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Actualités scientifiques

Si les mesures de réduction des émissions de gaz a effet de serre étaient insuffisantes, la Terre pourrait connaître, d’ici à 2100, un réchauffement atmosphérique moyen avoisinant les 4°C par rapport à la période 1986-2005. Un tel réchauffement aurait de nombreuses conséquences dommageables, parmi lesquelles une perte de masse de la glace continentale, contribuant in fine à l’élévation du niveau moyen des mers. Le LSCE-IPSL est impliqué dans cette étude internationale.

Alors que l'on pensait que les humains étaient les géniteurs des céréales, celles-ci semblent avoir émergé naturellement, l'homme ayant simplement accéléré leur expansion. La découverte de pollen de céréales anciens dans la longue série sédimentaire d’Acıgöl (dans le Sud-Ouest de l’Anatolie) permet de faire reculer de plus de deux millions d’années l’apparition des céréales dans les écosystèmes, et de remettre en question le paradigme de la domestication au Néolithique. Des recherches interdisciplinaires menées avec le consortium Acigöl (dont le LSCE-IPSL fait partie) ont permis d'obtenir ces résultats.

Une équipe associant des scientifiques d’INRAE, du CEA (LSCE-IPSL) et de l’Université d’Oklahoma a combiné des observations satellitaires de la biomasse végétale et de surveillance de la déforestation pour étudier l’évolution des stocks de carbone de la forêt amazonienne brésilienne entre 2010 et 2019.

Le projet ACROSS (Atmospheric Chemistry of the Suburban Forest) fait partie de l’initiative Make Our Planet Great Again et vise à mieux comprendre les processus physico-chimiques de l’atmosphère. Le cœur du projet est une campagne de mesure à l’été 2022 pour étudier les interactions entre les composés chimiques relâchés par les activités urbaines de Paris et les forêts environnantes. Christopher Cantrell, chercheur au laboratoire LISA-IPSL, présente les objectifs et l’avancement du projet.

​Un collectif international incluant des chercheurs du LSCE-IPSL (CEA-CNRS-UVSQ) a publié un volume spécial dans Frontiers in Marine Science qui décrit les causes et les conséquences de la désoxygénation des zones côtières océaniques.

Des chercheuses du LSCE-IPSL/LMC14 (CEA-CNRS-UVSQ) et de l'Institut de recherche de Chimie Paris (CNRS-Chimie ParisTech-C2RMF) tranchent une longue controverse : le buste en cire de Flora conservé au Bode Museum à Berlin est postérieur à la Renaissance. Pour y parvenir, elles ont mené une enquête rigoureuse, mêlant analyses chimiques et mesures du carbone 14, et sont parvenues à relever le défi de la datation d'un extrait d'animal marin, le blanc de baleine (ou spermaceti).

Une collaboration internationale de climatologues détermine, grâce à un modèle, les différentes contributions régionales au réchauffement climatique global, ainsi que les facteurs individuels qui le modifient en l'amplifiant comme les émissions de CO2 ou au contraire, l'atténuent temporairement, comme les aérosols. Un précieux outil pour mettre en œuvre une politique climatique responsable.

Le brome est un composé mineur de notre atmosphère et détruit en partie l’ozone présent dans les basses couches de l’atmosphère. Au même titre que l’iode et le chlore, il compense partiellement la pollution à l’ozone causée par les émissions croissantes d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures par les moteurs. Les simulations de l’ozone troposphérique et son évolution depuis la période préindustrielle nécessitent donc de connaître les émissions passées de brome. Les mesures des composés bromés dans l’atmosphère documentent au mieux les dernières décennies. Une étude internationale à laquelle le LISA-IPSL a participé présente ses résultats.

Après le lancement réussi, l'année dernière, d'un site web de surveillance mondiale des émissions de gaz à effet de serre, Carbon Monitor, une équipe internationale dirigée par l'Université de Californie à Irvine, à laquelle des chercheurs de l'IPSL se sont associés, dévoile cette semaine un nouveau site focalisé sur les États-Unis. Cet outil permet de suivre comment la pandémie de la COVID-19 influence les émissions à la baisse puis à la hausse.

Une collaboration internationale impliquant le LSCE-IPSL a élucidé l’origine controversée des fortes variations annuelles des flux de carbone captés par les écosystèmes terrestres. Le taux d’humidité dans les sols en est la cause principale. Lorsque celui-ci est faible, il a un effet direct de limitation de la photosynthèse et un effet indirect d’augmentation des températures de l’air quand les plantes ne peuvent plus refroidir l’atmosphère en transpirant.