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Actualités scientifiques

Grâce aux données recueillies lors de la campagne Pic 2005, des chercheurs ont pu quantifier précisément l'impact des mouvements ascendants diurnes des masses d'air le long des pentes sur les mesures de concentrations d'ozone réalisées à l'Observatoire du pic du Midi. Ils ont ainsi pu montrer que les concentrations au sommet du pic (2875 mètres d'altitude) sont corrélées à celles des couches d'air situées entre 1000 et 2000 mètres d'altitude.

Le système planétaire de l’étoile naine Gliese 581, l’une des plus proches voisines du Soleil, est l’objet de nombreuses études depuis plusieurs années, notamment pour y détecter la première exoplanète potentiellement habitable. Après deux premières candidates, écartées depuis, le cas de la planète Gliese 581d, ressurgit aujourd’hui. Une équipe du Laboratoire de Météorologie Dynamique de l’IPSL vient en effet de mettre en évidence qu’elle pourrait être propice à la vie telle que nous la connaissons sur Terre.

Quatre observatoires atmosphériques en Europe commencent une campagne de mesure afin de démontrer la faisabilité d'un réseau européen de suivi des puits et sources de gaz à effet de serre. Le futur réseau atmosphérique ICOS (Integrated carbon observing system) est appelé à devenir une infrastructure de recherche en environnement dédiée à l'observation à haute résolution des échanges de carbone (dioxyde de carbone, méthane et autres gaz à effet de serre) entre la surface terrestre, la surface des océans et l'atmosphère.

Le rover Curisity de la mission martienne MSL

La mission Mars Science Laboratory (MSL) de la NASA devrait être lancée en hiver 2011 vers la planète Mars qu'elle atteindra en mars 2012. A son bord, le rover Curiosity, véritable laboratoire robotisé, analysera le sol et le sous-sol martien. Une équipe française rassemblant des membres du LISA et du LATMOS de l'IPSL effectue les derniers tests sur l'expérience SAM-CG qui étudiera la matière organique à la surface/sous-surface de la Mars.

Trou d'ozone 2011 en Arctique

Des conditions météorologiques exceptionnelles conduisent à une diminution d’ozone sans précédent en arctique ces dernières semaines. Les observations (sol et satellite) et les modèles français indiquent une diminution qui atteint environ 40% à la fin du mois de mars. Ce phénomène s’explique par un hiver stratosphérique très froid et persistant qui a conduit à une prolongation inhabituelle de la destruction de l'ozone jusqu’au printemps.

L'océan piège le carbone grâce à deux mécanismes majeurs : une voie biologique et une seconde liée aux courants océaniques. Des chercheurs du LOCEAN et du LEMAR viennent de quantifier le rôle de ces deux pompes dans une région de l'Atlantique Nord. Contrairement à leurs attentes, la pompe physique y serait en moyenne près de 100 fois plus importante que la voie biologique.

Titan

Une étude expérimentale récente menée sur des analogues d'aérosols de l'atmosphère de Titan synthétisés au LISA, a montré que dans des conditions simulant l'environnement de Titan, ces aérosols pouvaient une fois au sol produire des acides aminés.

Les variations importantes du champ magnétique terrestre au cours du temps ont-elles pu affecter la protection de la biosphère contre les rayons cosmiques ? L'article publié par deux chercheurs de l'IPGP et du LSCE/IPSL dans Quaternary Science Reviews ne peut qu'intriguer. Ils montrent que la disparition progressive des Néandertaliens s'est produite lors d'une période de très faible intensité du champ géomagnétique. S'agit-il d'une coïncidence ou doit-on y voir un lien causal ? Pour les auteurs, la baisse de l'intensité du champ agissant sur la chimie de l'atmosphère n'a pas pu être sans effets.

Grâce au modèle MIMOSA adapté pour étudier et prévoir le transport et la dispersion des aérosols, aux observations du satellite CALIPSO et aux prévisions météorologiques, des chercheurs du LATMOS ont montré que l’évolution spatiale des propriétés microphysiques d’un nuage de cendres volcaniques peut être prévue avec une très haute résolution plusieurs jours à l’avance.

Sur la base des analyses d'une nouvelle carotte de glace forée par le consortium européen TALDICE (1) au site de Talos Dôme en Antarctique (secteur de la mer de Ross), les chercheurs de ce consortium viennent de démontrer que la dernière transition glaciaire-interglaciaire a connu, comme la période glaciaire précédente, le phénomène dit de bascule climatique caractérisé par une évolution synchrone mais opposée des climats des deux pôles. Leurs analyses révèlent par ailleurs des différences régionales significatives dans les vitesses de réchauffement observées aux sites de forage antarctiques selon qu'ils font face aux secteurs atlantiques ou indiens de l'océan Austral. Cette étude a été mise en ligne en avant-première le 5 décembre sur le site internet de Nature Geoscience.