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Actualités scientifiques

La surface de la planète Mars a basculé de 20 à 25 degrés voici 3 à 3,5 milliards d'années. Et c'est un vaste édifice volcanique, le plus grand du Système solaire, qui en est la cause. Par sa masse hors du commun, le dôme volcanique de Tharsis a entraîné la rotation des enveloppes superficielles de Mars (sa croûte et son manteau) autour de son noyau. L'existence de ce grand basculement donne un nouveau visage à la planète Mars durant le premier milliard d'années de son histoire, à un moment où la vie aurait pu apparaître.

Les nuages jouent dans le climat un rôle qui ne se limite pas aux précipitations : ils recouvrent 70 % de la surface terrestre et représentent près de 15 % du volume de l'atmosphère. Afin de mieux les inclure dans les modèles de changement climatique, les scientifiques ont besoin de comprendre les mécanismes chimiques et physiques qui les régissent. Une équipe internationale de chercheurs du LISA et du Laboratoire Chimie de l'Environnement a ainsi mis en évidence pour la première fois directement le rôle des gouttelettes nuageuses dans la transformation atmosphérique des polluants organiques volatils.

La plateforme EXPOSE a séjourné pour la troisième fois à l'extérieur de la Station Spatiale Internationale entre le 18 août 2014 et le 3 février dernier. Comme à chacune de ses utilisations elle comportait une expérience d'astrochimie coordonnée par le LISA , avec le soutien du CNES. Cette expérience, Photochemistry on the Space Station, est destinée à mieux appréhender la nature et l'évolution de la matière organique présente dans les environnements extraterrestres et leurs potentielles implications exobiologiques.

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Une équipe internationale a démontré que, sur le long terme, 250 ans de reboisement et de gestion forestière en Europe n’ont pas diminué le réchauffement climatique comme on pouvait s’y attendre. Leurs résultats conduisent à définir une gestion des forêts qui ne tienne pas seulement compte de l’absorption du CO2, mais aussi des services rendus aux écosystèmes.

Copyright : Paul Hackett/REUTERS

Quel impact le réchauffement d’origine anthropique a-t-il eu sur les précipitations extrêmes du sud de l’Angleterre en janvier 2014 ? Une collaboration européenne de chercheurs détaille, simulations à l’appui, par quels mécanismes il joue défavorablement. Elle analyse en particulier les relations entre pression et précipitations extrêmes.

La plateforme OCAPI de l'IPSL est mobilisée pour suivre depuis le 19 janvier 2016 un épisode de pollution aux particules assez marqué en région parisienne, jusqu'au 22 janvier.

Le devenir, dans le contexte climatique actuel, de la variabilité climatique ENSO (El Niño southern oscillation) et la façon dont elle répond à différentes perturbations externes est une question qui est toujours au cœur du débat scientifique. Une équipe internationale vient de réaliser la première reconstruction, à l’échelle du bassin Pacifique, de cette variabilité climatique à partir d’un ensemble de données marines à haute résolution couvrant différents intervalles de temps de l’Holocène. Cette base de données unique leur a également permis de montrer que les modèles utilisés pour anticiper les changements climatiques futurs ne sont pas encore capables de reproduire les variations passées de cette variabilité.

Le projet SOCOM (Surface ocean pCO2 mapping intercomparison) a pour objectif de comparer des méthodes permettant de simuler des données de pression partielle de CO2 à la surface de l’océan quand aucune observation n’est disponible, afin de pouvoir reconstruire un champ continu de telles données sur l’océan global et d’en déduire des informations sur le puits de carbone océanique. Dans le cadre de ce projet, une équipe internationale a pu mettre en évidence un accroissement significatif du puits de carbone océanique depuis les années 2000 et une plus grande variabilité interannuelle de ce puits que celle déduite des modèles océaniques.

Les ravines observées sur Mars seraient produites par l'action de la glace de CO2 en hiver ou au printemps, et non par des écoulements d'eau liquide, comme avancé jusqu'ici. En effet, sous la glace de CO2 chauffée par le Soleil, d'intenses mouvements de gaz peuvent déstabiliser et fluidifier le sol jusqu'à créer des coulées semblables à celles générées par un liquide.

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, a confié une mission d'expertise des Contributions prévues déterminées nationales à Hervé Le Treut, directeur de l'IPSL, entouré d'une équipe scientifique interdisciplinaire issue du monde académique. Leur mission a consisté à étudier les contributions, leurs implications pour des horizons plus éloignés que ceux sur lesquels elles portent directement, ainsi que les conclusions qui peuvent en être tirées. Les différents travaux réalisés jusqu'à l'ouverture de la COP21 ont été rendus publics aujourd'hui sous la forme d'une note scientifique de l'IPSL.