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Actualités scientifiques

Du 10 juin au 10 août 2013, le CEA et le CNRS coordonnent une grande campagne de mesures en vue d’établir l’état des lieux le plus complet de la pollution atmosphérique en Méditerranée. Ce projet international, nommé ChArMEx (Chemistry-Aerosol Mediterranean Experiment), partie intégrante du méta-programme international interdisciplinaire MISTRALS (Mediterranean Integrated STudies at Regional and Local Scales), vise à améliorer notre compréhension des interactions entre pollution atmosphérique et climat. Ces interactions pourraient être à l’origine d’une aggravation des conditions météorologiques estivales chaudes et sèches dans le bassin méditerranéen, ainsi que d’une augmentation de la détérioration de la qualité de l’air.

Une équipe de recherche internationale a comptabilisé précisément les bilans d’émission et de capture des gaz à effet de serre au niveau des rivières, estuaires et zones côtières1 - ou « continuum aquatique terre-mer ». Cette étude a permis de déterminer que l’activité humaine a significativement changé l’exportation de carbone des écosystèmes terrestres vers les rivières et les estuaires. Les résultats montrent qu’une fraction du carbone émis depuis la période pré-industrielle reste séquestrée dans les sédiments du « continuum aquatique terre-mer » au lieu d’être stockée dans les écosystèmes terrestres tandis qu’une autre est relâchée sous forme de CO2 vers l’océan et ensuite vers l’atmosphère.

Après plusieurs années de développement, les équipes de modélisation du climat de l’IPSL et du CNRM-CERFACS présentent à la communauté scientifique internationale, dans un numéro spécial de la revue Climate Dynamics, les simulations climatiques qu’elles ont réalisées dans le cadre du projet CMIP5 (Coupled Model Intercomparison Project).

Deux chercheurs viennent d’expliquer l’anomalie de luminosité infrarouge de Saturne. Leur théorie offre une alternative au modèle auparavant plébiscité qui expliquait, bien qu’en partie seulement, cet excès de luminosité infrarouge par des pluies d’hélium dans l’atmosphère de la planète aux anneaux. Cette étude pourrait servir à expliquer d’autres anomalies observées chez les planètes géantes du système solaire ou extrasolaires.

D’où proviennent les hydrocarbures volatils, autres que le méthane, présents dans l’atmosphère des villes ? Essentiellement des véhicules à essence, selon les travaux d’une équipe franco-américaine. Cette étude met également en évidence que la part en composés gazeux aromatiques, autres que le benzène, dans les émissions d'hydrocarbures est deux à trois fois plus riche dans les panaches de pollution parisiens que dans ceux de Los Angeles, même si la quantité totale d'hydrocarbures émis à Los Angeles reste beaucoup plus élevée qu'à Paris.

Curiosity

Les analyses du robot Curiosity,  qui explore le cratère Gale sur la planète Mars, confirment que la zone présente des conditions environnementales qui auraient pu être compatibles avec une activité biologique.

Le développement de l'observation de l'océan par altimétrie satellitaire se poursuit avec la mission spatiale franco-indienne SARAL/AltiKa qui fait suite au satellite européen ENVISAT. Les objectifs scientifiques visés par les équipes des laboratoires français impliquées dans ce projet avec le CNES relèvent du suivi de la variabilité océanique de méso-échelle mais aussi de l'océanographie climatique à grande échelle, de l'océanographie côtière, du niveau de la mer, du suivi des calottes polaires et de l'hydrologie (débit des cours d'eau). Ce satellite contribue également au dispositif d'observation nécessaire au maintien des capacités de l'océanographie opérationnelle et au développement des outils ad hoc de modélisation et d'assimilation de données.

Une étude récemment menée par des chercheurs du Laboratoire d'Océanologie et Géosciences en association avec des chercheurs du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, du Tyndall Centre for Climate Change Research, du Plymouth Marine Laboratory et de la Sir Alister Hardy Foundation for Ocean Science a permis de mettre en évidence la réponse rapide d'un groupe de phytoplancton clef, les diatomées, aux variations climatiques rapides aux hautes latitudes.

L'augmentation de température en Antarctique durant la dernière déglaciation (il y a 20 000 à 10 000 ans) se serait produite en même temps que l'augmentation de la concentration en dioxyde de carbone (CO2). Cette découverte a été effectuée par une équipe européenne menée par des chercheurs français à partir de l'analyse de glaces issues de 5 forages en Antarctique. Elle vient contredire de précédents travaux qui indiquaient un retard de la hausse du CO2 par rapport à celle des températures antarctiques. Ces nouveaux résultats suggèrent donc que le CO2 pourrait être une cause possible de ce réchauffement.

La seconde campagne de HyMeX débutera le 1er février en France dans le Golfe du Lion et sera axée sur la formation des eaux denses en mer Méditerranée. Coordonné par le CNRS et Météo-France, le programme international de recherche HyMeX, qui s'inscrit dans le carde du méta-programme MISTRALS, vise à améliorer la compréhension du cycle de l’eau en Méditerranée afin notamment d’améliorer la prévision des risques hydrométéorologiques (pluies intenses et crues rapides, vents violents, sécheresses), qui provoquent de façon récurrente d’importants dégâts sur tout le pourtour méditerranéen. Il rassemble près de 400 scientifiques d’une vingtaine de pays. Trois laboratoires de l'IPSL, le LATMOS , le LMD et le LOCEAN , sont impliqués dans ce second volet de HyMeX.