Accueil > Actualités > Actualités scientifiques

Actualités scientifiques

Un groupe international de chercheurs a mis en évidence un refroidissement de la surface des océans au cours de la période allant du Ier au XVIIIe siècle. Des éruptions volcaniques seraient vraisemblablement à l’origine de ce refroidissement pour les 1000 dernières années de cette période. Les températures les plus froides ont été celles de la période connue sous le nom du Petit Âge de Glace, avant que le réchauffement lié aux activités humaines ne vienne interrompre cette tendance.

Des molécules organiques inédites sur une comète, une structure assez variée en surface mais plutôt homogène en profondeur, des composés organiques formant des amas et non dispersés dans la glace… ce sont quelques-uns des résultats issus des premières données de Philae à la surface de la comète « Tchouri ». Réalisés dans le cadre de la mission Rosetta de l'ESA, ces travaux ont mobilisé des chercheurs du CNRS avec le soutien du CNES. Ils ont été publiés au sein d'un ensemble de huit articles, le 31 juillet 2015 dans la revue Science. Ces résultats in situ, très riches en informations inédites, mettent en évidence quelques différences par rapport aux observations antérieures de comètes et aux modèles en vigueur.

Le Comité scientifique de la conférence CFCC15, présidé par Chris Field, les présidents du Comité d’organisation et du Haut Conseil, Hervé Le Treut et Jean Jouzel ainsi que les organisateurs internationaux (UNESCO, Future Earth et ICSU) ont signé une déclaration: "Les scientifiques posent des bases solides pour que les gouvernements prennent des décisions ambitieuses lors de la COP 21 et au-delà."

Pour la première fois, la distribution tridimensionnelle, dans l’atmosphère, de poussières désertiques a pu être estimée à l’échelle journalière et de manière continue, au-dessus des continents et des mers, uniquement à l’aide des données spatiales. Ce résultat inédit a été obtenu grâce à une nouvelle méthode utilisant les mesures du sondeur IASI dans l’infrarouge thermique. Cette méthode va permettre d’améliorer notre connaissance sur le cycle de vie des poussières désertiques, les processus physiques qui l’affectent et l’impact des poussières sur l’environnement et le climat.

Le SIRTA (Site Instrumental de Recherche par Télédétection Atmosphérique, www.sirta.fr ) situé à Palaiseau et dédié à la recherche sur les nuages et les aérosols, suit en temps réel la vague de chaleur qui est installée actuellement sur Paris et une bonne partie de la France. Cette canicule entraine des températures maximales sans précédent depuis plus d’une décennie : valeurs sous abris dépassant les 39.7°C à Paris-Montsouris, et 6°C de plus que les maximums des 1er juillet des dix dernières années.

L’océan tempère le réchauffement global du climat au prix d’une altération profonde de son fonctionnement physique et chimique, de ses écosystèmes et des services qu’ils fournissent à l’humanité. Regroupés sous le nom «Oceans 2015 Initiative», une vingtaine de chercheurs du monde entier, notamment du CNRS, de l’Iddri et de l’UPMC, publient dans Science une étude qui évalue et compare, pour deux scénarios contrastés d’émissions de CO2, les risques d’impacts sur les écosystèmes marins et côtiers et les services éco-systémiques rendus par les Océans d’ici à 2100. Avec cette analyse du futur des océans, les chercheurs souhaitent alerter les décideurs qui se retrouveront en fin d’année à Paris pour la COP21.

Les concentrations dans l’air du pollen d’ambroisie à feuilles d’armoise, très allergisant, pourraient avoir quadruplé en Europe à l’horizon 2050. Le changement climatique serait responsable des deux tiers de cette augmentation, le tiers restant serait dû quant à lui à la colonisation de la plante, favorisée par les activités humaines. Ces estimations montrent qu’il est aujourd’hui nécessaire de mettre en place une gestion coordonnée de cette plante invasive au niveau européen par un suivi sur le long terme des pollens et une cartographie de la présence des plantes.

Situé sur la côte atlantique australe, l’Henties Bay Aerosol Observatory (HBAO), établi en 2011 par le LISA, la North-West University (Afrique du Sud), et l’Université de Namibie, monte en puissance pour étudier les effets des aérosols atmosphériques sur le climat.

Les régions équatoriales de Titan, la plus grosse lune de Saturne, sont recouvertes par un vaste champ de dunes linéaires se propageant vers l'est. Cette direction est opposée à celles des vents prédits par les modèles climatiques et constitue l'un des grands mystères de Titan. En combinant les résultats d'un modèle régional de nuages de méthane avec ceux d'un modèle climatique global de Titan, une équipe franco-américaine a montré que la formation des dunes devait être contrôlée par de rares tempêtes tropicales de méthane produisant de forts vents soufflant vers l'est et dominant le transport sédimentaire. Ces résultats permettent alors d'expliquer la forme, la direction et le sens de propagation des dunes de Titan et donnent des renseignements sur l'origine du sable les constituant.

Une équipe franco belge de chercheurs vient réussir à traiter pour la première fois en quasi temps réel les données de l’instrument satellitaire IASI pour en extraire des informations se rapportant aux concentrations atmosphériques d’ammoniac, ce qui leur a permis de suivre en continu les émissions d’ammoniac responsables de la forte pollution de ces dernières semaines en Europe. Ces travaux devraient permettre d’améliorer la prévision de tels épisodes de pollution.