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Actualités scientifiques

Une équipe de chercheurs a mis en évidence et caractérisé l’effet du couplage entre les courants de surface et la tension de vent à partir de données satellitaires globales. Cette étude présente l’hétérogénéité spatiale et temporelle de ce couplage et démontre que son efficacité dépend principalement du vent à grande échelle. Les implications sur la représentation de la circulation moyenne et méso-échelle dans les modèles numériques et sur les processus biogéochimiques sont aussi discutées.

Les océans, en absorbant une partie du CO2 présent dans l’atmosphère, contribuent à réguler le climat à l’échelle mondiale. Par photosynthèse, les micro-algues des eaux de surface transforment ce CO2 en carbone organique. Celui-ci est ensuite transféré vers l’océan profond où il est séquestré pour plus d’un siècle. Dans ce transfert qui constitue une véritable « pompe biologique de carbone », les diatomées jouent un rôle essentiel. Une équipe internationale a montré que le transfert de carbone dans l’océan profond dû aux diatomées avait été sous-estimé. Les scientifiques révèlent également que toutes les espèces de diatomées n’ont pas le même potentiel dans ce transfert. Enfin, ils démontrent que les prédictions du devenir des diatomées dans l’océan du futur reposent sur des modèles trop simplifiés du système océan.

Avec la certification de ses premières stations de mesure de gaz à effet de serre, l’infrastructure de recherche européenne ICOS, Integrated Carbon Observation System, fournit désormais des flux de données normalisées. Les données ICOS visent à mieux caractériser et quantifier les émissions et les puits de carbone au niveau européen dans la basse atmosphère et au sein des écosystèmes, une information essentielle pour prévoir et atténuer le changement climatique.

Une équipe scientifique internationale impliquant des chercheurs de l’UPEC, des universités d’Orléans, Paris-Sud et Grenoble Alpes, et du CNRS, a déterminé la composition élémentaire des poussières de la comète Tchouri explorée par la mission Rosetta de l’ESA. Ces mesures révèlent l’un des matériaux les plus riches en carbone et les moins altérés jamais explorés dans le Système solaire.

Les forages profonds dans les calottes polaires permettent de reconstruire les variations climatiques et environnementales passées et de mieux comprendre le fonctionnement du système climatique. Une équipe internationale vient de réussir, en combinant observations radar et modélisation, à déterminer plusieurs sites potentiels de glace vieille de 1,5 million d’années à proximité de la base franco-italienne Concordia en Antarctique de l’Est.

La mesure précise du spectre solaire hors atmosphère et de sa variabilité constituent une entrée fondamentale pour la physique solaire, la photochimie atmosphérique terrestre et le climat de la Terre. Le rôle de la variabilité solaire sur le changement climatique reste un sujet d’intérêt scientifique et sociétal fort. Une équipe scientifique internationale a déterminé avec précision un nouveau spectre solaire de référence à partir des mesures réalisées par l’instrument SOLAR/SOLSPEC à bord de la station spatiale internationale. 

L’océan profond est un immense réservoir de carbone, de chaleur et de nutriments dont le renouvellement conditionne l’influence de l’océan sur les variations lentes du climat. Une équipe de chercheurs vient de démontrer que la distribution verticale du plancher océanique permet de prédire le mouvement et le renouvellement des eaux profondes des bassins Pacifique, Indien et Atlantique. Cette meilleure connaissance de la circulation océanique profonde devrait permettre de mieux comprendre et quantifier l’influence de l’océan profond sur les transitions climatiques passées et à venir.

Une collaboration internationale publie dans Science Advances, le 8 novembre 2017, une synthèse sur deux épisodes climatiques au cours desquels la Terre fut couverte de glace et de neige. Cet article dresse le bilan de plus de 35 ans de recherches et de polémiques scientifiques sur le fonctionnement d’une Terre « boule de neige » très éloigné de ce que nous connaissons aujourd’hui.

Une équipe internationale vient de mettre en évidence que les changements de température de l’hémisphère nord qui se sont produits il y a environ 5000 ans constituent l’un des facteurs déterminants de la fin brutale de la période dite du Sahara vert.  Les futurs changements de température aux hautes latitudes de l’hémisphère nord pourraient donc avoir d’importantes répercussions sur le cycle hydrologique saharien.

Avec le soutien du programme MERMEX/MISTRALS du CNRS-INSU, une équipe internationale1 (dont des chercheurs du LSCE-IPSL) vient de réaliser une synthèse des différentes régionalisations proposées jusqu'ici pour la mer Méditerranée. Cette synthèse constitue un référentiel spatial pertinent pour la mise en place de futures actions de gestion et de protection des écosystèmes marins en Méditerranée. Elle permettra également de guider les futures études écologiques et biogéochimiques en mer Méditerranée, en aidant notamment à la planification de campagnes en mer.