison de croissance de la végétation sous l'effet du réchauffement à venir. 

Un événement El Niño de forte intensité est actuellement dans sa phase de développement dans l’océan Pacifique. Pour mesurer ses impacts sur la dynamique océanique et l'écosystème côtier, des chercheurs du LOCEAN et leurs collaborateurs péruviens ont lancé une opération exceptionnelle de collecte d'observations et déploieront, à partir d’octobre, toute une série de capteurs le long de la côte péruvienne et plus au large.

Une étude réalisée par une collaboration internationale et interdisciplinaire a permis de révéler la très grande variabilité de la biodiversité phytoplanctonique. En raison de la turbulence des courants, celle-ci varie sur des échelles de temps et d’espace beaucoup plus petites que la biodiversité des écosystèmes terrestres.

Depuis la décision de création de la base internationale de données SOCAT en 2007, la base a pris une grande importance tant pour le nombre de données concernant le cycle du carbone océanique qui y sont accumulées, pour leur qualité que pour l’utilisation qui en est faite dans la recherche internationale sur le cycle du carbone et pour les avances scientifiques qu’elle a permis. Nous faisons ici le point sur l’évolution de cette base.

Un article de revue publié dans Space Science Reviews fait le bilan des principales avancées dans le domaine de l'exobiologie et dresse des perspectives pour l'avenir de la recherche dans ce domaine. Les auteurs de cet article pluridisciplinaire avaient été réunis de 2011 à 2014 à l'initiative de l'Agence spatiale européenne (ESA) pour examiner les profondes transformations qui ont eu lieu depuis le début du siècle dans le domaine de l'exobiologie.

Il y a une dizaine d’années, les scientifiques craignaient que la capacité de l’océan Austral à absorber le CO2 atmosphérique arrive à saturation. Mais l’analyse d’observations plus récentes montre que ce puits de carbone s’est revigoré au cours de la dernière décennie.