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Actualités scientifiques

Rosetta, la sonde de l’agence spatiale européenne (ESA) qui poursuit la comète 67P/Churyumov–Gerasimenko, doit se réveiller lundi 20 janvier 2014 de sa longue hibernation dans l’espace lointain pour atteindre la destination vers laquelle elle voyage depuis une décennie. Grâce à son orbiteur et à son atterrisseur Philae, la mission devrait nous permettre d'en savoir plus sur la formation du système solaire, il y a 4.6 milliards d'années, et sur l'apparition de la vie sur Terre.

Une étude scientifique internationale quantifie pour la première fois les futures réductions régionales de biomasse dans l'océan profond à l'aide de modèles du climat de dernière génération. Les travaux montrent que même les écosystèmes les plus inaccessibles de l'océan profond ne sont pas à l'abri des impacts du changement climatique et que leur biomasse devrait connaître une forte diminution.

Sous l’effet de la luminosité naturellement croissante du Soleil - un phénomène très lent sans lien avec le réchauffement climatique actuel -, les températures terrestres devraient augmenter dans les futures centaines de millions d'années. Principale conséquence, l’évaporation complète des océans. Une équipe du Laboratoire de météorologie dynamique a imaginé le premier modèle climatique tridimensionnel permettant de simuler ce phénomène. Il prédit la disparition de l’eau liquide sur Terre dans près d’un milliard d’années repoussant les estimations de plusieurs centaines de millions d’années. Ces travaux permettent de mieux appréhender l’évolution de notre planète mais également de déterminer les conditions nécessaires à la présence d’eau liquide sur d’autres planètes similaires à la Terre.

Curiosity, le véhicule martien de la NASA, après son atterrissage en août 2012 dans le cratère d’impact Gale, s’est dirigé vers une petite dépression, à 500 m de là environ, baptisée «Yellowknife Bay». Cette zone intéresse au plus haut point les chercheurs, car celle‐ci semble héberger des dépôts fluvio‐lacustres. Les équipes internationales, auxquelles participent les chercheurs français, en collaboration avec le CNES, viennent d’étudier en détail les premiers échantillons prélevés de ces roches sédimentaires. Les analyses de ces roches révèlent un environnement martien ancien distinct de l’environnement actuel et peut‐être plus proche de celui de la Terre d’il y a plus de 3 milliards d’années.

Une équipe internationale a réalisé puis analysé un ensemble de projections climatiques sur toute l'Europe d'une résolution sans précédent (12 km), en affinant les simulations globales réalisées pour le 5e rapport du GIEC. Ces simulations pour le XXIe siècle offrent désormais une représentation beaucoup plus fine des phénomènes locaux et des événements extrêmes. Les premières analyses confirment un accroissement sensible de la fréquence des événements extrêmes : pluies intenses, vagues de chaleur et périodes de sécheresses. Les données de ce projet Euro-Cordex viennent d'être rendues publiques et mises à disposition des scientifiques. Elles permettront de nouvelles études, plus précises, de l'impact du changement climatique en Europe sur la qualité de l'air, l'hydrologie et les événements extrêmes. Autant de domaines qui concernent des secteurs clés comme l'énergie, la santé et l'agriculture.

Comme chaque année, le Global Carbon Projet (GCP) vient de publier son  rapport sur les émissions de dioxyde de carbone, sur son absorption par les terres et les océans (les puits de carbone) et sur son accumulation dans l’atmosphère. Les données de nombreux instituts de recherche dans le monde ont été compilées pour produire ce rapport qui sort en même temps que le lancement mondial du site Global Carbon Atlas, une plate-forme en ligne pour explorer, visualiser et interpréter les données sur les émissions de CO2 aux échelles globale, régionale et nationale.

Des chercheurs Français et Japonais ont publié les résultats de leurs quatre premières campagnes de mesures menées dans la Préfecture de Fukushima, dans le cadre du programme TOFU. Lancé six mois après l’accident de mars 2011, ce programme vise à étudier le transfert des particules contaminées par la radioactivité dans les cours d’eau situés dans le périmètre affecté par le panache principal de pollution radioactive dans les jours qui ont suivi l’accident. Ces résultats permettent de mieux comprendre les mécanismes de transfert en jeu et notamment le rôle des typhons, des barrages et de la végétation.

Inondations en Afrique de l’Est et en Inde, sécheresse et incendies en Australie… ces catastrophes périodiques sont dues à un second perturbateur du climat moins connu que son cousin El Niño, appelé « dipôle de l’océan Indien ». Une nouvelle étude révèle que ce phénomène découvert récemment affecte le climat dans cette partie du globe. Les chercheurs montrent également qu’il est de plus en plus fréquent depuis 30 ans. Le nombre d’événements météorologiques extrêmes qu’il provoque devrait continuer d’augmenter dans les années à venir du fait du changement climatique.

Le Global Carbon Project, avec le concours d’une trentaine de laboratoires du monde entier et avec le soutien du programme de mécénat Climate Initiative de la Fondation BNP Paribas, vient de lancer le Global Carbon Atlas , un site qui permet de visualiser, d’interpréter et d’obtenir les données les plus récentes sur le cycle global du carbone. Toutes ces données, en accès libre, sont publiées pour les années 1750 à 2012 dans la revue Earth System Science Data Discussions.

Pour la première fois dans l’espace, la molécule d’acétate de méthyle a été détectée. Cette observation a eu lieu dans le nuage interstellaire de la Nébuleuse d’Orion grâce à un télescope de 30 m dans les domaines spectraux micro-onde et millimétrique. Orion est un nuage interstellaire assez « proche » de nous considéré comme un bon « modèle » pour comprendre la formation d’étoiles à haute masse. Cette découverte implique deux chercheurs du LISA et des chercheurs américains.