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Actualités scientifiques

Première mission spatiale entièrement consacrée à l’étude de la structure interne de Mars, InSight a atterri le 26 mars 2018, équipée d’un sismomètre français enregistrant pour la première fois des résultats majeurs sur la sismicité d’une autre planète que la Terre. Les caractéristiques des nouveaux signaux découverts dans l’atmosphère de Mars ont été publiées  le 24 février 2020 dans Nature Geoscience.

Le 29 octobre 2018 était lancé, par la Chine, le satellite franco-chinois CFOSat depuis le désert de Gobi en Mongolie intérieure. Cette première mission scientifique franco-chinoise, dédiée à la mesure du vent et des vagues sur l’ensemble des océans, a donc fêté récemment sa première année en orbite. Ses nouvelles observations sont désormais accessibles à l’ensemble de la communauté scientifique pour l’étude de la surface océanique.

Une collaboration impliquant le LSCE-IPSL a quantifié l'évolution des stocks de carbone dans la biomasse végétale aérienne des forêts tropicales au cours de la période 2010-2017. La succession de sécheresses, en 2014 puis l'épisode extrême El Niño en 2015-2016, a conduit à d'importantes pertes de carbone, dans les forêts africaines notamment.

Vendredi 7 février 2020 a eu lieu le centième vol du AirCore, cet échantillonneur atmosphérique embarqué sous ballon stratosphérique qui permet la mesure de profils de concentrations de gaz à effet de serre de la surface à environ 30 km d’altitude.

Les émissions d’ammoniac (NH3), principalement liées à l’agriculture, ont fortement augmentées depuis l’ère industrielle.Or, en plus de ses effets nuisibles à l’environnement, l’ammoniac contribue à la dégradation de la qualité de l’air. Du fait de sa chimie complexe et de l’absence de réseaux globaux d’observation, sa répartition dans l’atmosphère et son évolution sont mal connues. Les mesures d’ammoniac par l’instrument IASI embarqué sur les satellites MetOp vont permettre d’améliorer les cadastres d’émission de ce gaz, peu précis jusqu’à présent.

Dédié à l’observation de variables climatiques essentielles, UVSQ-SAT est un nano-satellite à peine plus grand qu’un Rubik’s Cube©. Il devra remplir de nombreuses missions scientifiques, de mesures et de transmission de données pendant son année en orbite terrestre basse. Une équipe de chercheurs du Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS-IPSL), en partenariat avec des industriels, a décrit la miniaturisation de cette technologie. Le lancement du premier satellite est prévu pour décembre 2020.

Une équipe internationale a analysé la structure verticale des précipitations au-dessus du continent Antarctique à partir d’observations radar du satellite CloudSat. Cette étude confirme que les chutes de neige sont générées au premier ordre par des masses d’air d’origine océanique, soulevées le long de la pente de la calotte Antarctique. Elle permettra de nombreuses comparaisons avec les modèles de climat au-dessus de l’Antarctique.

Le 5 Septembre 2016, quelques semaines avant la fin de sa mission, la sonde Rosetta effectue une série d’orbites rapprochées qui la conduisent à « frôler » la surface du noyau de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko (Tchoury). Alors que la sonde se trouve à moins de 2 km de la surface, elle traverse un panache de particules de poussières cométaires fraichement éjectées du noyau. Le hasard veut qu’au moins l’une d’entre elle pénètre à l’intérieur de la source d’ionisation du spectromètre de masse à haute résolution de l’instrument ROSINA...

Après des mois de temps exceptionnellement chaud et sec, des centaines d'incendies ont carbonisé une superficie de l’Australie qui dépasse 10 millions d’hectares. Outre les dégâts importants causés à la faune et à la flore, les feux émettent aussi une quantité massive de gaz et de particules dans l’atmosphère. Vu de l’espace le spectacle est impressionnant : en 2 semaines, les fumées portées par les vents ont fait le tour de la terre et sont revenues près de leur point de départ, dans la région de Sydney.

Une collaboration internationale à laquelle participe le LSCE-IPSL a établi un lien, dans l'hémisphère nord, entre un printemps précoce, marqué par un verdissement important de la végétation, et l'été sec et caniculaire qui lui succède.