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Actualités scientifiques

Le volcan Etna (Sicile, Italie) est le plus haut volcan actif d'Europe (3 350 m). Hormis de rares éruptions explosives, ce volcan est une source prodigieuse de gaz et d'aérosols atmosphériques lors de son activité persistante et continue de « dégazage passif ». Ces émissions passives peuvent avoir un impact sur la composition de l'atmosphère, la qualité de l'air et le climat local et régional dans le bassin méditerranéen. Cet impact est encore très peu connu. Pour combler cette lacune, une série d’expéditions scientifiques financées par la Commission européenne et coordonnées par les laboratoires LISA-IPSL et LMD-IPSL ont été menées de 2016 à 2019 dans le contexte des projets EPL-RADIO et EPL-REFLECT.

Une équipe internationale (dont le LOCEAN-IPSL) a analysé les prévisions climatiques rétrospectives décennales effectuées tous les ans sur les 60 dernières années et produites par une dizaine de grands centres de recherche internationaux. Ces simulations intègrent les conditions initiales de l’océan, ce qui leur confèrent une prévisibilité accrue du climat par rapport aux simulations dites historiques qui ne prennent en compte que les forçages externes.

Les incendies de forêt de l’été dernier en Australie nous ont marqués par leur extrême intensité et leur impressionnante étendue. La sécheresse, les températures élevées, favorisées par le changement climatique en sont les principales causes. Ces méga-feux ont eu des conséquences délétères tant sur l’environnement et la biodiversité que sur l’économie. Une étude  impliquant, trois laboratoires de l’Institut Pierre Simon Laplace, nous apprend que ces feux ont aussi eu des répercussions non négligeables sur la stratosphère. Sergey Khaykin, chercheur au Latmos /IPSL, revient sur cette découverte.

Plus de 99 % de la glace terrestre se trouve dans les inlandsis couvrant l’Antarctique et le Groenland. Sous l’effet des changements climatiques, leur fonte, même partielle, contribuera significativement à l’élévation du niveau marin. Mais de combien ? Pour la première fois, des glaciologues, des océanographes et des climatologues de 13 pays (dont le LSCE-IPSL) ont uni leurs forces pour réaliser de nouvelles projections.

Un ensemble d'études montre comment les écosystèmes européens réagissent à des conditions d’extrême sécheresse, comme celles qui se sont produites au cours des trois derniers étés. L'été 2018, notamment, a enregistré la plus grande superficie jamais atteinte en Europe par une sécheresse. Des records de température ont été battus dans de nombreuses régions, des incendies ont éclaté dans les pays nordiques et plusieurs pays ont été touchés par de mauvaises récoltes.

L’océan couvre 70 % de la surface du globe. Il est une source majeure de vie et le plus important réservoir d’énergie du système climatique. À l’aide de modèles climatiques et d’observations, une équipe internationale vient, pour la première fois, de déterminer à quel moment (ou « temps d’émergence ») les changements de température et de salinité ont commencé à dépasser les variations naturelles de l’océan, y compris dans ses zones les plus profondes

Selon une collaboration internationale impliquant le LSCE (CEA/CNRS/UVSQ), le doublement de la teneur atmosphérique en CO2 par rapport à l’ère préindustrielle réchaufferait la Terre de 2,6°C à 3.9°C. Cette évaluation – la meilleure à ce jour – repose sur trois sources de données indépendantes, qui n’utilisent pas les modèles climatiques.

L’Atlantique est le plus petit des bassins océaniques de la Terre mais joue un rôle majeur pour nos sociétés, car il influence fortement le climat de notre planète à toutes les échelles de temps. La raison : la circulation méridionale de retournement (ou circulation thermohaline) qui relie les deux régions polaires et transfère près d’un demi-pétawatt d’énergie de l’hémisphère sud à l’hémisphère nord.

Une grande partie des exoplanètes connues aujourd’hui sont des « super-Terres », de 1,3 rayon terrestres, et des « mini-Neptunes », de 2,4 rayons terrestres. Ces dernières, moins denses, ont pendant longtemps été considérées comme des planètes gazeuses, constituées d’hélium et d’hydrogène. Les scientifiques livrent une explications sur la faible densité des mini-Neptunes.

Les développements récents dans la théorie des systèmes dynamiques, des processus aléatoires et de la physique statistique ont créé, ces dernières années, un cadre commun permettant aux mathématiciens, physiciens et climatologues de répondre à des questions fondamentales sur la variabilité du système climatique. Deux chercheurs du LMD-IPSL et de l’université de Reading ont passé en revue les bases théoriques de ces développements.