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Actualités scientifiques

Pendant les périodes les plus froides de la dernière période glaciaire, la fin de l’hiver et le début du printemps sont marqués par d’énormes tempêtes de poussière. Ces paléo-tempêtes, rarement égalées dans notre climat moderne, couvraient l’Europe occidentale de couches de poussière parmi les plus épaisses jamais trouvées sur Terre. En témoigne une série de nouvelles estimations obtenues dans les lœss européens par Denis-Didier Rousseau, chercheur au LMD-IPSL, avec des collègues français et chinois.

Pendant la période du confinement, décidé dans plusieurs pays du monde au printemps et en été 2020, l'ozone dans la troposphère libre a été réduit de 7 % au-dessus de l'hémisphère nord. C'est la principale conclusion d'une étude menée par le service météorologique allemand (DWD) et le LATMOS-IPSL. L'étude a analysé les données de 45 stations, dont celle de l'Observatoire de Haute Provence dans le sud de la France, qui mesurent régulièrement la distribution verticale d’ozone à l’aide de sondes embarquées sous ballons météorologiques et d'instruments de télédétection.

La sonde européano-russe d’ExoMars, le Trace Gas Orbiter (TGO), orbite autour de Mars depuis octobre 2016. Elle observe l’atmosphère en continu depuis avril 2018 à la recherche de gaz traces susceptibles de révéler une activité géologique ou biologique. Depuis la détection controversée du méthane en 2004 par la mission Mars Express, aucun nouveau gaz martien n’avait été répertorié. TGO vient de découvrir du chlorure d’hydrogène (HCl) grâce à l’instrument Atmospheric Chemistry Suite (sur lequel travaillent des scientifiques du LATMOS-IPSL et du LMD-IPSL).

Jeudi 18 février 2021, un peu avant 22h00, le rover Perseverance se posera dans le cratère Jezero, un bassin d’impact de 45 kilomètres de diamètre, qu’une rivière a rempli d’eau liquide il y a 3,5 milliards d’années. Ce site pourrait avoir préservé des traces fossiles d’une forme de vie.

InSight est une mission du Programme Discovery de la NASA dans laquelle l'IMPMC et le LMD-IPSL sont impliqués. Cet atterrisseur s'est posé sur Mars en novembre 2018 afin d’étudier sa structure interne et de mieux comprendre les processus complexes qui ont façonné les planètes rocheuses. Les observations récoltées jusqu'à maintenant ont permis d’améliorer notre connaissance de la planète Mars et de susciter de nouvelles questions. Suite à une évaluation externe de sa productivité scientifique, la mission vient d’être prolongée pour 2 ans par la NASA.

La première carte détaillée des retombées de 137Cs en Amérique du Sud vient d'être publiée suite à une étude menée par le LSCE-IPSL, en collaboration avec ses partenaires de l’INRAE et de plusieurs universités du Brésil et d’Uruguay. Cette étude a synthétisé les informations disponibles dans la littérature. Les résultats confirment que la distribution spatiale des retombées du 137Cs est très dépendante de la latitude, les niveaux de retombées estimés sont supérieurs à ceux dévoilés par de précédentes estimations.

Le projet international PMIP (Paleoclimate Modelling Intercomparison Project), dans lequel le LSCE-IPSL est impliqué, publie les premiers résultats de sa 4e « phase », pour les climats de l'Holocène Moyen et du dernier interglaciaire. Ces périodes se distinguent par une saisonnalité plus marquée que la moyenne dans l'hémisphère nord qui augmente l'amplitude du cycle saisonnier des températures boréales et renforce les moussons au nord.

En raison des incohérences dans les définitions des zones humides et des limites des systèmes d'observation ou de modélisation, les estimations de la surface globale des zones humides varient entre de 3 et 21 % de la surface terrestre ! Pour réduire les incertitudes, les chercheuses et chercheurs de l’équipe METIS-IPSL ont produit une cartographie mondiale à très haute résolution (500 m) des zones humides potentielles (c'est-à-dire celles qui devraient exister en l’absence d'influence humaine et en climat actuel).

Pollution, feux, déserts, volcans, transformations de gaz en particules..., l’origine des particules - ou aérosols - que l’on retrouve dans l’atmosphère est diverse. Il en est donc de même de leur composition chimique. En retombant à la surface de la mer, soit par gravité, soit en étant entrainées par les gouttes de pluies, ces particules se dissolvent totalement ou partiellement et modifient ainsi la composition chimique de l’eau de mer. Pour la première fois, la modélisation a permis de simuler la réponse de la mer Méditerranée au dépôt d'aérosols.

Selon une étude à laquelle ont participé des chercheurs du LSCE-IPSL (CEA-CNRS-UVSQ), une analyse isotopique de strontium révèle l'origine indienne de cotons archéologiques datant des 2e-3e siècles, dans le sud-est de l'Arabie.