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Actualités scientifiques

Ocean Austral

Dans l'océan Indien Austral, le changement climatique se traduit par des vents plus forts qui brassent les eaux et entraînent une remontée de CO2 en surface depuis les profondeurs. Résultat : l'océan Austral ne peut plus absorber autant de CO2 atmosphérique qu'auparavant. Son rôle de « puits de carbone » diminue. Il serait même dix fois plus faible que précédemment estimé. On observe la même tendance dans les hautes latitudes de l'Atlantique Nord.

MARGO

Reconstruire les climats passés pour mieux comprendre le présent et prévoir le futur, tel est l’objectif principal du projet MARGO. Pour y parvenir, les chercheurs ont mis au point une reconstitution des températures de l’océan au cours du dernier maximum glaciaire avec une fiabilité et une précision sans précédent. Ils ont ainsi pu identifier certaines faiblesses des modèles climatiques utilisés par le GIEC.

Les observations menées de façon régulière depuis 1993 dans l'Atlantique Nord par le projet SURATLANTE du LOCEAN afin de suivre l'évolution décennale du contenu en CO2 des eaux de surface viennent pour la première fois d'être simulées par une équipe internationale. Ces travaux confirment que cette évolution serait due aux conditions climatiques locales et non au réchauffement climatique planétaire. Elle ne serait donc pas irréversible et pourrait s'inverser dans l'avenir...

brumes

Depuis trente ans, le ciel s'éclaircit en Europe en raison notamment de la diminution de la pollution. Une situation bien réjouissante, sinon que ce phénomène contribuerait à augmenter les températures diurnes. Cependant, cette évolution ne devrait pas perdurer, la baisse de la pollution ne pouvant désormais que ralentir.

température de surface

Une équipe de chercheurs français, américains et australiens ont modélisé le climat de "super effet de serre" qu'a dû connaître notre planète après sa période d'intense glaciation dite "boule de neige". Contre toute attente, ce climat extrêmement chaud a dû être suffisamment sec pour que l'altération continentale, et donc la consommation du CO2 atmosphérique, en soit fortement limitée. Le retour à des conditions préglaciaires n'a donc pas pu se faire avant plusieurs millions d'années.

C'est parti ! Les simulations qui devront être réalisées pour le prochain rapport du GIEC prévu début 2013 ont été définies au cours d'une réunion du Groupe de recherche sur les modèles couplés du Programme mondial de recherche sur le climat, qui regroupait une cinquantaine d'experts internationaux dont des chercheurs de l'IPSL.

De plus en plus d'indices géologiques indiquent que la mousson est-asiatique a débuté il y a environ 23 millions d'années (Ma). Toutefois son évolution reste mal connue. En analysant les fluctuations des populations de mollusques terrestres (gastéropodes) des sédiments du Plateau du Loess Chinois (près de Dongwan), des chercheurs ont retracé l'évolution de la mousson est-asiatique entre 7,1 et 3,5 Ma.

Au printemps, en Arctique, le manteau de neige relargue des oxydes d'azote. Ce phénomène, dont on ne soupçonnait pas l'importance jusqu'à présent, est à l'origine d'un tiers des nitrates présents dans l'atmosphère arctique.

Une étude internationale à laquelle a participé une équipe du LSCE révèle que les bilans carbone de la planète doivent prendre en compte les forêts anciennes qui accumulent de grandes quantités de carbone au fil des siècles. Or, les forêts anciennes n'avaient pas été incluses dans le protocole de Kyoto.

Ozone sur Mars

Les nuages jouent un rôle fondamental dans la chimie de l'atmosphère martienne. En tenant compte de la capture des composés hydrogénés par ces nuages, une équipe internationale dirigée par des chercheurs du Service d'Aéronomie sont parvenus à un accord sans précédent entre la couche d'ozone martienne simulée par une modèle et celle qui a été récemment observée par le satellite Mars Express (ESA).