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Actualités scientifiques

Deux bourses ERC Advanced Grants ont été attribuées à Claire Waelbroeck et Pascal Yiou, tous deux chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, pour leurs projets de recherche ACCLIMATE et A2C2. Ces bourses permettent à des chercheurs exceptionnels à la réputation établie, quels que soient leur nationalité et leurs âges, de mener des projets novateurs à haut risque qui ouvrent de nouvelles voies dans leur discipline de spécialisation ou dans d’autres domaines.

Comment la Terre primitive a-t-elle pu éviter une glaciation globale, incompatible avec le développement de la vie, alors qu’elle recevait 20 à 30 % moins d’énergie qu’aujourd’hui de la part du Soleil ? Afin d’étudier ce « paradoxe du soleil jeune », une énigme majeure des sciences du climat, une équipe du LMD vient de réaliser des simulations à l’aide d’un nouveau modèle climatique spécialement adapté aux conditions terrestres extrêmes de cette époque. Elle a montré que la Terre primitive a pu échapper à une glaciation globale et rester propice à l'apparition et au développement de la vie.

Après avoir caractérisé les deux couches d’ozone martien connues jusqu’alors, l’instrument SPICAM a récemment permis d’identifier un troisième type de couche d’ozone au pôle Sud de Mars. Ces résultats, appuyés par des simulations d’un modèle de climat, ont révélé une nouvelle facette de la chimie atmosphérique martienne en interaction avec des phénomènes de circulation atmosphérique globale. Franck Montmessin et Franck Lefèvre, chercheurs au LATMOS/IPSL, ont analysé les données SPICAM qu’ils ont ensuite comparées aux simulations d’un modèle climatique développé à l’IPSL.

Pour la première fois, grâce à une nouvelle méthode reposant sur la synergie des mesures des sondeurs IASI dans l’infrarouge et GOME-2 dans l’ultraviolet, des panaches d’ozone situés dans la très basse troposphère (au-dessous de 3 km d’altitude) ont pu être observés et leur contenu en ozone estimé à l’aide uniquement de données spatiales. Cette méthode inédite a été développée par des chercheurs du LISA, en collaboration avec des équipes internationales. Cette avancée majeure va permettre d’améliorer la caractérisation et la prévision de la qualité de l’air aux échelles régionales et globales.

Vendredi 27 septembre, à Stockholm, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rendra public le premier volet de son 5ème rapport consacré aux "éléments physiques du climat". Ce premier volume évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat. Sa rédaction a impliqué 259 auteurs de 39 pays parmi lesquels 12 scientifiques de l'IPSL.

A l'occasion de la sortie du 5ème rapport du GIEC, dont le premier volume sera rendu public le 27 septembre 2013, nous publions un dossier contenant des ressources sur le climat.

L’évolution des émissions de CO2 diffère selon les régions, en fonction du développement industriel mais aussi de la capacité des puits de carbone à absorber le CO2. Une affectation des émissions de CO2 à l’échelle régionale, corrigée de leur absorption par les puits terrestres et océaniques, vient de faire l’objet d’une première modélisation historique par une équipe internationale conduite par le LSCE.

Qui n’a pas observé ces banderoles de grains de sable osciller à la surface d’une plage par jour de grand vent ? Ce phénomène de saltation vient d’être reproduit numériquement pour la première fois par des chercheurs du LISA et de l'INRA. Leurs travaux confirment de précédentes hypothèses sur l’origine de ces mouvements en lien avec la turbulence du vent près de la surface. Les chercheurs peuvent ainsi mieux reproduire l’érosion éolienne des surfaces, à l’origine de nombreuses problématiques environnementales.

Depuis juin, des feux de biomasse allumés à Sumatra provoquent une pollution intense à Singapour et en Malaisie. Grâce aux mesures des satellites IASI et MODIS, des chercheurs de l’IPSL étudient en permanence les déplacements des panaches de pollution et peuvent estimer la superficie des terres brûlées. 

Du 10 juin au 10 août 2013, le CEA et le CNRS coordonnent une grande campagne de mesures en vue d’établir l’état des lieux le plus complet de la pollution atmosphérique en Méditerranée. Ce projet international, nommé ChArMEx (Chemistry-Aerosol Mediterranean Experiment), partie intégrante du méta-programme international interdisciplinaire MISTRALS (Mediterranean Integrated STudies at Regional and Local Scales), vise à améliorer notre compréhension des interactions entre pollution atmosphérique et climat. Ces interactions pourraient être à l’origine d’une aggravation des conditions météorologiques estivales chaudes et sèches dans le bassin méditerranéen, ainsi que d’une augmentation de la détérioration de la qualité de l’air.