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Actualités scientifiques

Plus de 99 % de la glace terrestre se trouve dans les inlandsis couvrant l’Antarctique et le Groenland. Sous l’effet des changements climatiques, leur fonte, même partielle, contribuera significativement à l’élévation du niveau marin. Mais de combien ? Pour la première fois, des glaciologues, des océanographes et des climatologues de 13 pays (dont le LSCE-IPSL) ont uni leurs forces pour réaliser de nouvelles projections.

Un ensemble d'études montre comment les écosystèmes européens réagissent à des conditions d’extrême sécheresse, comme celles qui se sont produites au cours des trois derniers étés. L'été 2018, notamment, a enregistré la plus grande superficie jamais atteinte en Europe par une sécheresse. Des records de température ont été battus dans de nombreuses régions, des incendies ont éclaté dans les pays nordiques et plusieurs pays ont été touchés par de mauvaises récoltes.

L’océan couvre 70 % de la surface du globe. Il est une source majeure de vie et le plus important réservoir d’énergie du système climatique. À l’aide de modèles climatiques et d’observations, une équipe internationale vient, pour la première fois, de déterminer à quel moment (ou « temps d’émergence ») les changements de température et de salinité ont commencé à dépasser les variations naturelles de l’océan, y compris dans ses zones les plus profondes

Selon une collaboration internationale impliquant le LSCE (CEA/CNRS/UVSQ), le doublement de la teneur atmosphérique en CO2 par rapport à l’ère préindustrielle réchaufferait la Terre de 2,6°C à 3.9°C. Cette évaluation – la meilleure à ce jour – repose sur trois sources de données indépendantes, qui n’utilisent pas les modèles climatiques.

L’Atlantique est le plus petit des bassins océaniques de la Terre mais joue un rôle majeur pour nos sociétés, car il influence fortement le climat de notre planète à toutes les échelles de temps. La raison : la circulation méridionale de retournement (ou circulation thermohaline) qui relie les deux régions polaires et transfère près d’un demi-pétawatt d’énergie de l’hémisphère sud à l’hémisphère nord.

Une grande partie des exoplanètes connues aujourd’hui sont des « super-Terres », de 1,3 rayon terrestres, et des « mini-Neptunes », de 2,4 rayons terrestres. Ces dernières, moins denses, ont pendant longtemps été considérées comme des planètes gazeuses, constituées d’hélium et d’hydrogène. Les scientifiques livrent une explications sur la faible densité des mini-Neptunes.

Les développements récents dans la théorie des systèmes dynamiques, des processus aléatoires et de la physique statistique ont créé, ces dernières années, un cadre commun permettant aux mathématiciens, physiciens et climatologues de répondre à des questions fondamentales sur la variabilité du système climatique. Deux chercheurs du LMD-IPSL et de l’université de Reading ont passé en revue les bases théoriques de ces développements.

Jeudi 30 juillet 2020, succès du lancement de la mission Mars 2020 depuis Cap Canaveral en Floride ! A bord d’un lanceur Atlas V, le rover Perseverance qui embarque l’instrument franco-américain SuperCam débute son grand voyage à destination de la planète rouge. Atterrissage prévu le 18février 2021.

Le Global Carbon Project (GCP) publie le 16 juillet 2020 son analyse du bilan mondial des émissions et des puits de méthane (CH4) dans l’atmosphère. Ce bilan complet indique que les émissions mondiales de méthane ont augmenté de 9 % (soit environ 50 millions de tonnes) entre les deux périodes de référence 2000-2006 et 2017, et que les émissions anthropiques semblent être responsables majoritairement de cette augmentation, avec une répartition équitable entre le secteur des énergies fossiles et le secteur de l’agriculture et des déchets.

Océanographe physicienne au LOCEAN-IPSL, Julie Deshayes s’intéresse à la modélisation de la dynamique océanique. Depuis plusieurs années, elle contribue à produire les scénarios du changement climatique qui alimentent les rapports du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). En 2019, elle a lancé le projet interdisciplinaire Andiamo, soutenu par l’institut des sciences du calcul et des données de Sorbonne Université (ISCD), pour faire dialoguer mathématiciens et océanographes. Interview.