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Actualités scientifiques

En partenariat avec leurs collègues nigériens de l'Institut des radio-isotopes, des chercheurs du laboratoire Hydrosciences Montpellier et du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement ont mis au point et installé à Niamey au Niger une technique récente de mesure de la composition isotopique de la vapeur d'eau. Les données acquises durant une année ont déjà apporté aux chercheurs de nouveaux éléments de compréhension de la mousson.

Une étude menée par des laboratoires français, dont le LSCE, a permis d'évaluer la réponse des forêts au changement climatique et de souligner les incertitudes associées. L'objectif de l'analyse était de comparer les sorties de différents types de modèles écologiques et de les combiner afin d'avoir des scenarii plus fiables. L'étude a porté sur une sélection de cinq essences forestières dominantes en France. Les arbres des plaines de l'ouest, du sud-ouest et du centre de la France seront les plus fortement touchés d'ici 2050.

Le projet CHEDAR a pour objectif d’évaluer la capacité des modèles numériques à simuler les séquences météorologiques emblématiques (vagues de chaleur ou de froid, épisodes post-éruption volcanique…) des XVIIIe et XIXe siècles, avant la mise en place des grands réseaux de stations météorologiques. L’une des étapes du projet, la numérisation de relevés météorologiques du fonds d’archives de la Société royale de médecine, vient de s’achever. Les documents sont aujourd’hui consultables sur un site accessible au grand public.

Constituée par une collaboration internationale coordonnée par l'université d'East Anglia (Royaume-Uni) et impliquant le LOCEAN-IPSL, la base de données SOCAT vient d’être mise en ligne. Cette base rassemble quasiment toutes les observations internationales réalisées entre 1968 et 2007 du dioxyde de carbone dissous dans l’eau de surface de l’océan mondial et de ses zones côtières. Accessible à tous et notamment aux scientifiques du monde entier, elle va grandement faciliter les études sur l’évolution du puits de carbone océanique.

Une expérience menée en laboratoire par le LISA et le LPGM sur la chimie à la surface de Titan, le plus gros satellite de Saturne, a permis de produire des analogues d'aérosols et d'étudier leur évolution dans des conditions simulées de la surface ou du sous-sol de Titan. La chimie de Titan pourrait nous renseigner sur des processus d'évolution des molécules carbonées, dont certaines constituent les briques de base du vivant tel qu'on le connaît sur Terre.

En utilisant un modèle d’atmosphère développé pour la Terre et adapté à la météorologie de Titan, des chercheurs du LMD ont réussi, pour la première fois, à reproduire les températures et les vents observés par la sonde Huygens lors de sa descente sur le satellite de Saturne, en 2005. Ils ont montré que la structure particulière de l’atmosphère de Titan peut expliquer la circulation atmosphérique et les régimes de vents dans la basse atmosphère ainsi que la taille et l’espacement des dunes observées au sol dans la bande équatoriale, et la formation de certains nuages de méthane.

L'évolution de la salinité de surface des océans Atlantique et Pacifique tropicaux sur les dernières décennies indique une accentuation des contrastes spatiaux entre et à l'intérieur des bassins océaniques, les eaux peu salées devenant encore plus douces et les eaux très salées encore plus salées. Des chercheurs issus du laboratoire SUC, du LEGOS, du LOCEAN et du CNRM, viennent de montrer que cette accentuation pourrait bien être due à l'augmentation de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre.

La communauté climatique française vient de terminer un important exercice de simulations du climat passé et futur à l’échelle globale. Ces nouvelles données confirment les conclusions du dernier rapport du GIEC (2007) pour ce qui est des changements de températures et de précipitations à venir. En particulier, elles annoncent à l’horizon 2100, pour le scénario le plus sévère, une hausse de 3,5 à 5 °C des températures, et pour le plus optimiste, une augmentation de 2 °C. Mis à disposition de la communauté internationale, ce travail sera utilisé par le GIEC pour établir son prochain rapport, à paraître en 2013. Il donne des indications et des tendances sur le climat futur à l’horizon 2100 mais également, fait nouveau, sur les trente prochaines années.

Depuis sa création, le GIEC publie tous les cinq à six ans un rapport faisant état des connaissances sur le réchauffement climatique. Il s'appuie sur les travaux de nombreuses équipes et projets internationaux. Dans ce cadre, la communauté climatique française vient de terminer un important exercice de simulations du climat passé et futur qui contribuera au rapport du GIEC publié en septembre 2013. Ces simulations, qui apporteront un nouveau regard sur le lien entre les activités humaines et le climat, au cours des dernières décennies mais surtout pour les décennies et siècles futurs, seront présentées à la presse jeudi 9 février.

Avec ses collègues de l'Agence spatiale européenne et de l'Agence spatiale italienne, Alice Le Gall, chercheure au LATMOS, vient de montrer à partir des données du radar de Cassini de la NASA, que les dimensions des dunes de Titan, une des lunes de Saturne, varient selon la latitude et l'altitude. Les dunes ne se formant que sous certaines conditions et leur aspect reflétant l'environnement dans lequel elles évoluent, cette information apporte de nouveaux éléments de réflexion et de réponse sur l'histoire climatique et géologique de Titan.