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Actualités scientifiques

Depuis quelques années, la détection de minéraux hydratés a permis de sélectionner des sites d'intérêt où des molécules organiques auraient pu être préservées à la surface de Mars, bien que les conditions environnementales n'y soient pas des plus propices. Il est donc essentiel de savoir si ces minéraux sont susceptibles de préserver des molécules organiques dans les conditions actuelles de Mars. MOMIE est une expérience développée au LISA (Laboratoire inter-universitaire des systèmes atmosphériques) qui permet d’étudier l’évolution de molécules organiques à la surface de la planète.

Aujourd'hui, les nuages sont au centre de questions scientifiques majeures concernant le devenir du climat. Dans un article prospectif publié dans le numéro d'Avril 2015 de Nature Geoscience, les auteurs décrivent une nouvelle initiative (Nuages, Circulation et Sensibilité Climatique) visant à apporter des réponses précises sur la nature des changements à venir en décrivant ce qui apparaît comme des questions aussi importantes pour les sciences de l'atmosphère et du climat que fascinantes intellectuellement, et pour lesquelles des avancées récentes en matière d'observation et de modélisation permettent d'espérer des progrès rapides

Les particules émises lors d’éruptions volcaniques majeures refroidissent l’atmosphère par un effet « parasol », réfléchissant les rayons du soleil. Ces particules volcaniques ont un effet direct assez bref, deux à trois ans, dans l’atmosphère. Pourtant, elles modifient pendant plus de 20 ans la circulation océanique de l’Atlantique nord, qui relie courants de surface et courants profonds, et module le climat européen. C’est ce que vient de découvrir une équipe de chercheurs en combinant, pour la première fois, des simulations climatiques, des mesures océanographiques récentes et des informations issues d’archives naturelles du climat.

Le SIRTA (Site Instrumental de Recherche par Télédétection Atmosphérique, situé à Palaiseau et dédié à la recherche sur les nuages et les aérosols, a observé l'éclipse partielle du soleil du 20 mars. Malgré la couverture nuageuse importante, les mesures ont montré que l'éclipse a eu un impact significatif sur le rayonnement solaire arrivant au sol (-80%) et sur la température de surface qui a baissé de 1°C.

Une étude internationale, associant des climatologues français, montre que la contribution du CO2 à la perturbation du climat par les activités humaines va en augmentant, conduisant, en 2030, à réduire de 50 % l’incertitude sur la sensibilité du climat à ces perturbations. Elle est publiée en ligne par Nature Geoscience, le 23 février 2015.

La bouée MELAX, équipée de capteurs océanographiques et météorologiques destinés à mesurer les variations à court et long termes du climat, de l’atmosphère et de l’environnement marin, a été mise à l'eau lundi 26 janvier à Dakar, au Sénégal.

Une équipe de chercheurs vient de quantifier l’influence, sur la séquestration du carbone par les océans, de la capacité du phytoplancton à s’acclimater à un manque de nutriments azotés. Il s’avère que cette faculté d’acclimatation du phytoplancton a pour effet d’atténuer la variabilité de cette séquestration.

En utilisant 30 années d’observations acquises dans le sud algérien, ainsi que des ré-analyses de modèles globaux de prévision météorologique, une équipe internationale de chercheurs vient de mettre en évidence, aux échelles de temps décennales, une importante rétroaction positive entre la température et la quantité de vapeur d'eau dans la basse troposphère au-dessus du Sahara.

De forme surprenante en deux lobes et de forte porosité, le noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (surnommée Tchouri) révèle une large gamme de caractéristiques grâce aux instruments MIRO, VIRTIS et OSIRIS de la mission Rosetta de l’ESA, à laquelle participent notamment des chercheurs du CNRS, de l’Observatoire de Paris et de plusieurs universités, avec le soutien du CNES. Au nombre de sept, leurs études, publiées le 23 janvier 2015 dans Science,montrent également que la comète est riche en matériaux organiques et que les structures géologiques observées en surface résultent principalement de phénomènes d’érosion. L’instrument RPC-ICA a quant à lui retracé l’évolution de la magnétosphère de la comète alors que l’instrument ROSINA cherche les témoins de la naissance du Système Solaire.

La plupart des exoplanètes habitables connues sont très proches de leur étoile. Dans ces conditions, les fortes marées gravitationnelles ont tendance à freiner la rotation de la planète au point qu’on pense que la majorité de ces exoplanètes, à l’instar du couple Lune/Terre, présentent toujours la même face à leur étoile. Un effet que l’on appelle « la rotation synchrone ». Une équipe de chercheurs vient de montrer que l’atmosphère des planètes, même ténue, peut contrecarrer l’effet des marées gravitationnelles et avoir ainsi un effet important sur la durée du jour et donc sur le climat des exoplanètes.