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Actualités scientifiques

Auto portrait de la sonde Curiosity de la NASA sur la crète Vera Rubin que le robot a exploré ces derniers mois Derrière le mat du robot on peut distinguer le sommet du Mont Sharp.

Après près de 6 ans d’exploration du cratère Gale, le robot Curiosity de la NASA passe le cap des 2000 sols1 à la surface de Mars. Une telle longévité a permis à Curiosity de mettre en évidence que les conditions essentielles à l’émergence de la vie étaient réunies par le passé sur Mars. Les équipes françaises du CNRS et des universités françaises (dont le LATMOS-IPSL et le LISA-IPSL), qui opèrent quotidiennement les instruments ChemCam2 et SAM3 en collaboration avec le CNES, ont apporté une contribution essentielle aux découvertes de Curiosity. Retour sur quelques faits marquants de la mission.

Le projet européen Clim4Energy, un démonstrateur de service du programme européen « Copernicus Climate Change Service », fournit des données climatiques ciblées sur des problématiques du secteur de l’énergie. Ces données publiques sont mises à la disposition des industriels et des décideurs pour les aider à définir leurs stratégies d’investissement et d’exploitation. Le colloque de restitution des résultats de Clim4Energy a lieu les 5 et 6 mars, au ministère de la Transition écologique et solidaire à Paris.

Deux articles publiés le lundi 5 février 2018 reviennent sur les sept planètes découvertes l'an passé et qui gravitent autour de la petite étoile Trappist-1. Ces nouvelles études révèlent que ces sept planètes sont en grande partie constituées de roches et qu'elles ne possèdent pas d'atmosphère riche en hydrogène au contraire de planètes comme Uranus et Neptune...

La sortie d’Afrique de notre espèce Homo sapiens vient d’être repoussée d’au moins 60 000 ans par rapport à ce que l’on pensait jusqu’à présent. C’est la découverte faite par une équipe internationale impliquant une trentaine de scientifiques, dont des chercheurs de l’Institut de recherche sur les archéomatériaux, du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement et du laboratoire De la Préhistoire à l’actuel : culture, environnement et anthropologie. Les résultats sont publiés le 26 janvier 2018 dans Science.

Selon une étude menée par des chercheurs du LSCE-IPSL (CEA-CNRS-UVSQ), d’ici la fin du siècle les variations saisonnières de l’acidité des océans seront plus marquées qu’aujourd’hui, pouvant même être multipliées par deux. Leur saisonnalité, considérée jusqu’à présent comme plutôt favorable à l’adaptation des organismes marins au réchauffement global, pourrait en réalité se révéler délétère. Ce paramètre doit désormais être mieux pris en compte dans les modèles climatiques.

Pour accompagner la société dans ses actions d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, des outils de formation initiale ou professionnelle, des démonstrateurs de services et des services publics opérationnels seront développés, d’ici 2020 par les scientifiques. Ces activités, soutenues par le ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES), seront menées en co-construction avec les utilisateurs potentiels de ces services.

Une nouvelle étude analyse les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour l'horizon 2025-2030 exprimés par les contributions déterminées à l'échelle nationale (Nationally Determined Contributions, NDC). Elle estime que les NDC projettent les émissions mondiales dans une fourchette de 56,8 à 66,5 GtCO2eq/an d'émissions, ce qui est plus élevé que les estimations précédentes. La fourchette d'incertitude est plus large que la plupart de celles publiées jusqu'à présent, ce qui s'explique essentiellement par le fait qu'un ensemble de scénarios de PIB sont envisagés plutôt qu'un scénario unique pour les pays qui ont exprimé leur objectif comme une réduction de l'intensité carbone de leur économie.

Une équipe de chercheurs a mis en évidence et caractérisé l’effet du couplage entre les courants de surface et la tension de vent à partir de données satellitaires globales. Cette étude présente l’hétérogénéité spatiale et temporelle de ce couplage et démontre que son efficacité dépend principalement du vent à grande échelle. Les implications sur la représentation de la circulation moyenne et méso-échelle dans les modèles numériques et sur les processus biogéochimiques sont aussi discutées.

Les océans, en absorbant une partie du CO2 présent dans l’atmosphère, contribuent à réguler le climat à l’échelle mondiale. Par photosynthèse, les micro-algues des eaux de surface transforment ce CO2 en carbone organique. Celui-ci est ensuite transféré vers l’océan profond où il est séquestré pour plus d’un siècle. Dans ce transfert qui constitue une véritable « pompe biologique de carbone », les diatomées jouent un rôle essentiel. Une équipe internationale a montré que le transfert de carbone dans l’océan profond dû aux diatomées avait été sous-estimé. Les scientifiques révèlent également que toutes les espèces de diatomées n’ont pas le même potentiel dans ce transfert. Enfin, ils démontrent que les prédictions du devenir des diatomées dans l’océan du futur reposent sur des modèles trop simplifiés du système océan.

Avec la certification de ses premières stations de mesure de gaz à effet de serre, l’infrastructure de recherche européenne ICOS, Integrated Carbon Observation System, fournit désormais des flux de données normalisées. Les données ICOS visent à mieux caractériser et quantifier les émissions et les puits de carbone au niveau européen dans la basse atmosphère et au sein des écosystèmes, une information essentielle pour prévoir et atténuer le changement climatique.