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Les articles de presse

Réchauffement climatique et phénomène météo exceptionnel : décryptage de la canicule en Sibérie

20 juin 2020 : la température atteint 38 °C à Verkhoïansk, une ville russe située au nord du cercle polaire arctique. Cette petite cité est également réputée pour avoir connu l’une des plus basses températures jamais enregistrées sur Terre (hors Antarctique). Ces derniers mois, d’autres vagues de chaleur exceptionnelles ont été rapportées dans une bonne partie de l’hémisphère Nord, suivies par des feux dévastateurs en Sibérie.

Pourquoi on ne peut pas affirmer que « la pollution transporte le coronavirus »

Il y a encore deux mois, comme probablement 4 milliards d’autres personnes, j’étais loin d’imaginer que la pandémie du Covid-19 allait bousculer mon quotidien et les travaux de recherche que je mène avec mon équipe à Sorbonne Université et à l’Université Libre de Bruxelles – nous travaillons sur la surveillance des concentrations des gaz dans l’atmosphère, à partir d’observations obtenues par satellite. Dès le début de la pandémie, comme d’autres scientifiques et en collaboration avec les agences spatiales, nous avons pu documenter la baisse de la pollution associée à la chute de l’activité économique et à la limitation des déplacements.

Où sont passées les 400 millions de tonnes de CO₂ rejetées par les incendies australiens ?

Après des mois de temps exceptionnellement chaud et sec, des centaines d’incendies ont carbonisé une superficie de l’Australie dépassant les 10 millions d’hectares, soit trois fois la surface de la Belgique. Des milliers de maisons ont été détruites et on déplore, selon un dernier bilan, une trentaine de morts.
Outre les dégâts incommensurables causés à la faune et à la flore, les feux émettent également une quantité massive de gaz et de particules dans l’atmosphère. Vu de l’espace, le spectacle est impressionnant : en deux semaines, depuis le 31 décembre 2019, les fumées portées par les vents ont fait le tour de la Terre et sont revenues près de leur point de départ, dans la région de Sydney.

COP25 : comment les scientifiques organisent la surveillance du climat

Depuis la dernière « Conference of the Parties » (COP) de décembre 2018, la problématique liée au réchauffement climatique est « descendue dans la rue ». Greta Thunberg fait des émules et le climat bouscule l’agenda politique de nombreux pays. Ces grand-messes que sont les conférences mondiales sur le climat, dont la 25e s’ouvre ce 2 décembre à Madrid, constituent des moments qui attirent l’attention du public et des médias, avec des résultats plus ou moins probants.

Le fonctionnement du système Terre est très peu enseigné

"Éduqués mais dépourvus de la formation scientifique qui leur aurait permis de déchiffrer facilement le vrai du faux et du plausible, les décideurs
 ont été plus sensibles que d’autres aux fake news". À l'occasion du partenariat entre Sorbonne Université et l'hebdomadaire "Le 1" et du débat "Fake news et climat", Hervé Le Treut, ancien directeur de l'IPSL, membre de l’Académie des sciences et professeur à Sorbonne Université et à l’École polytechnique a répondu aux questions d'Eric Fottorino.

Qu’est-ce qui pollue les cours d’eau français ?

Ces dernières décennies, les exigences en matière de qualité de l’eau potable se sont largement renforcées. En France, les contrôles s’efforcent par exemple à rechercher un nombre croissant de molécules dans les cours d’eau, en privilégiant évidemment les substances les plus dangereuses pour la santé humaine et l’environnement.

Une traduction citoyenne pour (enfin) lire le dernier rapport du GIEC sur le climat

À l’heure où des milliers de jeunes délaissent écoles et universités pour descendre dans la rue en faveur du climat, des citoyens s’approprient le rapport spécial du GIEC d’octobre 2018. Ce dernier portait sur les conséquences d’un réchauffement climatique global de plus de 1,5 °C à l’horizon 2100.

Les nuages, enfants terribles du climat

Les nuages jouent un rôle crucial sur le climat. D’une part, ils refroidissent la Terre, en faisant de l’ombre au rayonnement solaire. D’autre part, les nuages hauts la réchauffent, en contribuant à l’effet de serre. Mais les nuages, de nature très variables et soumis à la circulation atmosphérique, s’avèrent particulièrement difficiles à modéliser. Voyons ici comment les chercheurs intègrent leurs effets dans l’étude de la machinerie climatique de notre planète.

Fonte des glaces et climat, que se trame-t-il en Antarctique ?

Les études scientifiques sur la calotte antarctique et son influence sur le niveau des mers se sont multipliées ces dernières années. Le progrès des connaissances et des techniques a conduit à des découvertes capitales depuis les années 1990, et la compréhension des mécanismes en jeu a drastiquement changé en quelques décennies. Notamment, les réactions de la calotte au changement climatique se sont avérées beaucoup plus importantes que celles estimées auparavant. Ces découvertes sont encore aujourd’hui en plein développement.

Barrages et réservoirs : leurs effets pervers en cas de sécheresses longues

Les événements de sécheresses sont directement impactés par le dérèglement climatique, et on anticipe dans le futur des sécheresses plus fréquentes, plus étendues et plus intenses sur une grande partie du globe, et tout particulièrement en France. Pour lutter contre les sécheresses, le stockage de l’eau est souvent prôné comme une solution. En stockant de l’eau durant les périodes d’abondance dans des barrages ou des réservoirs pour en favoriser l’usage lors des périodes de basses eaux, les retenues permettent de réduire l’impact de nombreuses crues et sécheresses. Cette efficacité est toutefois limitée aux événements peu intenses.