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Actualités scientifiques

Véritable grenier à blé de l’Europe de l’ouest, la France connaît en 2016 une production des plus catastrophiques. Des chercheurs montrent que les températures anormalement élevées à la fin de l’automne accentuent, pour 2016 mais aussi pour d’autres années, l’effet négatif des précipitations excessives du printemps suivant sur la production de blé. Ces conditions climatiques extrêmes dont certaines sont susceptibles de se reproduire à l’avenir, interrogent tant les systèmes de productions agricoles que la prévision des rendements de culture.

Comment les stocks de carbone changent-ils à l’échelle continentale dans la végétation ? Quels facteurs expliquent ces changements ? Ce sont des questions centrales pour les sciences du climat et l’application des accords internationaux pour le climat. Une nouvelle étude a permis une approche inédite de ce problème grâce au développement d'un jeu de données issu d'observations satellitaires micro-ondes. L’étude démontre que sur le continent africain et durant la période 2010-2016, le bilan net de carbone est négatif (baisse des quantités de carbone retenu par la végétation), et que la majorité des pertes de carbone s'est produite dans les savanes arborées des régions semi-arides.

Une collaboration internationale, pilotée par le LATMOS et le synchrotron SOLEIL, prolonge l’héritage et la portée de la mission NASA-ESA Cassini-Huygens au laboratoire. Au coeur de leur travail : la géante Saturne et ses lunes glacées, et en particulier Titan qui possède une atmosphère presque jumelle de celle de la Terre. Les scientifiques ont découvert que les grains de brumes nanométriques se formant dans la haute atmosphère de Titan, se transforment chimiquement sous l’effet du rayonnement solaire : ils vieillissent. Comme la brume y est présente en abondance, l’impact de ces transformations sur le climat de Titan est aujourd’hui à considérer.

Auto portrait de la sonde Curiosity de la NASA sur la crète Vera Rubin que le robot a exploré ces derniers mois Derrière le mat du robot on peut distinguer le sommet du Mont Sharp.

Après près de 6 ans d’exploration du cratère Gale, le robot Curiosity de la NASA passe le cap des 2000 sols1 à la surface de Mars. Une telle longévité a permis à Curiosity de mettre en évidence que les conditions essentielles à l’émergence de la vie étaient réunies par le passé sur Mars. Les équipes françaises du CNRS et des universités françaises (dont le LATMOS-IPSL et le LISA-IPSL), qui opèrent quotidiennement les instruments ChemCam2 et SAM3 en collaboration avec le CNES, ont apporté une contribution essentielle aux découvertes de Curiosity. Retour sur quelques faits marquants de la mission.

Le projet européen Clim4Energy, un démonstrateur de service du programme européen « Copernicus Climate Change Service », fournit des données climatiques ciblées sur des problématiques du secteur de l’énergie. Ces données publiques sont mises à la disposition des industriels et des décideurs pour les aider à définir leurs stratégies d’investissement et d’exploitation. Le colloque de restitution des résultats de Clim4Energy a lieu les 5 et 6 mars, au ministère de la Transition écologique et solidaire à Paris.

Deux articles publiés le lundi 5 février 2018 reviennent sur les sept planètes découvertes l'an passé et qui gravitent autour de la petite étoile Trappist-1. Ces nouvelles études révèlent que ces sept planètes sont en grande partie constituées de roches et qu'elles ne possèdent pas d'atmosphère riche en hydrogène au contraire de planètes comme Uranus et Neptune...

La sortie d’Afrique de notre espèce Homo sapiens vient d’être repoussée d’au moins 60 000 ans par rapport à ce que l’on pensait jusqu’à présent. C’est la découverte faite par une équipe internationale impliquant une trentaine de scientifiques, dont des chercheurs de l’Institut de recherche sur les archéomatériaux, du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement et du laboratoire De la Préhistoire à l’actuel : culture, environnement et anthropologie. Les résultats sont publiés le 26 janvier 2018 dans Science.

Selon une étude menée par des chercheurs du LSCE-IPSL (CEA-CNRS-UVSQ), d’ici la fin du siècle les variations saisonnières de l’acidité des océans seront plus marquées qu’aujourd’hui, pouvant même être multipliées par deux. Leur saisonnalité, considérée jusqu’à présent comme plutôt favorable à l’adaptation des organismes marins au réchauffement global, pourrait en réalité se révéler délétère. Ce paramètre doit désormais être mieux pris en compte dans les modèles climatiques.

Pour accompagner la société dans ses actions d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, des outils de formation initiale ou professionnelle, des démonstrateurs de services et des services publics opérationnels seront développés, d’ici 2020 par les scientifiques. Ces activités, soutenues par le ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES), seront menées en co-construction avec les utilisateurs potentiels de ces services.

Une nouvelle étude analyse les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour l'horizon 2025-2030 exprimés par les contributions déterminées à l'échelle nationale (Nationally Determined Contributions, NDC). Elle estime que les NDC projettent les émissions mondiales dans une fourchette de 56,8 à 66,5 GtCO2eq/an d'émissions, ce qui est plus élevé que les estimations précédentes. La fourchette d'incertitude est plus large que la plupart de celles publiées jusqu'à présent, ce qui s'explique essentiellement par le fait qu'un ensemble de scénarios de PIB sont envisagés plutôt qu'un scénario unique pour les pays qui ont exprimé leur objectif comme une réduction de l'intensité carbone de leur économie.