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Actualités scientifiques

MIDAS : Micro-Imaging Dust Analysis System, un microscope à force atomique a été pour la première fois développé et embarqué à bord de la sonde spatiale Rosetta, qui termine actuellement son long rendez-vous avec la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Cet instrument a fourni des images exceptionnelles révélant la structure à très petite échelle des particules solides cométaires.

Quelle est l’origine du colossal glacier d'azote en forme de cœur découvert en 2015 par la sonde New Horizons sur Pluton ? Deux chercheurs LMD ont montré que l'insolation sur Pluton et la nature de son atmosphère favorisent la condensation d'azote près de l'équateur, dans les régions de basse altitude, entrainant une accumulation de glace au fond de Sputnik Planum, un vaste bassin topographique. Grâce à leurs simulations numériques, ils ont également percé le mystère de la distribution particulière des autres types de glaces observées sur Pluton, et de l’abondance de leurs constituants dans l'atmosphère.

Une équipe scientifique internationale impliquant des chercheurs de l’UPEC, des universités d’Orléans, Paris-Sud et Grenoble-Alpes, et du CNRS a détecté de la matière organique de haut poids moléculaire dans les poussières éjectées par le noyau de la comète. Ces résultats, issus de l’instrument COSIMA (Mission Rosetta), sont publiés dans la revue Nature et en ligne le 7 septembre 2016.

S’appuyant sur une synthèse unique de données paléo-climatiques, un groupe international de chercheurs vient de montrer que le réchauffement climatique dû aux activités humaines aurait débuté il y a près de deux siècles, soit au début de la révolution industrielle. En outre, ce réchauffement n’aurait pas débuté de manière synchrone et ne se serait pas déployé au même rythme sur l’ensemble de la planète. Réalisés dans le cadre du programme international "Past Global Changes 2k", ces travaux révèlent l’extrême sensibilité du climat aux perturbations anthropiques.

Les causes du recul record des glaciers de l’archipel des Kerguelen (49°S, 69°E) au cours des dernières décennies viennent d’être dévoilées par une équipe internationale comprenant des chercheurs de quatre laboratoires français. Après une période de stabilité, de 1850 à 1960, les glaciers ont en effet connu une forte diminution de leur volume, qui serait essentiellement due à une sécheresse résultant du réchauffement climatique et du trou d’ozone en Antarctique.

La dernière version de la base internationale de données SOCAT (Surface ocean CO2 atlas) sera rendue publique en septembre. Cette base, qui rassemble des observations mondiales du dioxyde de carbone dissous dans les eaux océaniques de surface, est le fruit d’une collaboration internationale coordonnée par l'université d'East Anglia (Royaume-Uni) et à laquelle participe le LOCEAN-IPSL.

L'Afrique de l'Ouest fait face à des changements majeurs qui augurent un triplement de la pollution d'origine anthropique entre 2000 et 2030. Quel en sera l'impact sur la santé des populations et des écosystèmes, mais aussi sur la météorologie et le climat ? C'est à cette question que s'attache le programme européen DACCIWA. Il permettra à terme d'améliorer les prévisions météorologiques et climatiques dans cette région peu étudiée. Alors qu'une campagne majeure de mesures s'est déroulée au début de l'été, le programme livre ses premiers résultats : il montre notamment qu'une large part de la pollution provient des décharges à ciel ouvert.

Lancé en 2010 pour mieux prévoir les évènements extrêmes du pourtour méditerranéen, le programme HyMeX, coordonné par Météo-France et le CNRS, livre une série de résultats issus de l’analyse des observations récoltées lors de la campagne de mesures intensives de 2012. Ces travaux ont été publiés le 24 août dans un numéro spécial de la revue scientifique Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society.

Une équipe de chercheurs français a modélisé pour la première fois l’évolution temporelle des sols gelés à l’échelle globale et les transferts de carbone associés dans le contexte de la dernière transition climatique glaciaire-interglaciaire. Leurs travaux s’appuient sur un modèle simplifié du système Terre auquel ils ont couplé un module spécifiquement développé pour représenter les sols gelés. En évaluant ce modèle au regard notamment des données issues des carottes de glace, leur étude pointe le dégel de ces sols en début de déglaciation comme le possible responsable de la première phase d’augmentation du CO2 dans l’atmosphère...

Proxima du Centaure, l'étoile la plus proche du Soleil, possède une planète. Celle-ci est même rocheuse, d’une taille comparable à celle de la Terre, et située dans la zone habitable de son étoile, là où l’eau liquide peut exister en surface. C’est la découverte majeure réalisée par une équipe internationale de chercheurs publiée le 25 août 2016 dans Nature. Parallèlement, deux autres équipes d'astrophysiciens et planétologues ont approfondi l’étude de l’environnement sur cette exoplanète : si les radiations de son étoile risquent d'avoir érodé les gaz présents initialement, il est possible qu'une atmosphère et de l'eau aient perduré. Sous certaines conditions, encore hypothétiques, la planète pourrait même héberger de l'eau liquide à sa surface et être potentiellement propice à la vie.