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Actualités scientifiques

Depuis plusieurs décennies, les planétologues se demandent si Vénus possède encore des volcans en activité. Une équipe du LATMOS, en utilisant les données de la sonde Venus Express, a mis en évidence des variations surprenantes du dioxyde de soufre (SO2) au sommet des nuages de Vénus. Une des hypothèses possibles pour expliquer ces variations serait justement liée à la présence d'un volcanisme contemporain sur Vénus.

Le CEA, le CNRS, l’UVSQ et la NOAA ont signé un accord de collaboration afin d’échanger sur les mesures atmosphériques des gaz à effet de serre (GES) des réseaux français et américains. Côté français, le LSCE développe en effet un réseau français de suivi atmosphérique des GES et coordonne la préparation du volet atmosphérique de l’infrastructure de recherche européenne ICOS (Integrated Carbon Observing System). La NOAA opère, quant à elle, un important réseau atmosphérique sur le continent nord-américain et maintient l’équivalent du « mètre-étalon » pour la mesure des GES.

Des chercheurs du LISA et du LSCE, pour l'IPSL, ainsi que de la Cornell University (Ithaca, USA), ont pour la première fois mesuré en continu pendant deux ans le dépôt des poussières atmosphériques aux îles Kerguelen dans l’océan Austral Indien. Ils ont ainsi pu mettre en évidence que la contribution atmosphérique à l’apport des micronutriments aux eaux de surface est, dans cette région, nettement plus importante que ce qui avait été estimé jusqu’à présent.

Le rover Curiosity

Après une journée tumultueuse, nourrie en rumeurs et spéculations suite aux déclarations de l’un des responsables scientifiques de la mission MSL au sujet de l'instrument SAM qui fait partie de la suite instrumentale du rover Curiosity actuellement en opérations sur Mars, les membres de l’équipe française font le point sur ce que l’on peut attendre des mesures de cet instrument.

L’ère glaciaire dans laquelle nous nous trouvons a été initiée il y a environ 34 millions d’années, aux alentours de la limite Eocène/Oligocène. En utilisant un modèle numérique du climat prenant en compte la géographie existant à l’Oligocène, une équipe de chercheurs français et norvégien a mis en évidence un lien direct entre la concentration en CO2 dans l’atmosphère et la circulation océanique dans l’océan Austral. Ils suggèrent que l’entrée en glaciation pourrait être directement liée à la baisse du CO2, cette dernière entrainant la mise en place du courant circulant autour de l’Antarctique (ACC), favorisant d’autant plus le refroidissement de ce continent. 

Le satellite MetOp-B d’EUMETSAT va être lancé ce 17 septembre 2012, depuis le cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan). Il emporte à son bord le deuxième exemplaire de l’instrument IASI, développé par le CNES dans le cadre d'une coopération avec EUMETSAT. Lancé fin 2006 sur le satellite MetOp-A, le premier sondeur atmosphérique IASI surveille quotidiennement l’atmosphère. Ses observations permettent aux chercheurs de Météo-France d’alimenter les modèles numériques de prévision météorologique, et aux chercheurs du CNRS de surveiller la composition de l’atmosphère et son évolution en temps réel. 

Bassin méditerranéen

Coordonné par le CNRS et Météo-France, le programme international de recherche HyMeX vise à améliorer la compréhension du cycle de l’eau en Méditerranée afin notamment d’améliorer la prévision des risques hydrométéorologiques (pluies intenses et crues rapides, vents violents, sécheresses)

Cyclones dans le Pacifique

Dans les 100 prochaines années, le réchauffement global pourrait accroître les risques d’événements climatiques extrêmes (inondations, sécheresses, cyclones…) dans le Pacifique Sud, en doublant la fréquence des déplacements de la plus grande bande de précipitations de l’hémisphère sud. Tels sont les résultats d’une étude internationale publiée récemment dans la revue Nature.

Conférence de presse Jeudi 30 août 2012, à 11H00 au CNRS - 3, rue Michel-Ange, Paris 16ème - Métro Michel-Ange Auteuil

Le rover Curiosity

Le véhicule martien MSL-Curiosity a été déposé avec succès sur la surface de Mars à l’heure prévue, le 6 août à 7h30 heure française. Ce gros rover de 900 kg, le plus gros jamais envoyé vers Mars, va explorer la planète rouge pendant au moins deux ans (durée nominale) et analyser l’environnement martien, le sol et l’atmosphère avec les dix instruments qu’il transporte. Parmi ces instruments, deux ont été développés par une collaboration entre la NASA et la France, avec le soutien du CNES. Il s’agit de ChemCam et SAM.