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Actualités scientifiques

Afin de mieux prévoir les inondations liées aux épisodes de fortes pluies qui ont lieu chaque année en Méditerranée, le projet ANR WaLiNeAs va réaliser des mesures de vapeur d’eau dans la basse atmosphère qui seront intégrées dans le modèle de prévision de Météo-France. Interview de Cyrille Flamant, directeur de recherche CNRS au LATMOS-IPSL et porteur du projet.

L’Arctique se réchauffant plus rapidement que les latitudes moyennes, la différence de température entre ces régions se réduit. Les scientifiques ont émis l’hypothèse que, dans ces conditions dites d’amplification arctique, le courant-jet devait diminuer en intensité et ses méandres se déplacer plus lentement vers l’est, avec pour conséquence des conditions météorologiques plus persistantes, voire extrêmes. Cependant, la persistance des conditions météorologiques pouvant varier considérablement pendant une saison et d’une saison à l’autre, l’évaluation des changements à long terme et donc de cette hypothèse n’est pas simple. Pour résoudre ce problème, des chercheurs du LMD-IPSL ont développé un « compteur de vitesse météorologique » basé sur une analyse spectrale.

Les feux de forêt représentent à la fois une cause et une conséquence du changement climatique. Une équipe franco-américaine (dont des scientifiques du LISA-IPSL et du LATMOS-IPSL) a mis en place une étude originale utilisant deux modèles de climat régionaux (ALADIN et RegCM) et les observations spatiales des instruments MODIS et POLDER, pour effectuer des paires de simulations (sur la période 2000-2015) en intégrant ou non les aérosols de feux de biomasse et en faisant varier leurs propriétés d’absorption.

Le satellite TARANIS sera lancé par la fusée Vega VV17 depuis Kourou le 16 novembre 2020. Il sera mis en orbite quasi-polaire, héliosynchrone, circulaire à 700 km et emportera avec lui 8  instruments : photomètres et caméras, détecteurs d’électrons et gammas, instruments de mesure du champ électrique et magnétique, ainsi que du plasma local. Ces instruments ont été développés par plusieurs laboratoires du CNRS (dont le LATMOS-IPSL), par le CEA et le CNES et avec des contributions d’instituts étrangers (USA, Pologne, République tchèque).

L’équipe UVSQ-SAT vient de livrer son premier petit satellite conçu, assemblé et testé au LATMOS-IPSL, à la PIT, au CNES et à l’ONERA, mise en orbite prévue en décembre prochain.

Les flux de dioxyde de carbone (CO2) échangés à l’interface entre l’océan et l’atmosphère sont sujets à d’importantes fluctuations régionales et interannuelles. Si ces fluctuations sont principalement forcées par des changements atmosphériques de grande échelle, elles sont également affectées par la dynamique interne de l’océan. Des chercheurs français du LSCE-IPSL, du CNRM, de l’IPSL et de l'IGE ont quantifié ces deux sources de variabilité (forcées par l’atmosphère ou émises spontanément par l’océan) et leurs contributions respectives aux fluctuations des flux air-mer de CO2 sur de grandes régions océaniques.

Le protoxyde d'azote ou oxyde nitreux (N2O) est un puissant gaz à effet de serre (environ 300 fois plus efficace que le dioxyde de carbone), qui contribue à la fois à l’appauvrissement de l'ozone stratosphérique et au réchauffement climatique. Sa concentration dans l'atmosphère a augmenté de 2 % par décennie au cours des 150 dernières années. Un groupe international de chercheurs (dont le LSCE-IPSL et le LMD-IPSL) du « Global Carbon Project » et de l'« International Nitrogen Initiative » vient de réaliser un premier inventaire complet des sources et puits de N2O, tant naturels qu’anthropiques.

Une équipe internationale impliquant le LSCE-IPSL (CEA-CNRS-UVSQ) publie une évaluation des émissions de CO2 par l'industrie, les transports et d'autres secteurs de janvier à juin 2020. Les mesures de confinement liées à la pandémie ont entraîné une baisse de 9 % des émissions sur cette période par rapport à 2019.

En 2015, la sonde New Horizons a découvert sur Pluton de spectaculaires montagnes aux sommets couverts de glace, ressemblant de façon frappante aux massifs terrestres. Un tel paysage n’avait jamais été observé ailleurs dans le Système solaire. Mais, alors que sur notre planète les températures atmosphériques diminuent avec l’altitude, sur Pluton, elles se réchauffent avec l’altitude, à cause du rayonnement solaire. D’où provient donc cette glace ? Une équipe internationale, menée par des scientifiques du CNRS (dont le LMD-IPSL), a mené l’enquête.

L'AIRCORE est un système unique d'échantillonnage d'air pour la mesure des profils verticaux des concentrations de gaz à effet de serre de la surface à la stratosphère jusqu'à 30 km d'altitude. Un programme régulier de sondages verticaux de gaz à effet de serre selon la méthode AIRCORE a été mis en place en France dans le cadre d'une collaboration entre le LSCE, le LMD, la GSMA et le CNES.