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Actualités scientifiques

Perseverance est le prochain rover martien de la NASA qui sera lancé cet été vers Mars. Il sera équipé du laser de l'instrument SuperCam, construit tout spécialement par les Etats-Unis et la France pour étudier la géologie du sol et des roches de Mars. L’instrument aidera les scientifiques dans leur quête de signes précurseurs, fossilisés, de vie microbienne sur la planète rouge. Le laser de puissance de SuperCam pulvérise à distance de très petites quantités de roche qui émettent alors une étincelle dont la lumière est analysée. L’instrument fournit ainsi des informations essentielles sur la composition des roches martiennes.

Dans un monde en mutation rapide, les zones qui méritent d'être protégées contre les menaces actuelles et futures doivent être identifiées. Cela est difficile à faire objectivement dans le vaste domaine des océans, et particulièrement dans le plus éloigné d’entre eux : l'Océan Austral. Un article publié cette semaine dans la revue Nature (accompagné d’un Data Paper dans la revue Scientific Data) décrit une nouvelle solution à ce problème, grâce à l’utilisation de données de suivi des oiseaux et des mammifères marins.

Des conditions météorologiques exceptionnelles conduisent à une diminution d’ozone importante en Arctique ces dernières semaines. Les observations (sol et satellite) par les chercheurs du LATMOS-IPSL indiquent une diminution qui atteint environ 30% à la date du 16 mars. Ce phénomène s’explique par un hiver stratosphérique très froid et persistant qui conduit à une prolongation inhabituelle de la destruction de l’ozone jusqu’au printemps.

Alors que l’épidémie de Covid-19 fait rage et s’étend à l'ensemble de la planète, l’instrument IASI qui surveille la composition de l’atmosphère depuis 2007 a pu observer une chute des niveaux de pollution. Cette diminution est liée à la mise en quarantaine totale ou partielle de plusieurs villes ou régions.

Première mission spatiale entièrement consacrée à l’étude de la structure interne de Mars, InSight a atterri le 26 mars 2018, équipée d’un sismomètre français enregistrant pour la première fois des résultats majeurs sur la sismicité d’une autre planète que la Terre. Les caractéristiques des nouveaux signaux découverts dans l’atmosphère de Mars ont été publiées  le 24 février 2020 dans Nature Geoscience.

Le 29 octobre 2018 était lancé, par la Chine, le satellite franco-chinois CFOSat depuis le désert de Gobi en Mongolie intérieure. Cette première mission scientifique franco-chinoise, dédiée à la mesure du vent et des vagues sur l’ensemble des océans, a donc fêté récemment sa première année en orbite. Ses nouvelles observations sont désormais accessibles à l’ensemble de la communauté scientifique pour l’étude de la surface océanique.

Une collaboration impliquant le LSCE-IPSL a quantifié l'évolution des stocks de carbone dans la biomasse végétale aérienne des forêts tropicales au cours de la période 2010-2017. La succession de sécheresses, en 2014 puis l'épisode extrême El Niño en 2015-2016, a conduit à d'importantes pertes de carbone, dans les forêts africaines notamment.

Vendredi 7 février 2020 a eu lieu le centième vol du AirCore, cet échantillonneur atmosphérique embarqué sous ballon stratosphérique qui permet la mesure de profils de concentrations de gaz à effet de serre de la surface à environ 30 km d’altitude.

Les émissions d’ammoniac (NH3), principalement liées à l’agriculture, ont fortement augmentées depuis l’ère industrielle.Or, en plus de ses effets nuisibles à l’environnement, l’ammoniac contribue à la dégradation de la qualité de l’air. Du fait de sa chimie complexe et de l’absence de réseaux globaux d’observation, sa répartition dans l’atmosphère et son évolution sont mal connues. Les mesures d’ammoniac par l’instrument IASI embarqué sur les satellites MetOp vont permettre d’améliorer les cadastres d’émission de ce gaz, peu précis jusqu’à présent.

Dédié à l’observation de variables climatiques essentielles, UVSQ-SAT est un nano-satellite à peine plus grand qu’un Rubik’s Cube©. Il devra remplir de nombreuses missions scientifiques, de mesures et de transmission de données pendant son année en orbite terrestre basse. Une équipe de chercheurs du Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS-IPSL), en partenariat avec des industriels, a décrit la miniaturisation de cette technologie. Le lancement du premier satellite est prévu pour décembre 2020.