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Actualités scientifiques

L’océan profond est un immense réservoir de carbone, de chaleur et de nutriments dont le renouvellement conditionne l’influence de l’océan sur les variations lentes du climat. Une équipe de chercheurs vient de démontrer que la distribution verticale du plancher océanique permet de prédire le mouvement et le renouvellement des eaux profondes des bassins Pacifique, Indien et Atlantique. Cette meilleure connaissance de la circulation océanique profonde devrait permettre de mieux comprendre et quantifier l’influence de l’océan profond sur les transitions climatiques passées et à venir.

Une collaboration internationale publie dans Science Advances, le 8 novembre 2017, une synthèse sur deux épisodes climatiques au cours desquels la Terre fut couverte de glace et de neige. Cet article dresse le bilan de plus de 35 ans de recherches et de polémiques scientifiques sur le fonctionnement d’une Terre « boule de neige » très éloigné de ce que nous connaissons aujourd’hui.

Une équipe internationale vient de mettre en évidence que les changements de température de l’hémisphère nord qui se sont produits il y a environ 5000 ans constituent l’un des facteurs déterminants de la fin brutale de la période dite du Sahara vert.  Les futurs changements de température aux hautes latitudes de l’hémisphère nord pourraient donc avoir d’importantes répercussions sur le cycle hydrologique saharien.

Avec le soutien du programme MERMEX/MISTRALS du CNRS-INSU, une équipe internationale1 (dont des chercheurs du LSCE-IPSL) vient de réaliser une synthèse des différentes régionalisations proposées jusqu'ici pour la mer Méditerranée. Cette synthèse constitue un référentiel spatial pertinent pour la mise en place de futures actions de gestion et de protection des écosystèmes marins en Méditerranée. Elle permettra également de guider les futures études écologiques et biogéochimiques en mer Méditerranée, en aidant notamment à la planification de campagnes en mer.

Le ciel doré de Nantes ce lundi. Photo Ouest-France Franck Dubray

Lundi 16 octobre 2017. Les habitants de la côte atlantique française, de Bretagne en particulier, ont passé la journée dans une curieuse lumière et sous un ciel sépia de couleur orangée. Cette ambiance digne d’un film de science-fiction était due en partie à de grosses quantités de poussière de sable arrachées du Sahara, et en partie aux nuages de fumée qui proviennent des feux au Portugal et transportées jusqu’à nos latitudes, notamment par les vents violents provenant de l’ouragan Ophélia. Ce phénomène, pas si courant sur nos contrées, a été observé à 50mn d’intervalle par les deux sondeurs infrarouge IASI volant à bord des satellites METOP-A et METOP-B dédiés à l'observation météorologique et à l'étude de l’atmosphère terrestre. Des estimations de l’épaisseur optique et du monoxyde de carbone (CO) sont effectuées quotidiennement et en quasi temps réel (J-1) dans les laboratoires de l’IPSL.

Une étude internationale montre que les éruptions volcaniques stratosphériques peuvent déclencher des événements El Niño dans le Pacifique. Les chercheurs ont identifié pour la première fois les mécanismes physiques à l’œuvre : le refroidissement de la surface du continent africain, qui diminue l’intensité de la mousson et provoque une « anomalie de chaleur » à l’origine d’un coup de vent d’Ouest responsable du déclenchement d’El Niño.

Les températures estivales ont battu des records historiques cet été dans la région euro-méditerranéenne, en moyenne comme en pointe. En combinant de grands ensembles de simulations numériques et les observations disponibles, des chercheurs ont conclu que les températures record de l'été 2017 ont désormais 10 fois plus de chances de se produire, voire davantage, que si les concentrations de gaz à effet de serre n'avaient pas été modifiées par l'homme.

Grâce à une récolte de données inédites, une équipe de chercheurs a observé et expliqué une diminution significative des précipitations neigeuses à proximité du sol sur les régions côtières de l’Antarctique. Celle-ci serait due aux vents catabatiques qui sublimeraient les flocons de neige avant qu’ils ne puissent atteindre le sol. Cette diminution va avoir une incidence sur l’estimation du bilan de masse de la calotte glaciaire et donc de la hausse ou la baisse du niveau des mers.

Le protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone stratosphérique a conduit, depuis la fin des années 90, à une diminution significative des concentrations des gaz halogénés d’origine industrielle, responsables de la dégradation de la couche au cours des décennies précédentes. L’analyse conjointe de mesures et de résultats de modèle réalisée par une équipe internationale montre que, comme prévu, la reconstitution de la couche d’ozone a bien lieu, mais qu’elle est encore largement masquée par la variabilité naturelle, principalement d’origine dynamique, dans la plupart des régions du globe. Les signes manifestes de ce rétablissement se trouvent dans la haute stratosphère et, dans une moindre mesure, en Antarctique. À plus long terme, le devenir de la couche d’ozone va de plus en plus dépendre des émissions des gaz à effet de serre.

La matière organique découverte massivement dans le noyau de la comète “Tchouri” par la sonde Rosetta n'aurait pas été fabriquée au moment de la formation du système solaire, mais auparavant, dans l'espace interstellaire. C'est la théorie avancée par deux chercheurs français, dans un article publié le 31 août 2017 dans MNRAS.