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Actualités scientifiques

Dans un contexte de fort développement de l'énergie éolienne, quantifier les effets du changement climatique sur la production d'énergie éolienne future est nécessaire. Une étude récemment publiée dans la revue Climatic Change a montré, à partir d'un ensemble de simulations climatiques, qu'en Europe ces effets devraient rester limités au cours du 21ème siècle dans l'hypothèse d'un scénario modéré d'émissions de gaz à effet de serre. L'amplitude des changements de production des parcs éoliens actuels et futurs induits par les changements de ressource est estimée inférieure à 15% et 5% aux échelles nationale et européenne respectivement. Il est conclu que de tels changements ne devraient pas remettre en cause le déploiement massif de l'énergie éolienne en Europe.

Les premières mesures de l'instrument ROSINA de la mission Rosetta révèlent que le rapport Deutérium/Hydrogène (ou D/H) de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko est fortement enrichi en deutérium. Ces résultats sont en désaccord avec les hypothèses qui attribuent une origine cométaire à l'eau présente dans l'atmosphère et les océans terrestres. Ils indiquent également que les comètes de la famille de 67P ne sont pas originaires d'une unique région, la ceinture de Kuiper : certaines pourraient provenir du nuage de Oort.

L’Observatoire de Versailles St-Quentin-en-Yvelines (OVSQ) vous accueille ce mercredi 12 novembre 2014 à partir de 16h30 dans l’amphithéâtre Gérard Mégie pour une retransmission en directe des commentaires et images de l’ESA concernant l’atterrissage de Philae sur la comète aux cotés des scientifiques du LATMOS, un des laboratoires français fortement impliqué dans la mission Rosetta et hébergé à l’OVSQ.

Pourquoi le bassin méditerranéen connaît-il chaque été de fortes augmentations des concentrations troposphériques en ozone ? En s’appuyant sur des données du sondeur infrarouge IASI embarqué à bord du satellite MetOp, des chercheurs ont mis pour la première fois en évidence la variabilité temporelle des concentrations d’ozone sur l’ensemble du bassin. Ils ont également réussi à démontrer que ce sont surtout les conditions météorologiques qui conduisent aux pics estivaux d’ozone.

Alors qu’a eu lieu, le 23 septembre, le sommet climat de l’ONU à New-York, les laboratoires associés au Global Carbon Project (GCP) ont publié quatre articles identifiant les défis sociétaux qui permettraient de maintenir le réchauffement moyen global à moins de 2 °C en 2100 par rapport au niveau pré-industriel.

Il était jusqu'alors établi que le développement du désert du Sahara était synchrone de l’englacement du Groenland il y a 2,6 millions d’années. Une étude franco-norvégienne à laquelle ont participé des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement et de l’Institut de physique du globe de Strasbourg, montre que l’aridification du Nord de l’Afrique s’est produite en réalité 5 millions d’années plus tôt.

Ce lundi 15 septembre, l’ESA a annoncé officiellement le choix du site sur lequel se posera l’atterrisseur Philae, sur la comète 67P/Churyumov–Gerasimenko. Le site choisi est le site « J » qui avait été présélectionné le 24 août dernier parmi un ensemble de 5 sites potentiels, lorsque la sonde se trouvait encore à 100 kilomètres de la comète. Le site « J » offre un très bon potentiel scientifique tout en assurant les meilleures conditions d’atterrissage possible pour Philae et la possibilité d’exploiter au mieux ses ressources en énergie.

Grâce à l’étude de fossiles birmans et de sédiments chinois, alliée à des modélisations paléoclimatiques, une équipe internationale a découvert que le régime de mousson asiatique était déjà en place il y a 40 millions d’années, alors que les massifs tibétain et himalayen étaient bien moins élevés. Ces travaux, coordonnés par Alexis Licht (IPHEP et CRPG) montrent que la mousson asiatique a démarré bien plus tôt qu’on ne pensait, et qu’elle est sensible au moins autant à la concentration atmosphérique globale de CO2 qu’au relief himalayen.

Le résumé pour les décideurs de l'évaluation scientifique de l'appauvrissement de la couche d'ozone (édition de 2014) a été rendu public au cours d'une conférence de presse qui s'est tenue au siège des Nations Unies à New-York le 10 septembre. Réalisé dans le cadre des Nations Unies, il est le résultat du travail de 300 chercheurs afin d’évaluer l’effet des mesures réglementaires du Protocole de Montréal sur l’état de la couche d’ozone. C’est le document le plus complet qui ait été publié sur la question depuis quatre ans.

Le volume 4 du rapport "Le climat de la France au 21e siècle" intitulé « Scénarios régionalisés édition 2014 » a été rendu public le 7 septembre. Elaboré par des scientifiques de Météo-France, en collaboration avec d'autres équipes en France (équipes du CEA, CNRS, UVSQ et UPMC regroupées au sein de l’IPSL, et du Cerfacs) dans le cadre d'une mission confiée à Jean Jouzel par le ministère du développement durable, il a pour but de présenter les changements climatiques futurs en France jusqu’en 2100. Pour la première fois, ces projections sont également analysées pour les Outre-mer.