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Actualités scientifiques

Le rover Curiosity

Le véhicule martien MSL-Curiosity a été déposé avec succès sur la surface de Mars à l’heure prévue, le 6 août à 7h30 heure française. Ce gros rover de 900 kg, le plus gros jamais envoyé vers Mars, va explorer la planète rouge pendant au moins deux ans (durée nominale) et analyser l’environnement martien, le sol et l’atmosphère avec les dix instruments qu’il transporte. Parmi ces instruments, deux ont été développés par une collaboration entre la NASA et la France, avec le soutien du CNES. Il s’agit de ChemCam et SAM.

Une conférence sur les missions satellite CALIPSO, CloudSat et EarthCARE s’est tenu à l'Institut Océanographique de Paris du 18 à 22 Juin 2012. Organisée par l’IPSL, le CNRS/INSU, le CNES et l’ESA, en coopération avec la NASA, elle a réuni plus de 200 chercheurs du monde entier, à la pointe de la recherche sur l’utilisation des techniques de télédétection spatiale pour la compréhension de l’atmosphère et du climat. Ce rendez-vous a permis de faire le bilan des nombreuses avancées scientifiques obtenues avec les données des satellites CloudSat et CALIPSO - des missions révolutionnaires puisqu'elles permettent, pour la première fois, d’observer la distribution verticale des nuages​​ et des aérosols.

Du 2 au 6 juillet 2012, Toulouse accueillera la 4e Conférence internationale du programme Analyses multidisciplinaires de la mousson africaine (AMMA). Plus de 300 chercheurs, dont 100 en provenance d’Afrique, seront réunis pour dresser le bilan de 10 ans de recherches sur les relations entre l’homme, son milieu et les ressources disponibles dans un contexte de changement climatique en Afrique. Cette conférence permettra également d’aborder les perspectives du programme (amélioration des prévisions et des stratégies d’adaptation des populations au changement climatique), à l’heure où le second plan scientifique du programme vient d’être publié.

Lutter contre le changement climatique en réduisant le rayonnement solaire atteignant notre planète à l'aide de l'ingénierie climatique ne semble pas être une panacée. C’est ce qui ressort d’une étude menée par des chercheurs issus de quatre pays européens. À partir d'un scénario climatique correspondant à une augmentation brutale de l’effet de serre, ils montrent en effet que de réduire la quantité de rayonnement solaire reçu par la Terre pour contrer cet effet de serre pourrait fortement réduire les précipitations à l'échelle du globe. Les variations régionales des précipitations pourraient aussi être substantielles car du même ordre de grandeur que celles attendues en l’absence d'ingénierie climatique.

Une récente étude réalisée par une équipe internationale de chercheurs français, canadiens, américains et allemands a permis de mettre en évidence la très grande variation spatiale du pouvoir d’isolation thermique du manteau neigeux des hautes latitudes nord et de quantifier son impact sur la température du pergélisol. Il en ressort que le manteau neigeux pourrait être l’un des maillons d’une nouvelle boucle de rétroaction positive sur le climat, la boucle végétation – neige – pergélisol – climat.

Dans le système solaire, le rayonnement de notre étoile est le principal moteur de l’évolution chimique. Le plus efficace pour initier une transformation chimique est le rayonnement ultraviolet, et plus particulièrement le rayonnement ultraviolet lointain (avec une longueur d’onde inférieure à 200 nm). Il se trouve que ce rayonnement est très difficile à reproduire intégralement et fidèlement en laboratoire. Ainsi, les mesures quantitatives classiques de laboratoire concernant la photochimie sont entachées de grandes incertitudes. Et quand on sait qu’en plus des photons solaires, les molécules organiques sont aussi bombardées par des particules énergétiques provenant du vent solaire et du rayonnement cosmique, il est alors impossible de recréer en laboratoire l’intégralité des conditions environnementales spatiales.

Les hautes latitudes sont des régions particulièrement sensibles au changement global : déperdition de l'ozone stratosphérique en Antarctique et sensibilité de la troposphère Arctique à la pollution des moyennes latitudes. Appréhender l'impact du changement global sur ces régions très vulnérables requiert une connaissance approfondie de leurs nombreuses spécificités. Dans le cadre du projet OPALE, des chercheurs ont mis en évidence l’étonnamment fort pouvoir oxydant de l’atmosphère située au-dessus de l’Antarctique de l'Est, du haut plateau jusqu'à la côte.

Prévoir un ou plusieurs mois à l’avance d’importantes vagues de chaleur estivales similaires à celles qui ont touché l’Europe durant les étés 2003 et 2010 demeure un défi pour les météorologues. Pour la première fois, une étude franco-suisse apporte des données déterminantes pour la prévision de tels événements climatiques, notamment en Europe. En effet, les chercheurs ont montré que ces fortes chaleurs se développent très rarement après des mois pluvieux, de janvier à mai, sur le sud de l’Europe. Par contre, un hiver et un printemps secs ne permettent pas de prévoir si l’été suivant sera ou non marqué par de fortes chaleurs. Et avec le phénomène de changement climatique global, la probable raréfaction des précipitations en Europe du Sud devrait fortement augmenter l’apparition de vagues de chaleur intenses, alors même que leur prévision en fonction des précipitations restera très difficile.

Unique phase de réchauffement global des 30 derniers millions d'années et période majeure dans l'histoire des hominoïdes, le Miocène moyen (17 à 13 millions d'années environ) marque leur première dispersion de l'Afrique vers l'Eurasie, et plus particulièrement vers l'Europe. Jusqu'à présent les conditions climatiques précises associées à cette période restaient inexpliquées. Grâce à la combinaison d'un modèle de climat couplé océan-atmosphère et d'un modèle de végétation, des chercheurs ont réussi à simuler les changements environnementaux intervenus au Miocène moyen en Europe, permettant ainsi d'identifier les conditions climatiques nécessaires au développement de forêts subtropicales en Europe, un habitat favorable aux hominoïdes en dehors du territoire africain.

Pendant vingt semaines, un dirigeable survolera l’Europe du nord au sud avec à son bord scientifiques et matériel d’analyse. Le but ? Mieux caractériser la pollution de l’air pour permettre ensuite d’émettre certaines préconisations. Lancé le 4 mai 2012 en Allemagne, ce zeppelin traversera la France courant juillet. Cette campagne unique en son genre s’inscrit dans le cadre du projet PEGASOS qui vise à mieux comprendre les mécanismes liant pollution de l’air et changement climatique.