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Actualités scientifiques

Un événement El Niño de forte intensité est actuellement dans sa phase de développement dans l’océan Pacifique. Pour mesurer ses impacts sur la dynamique océanique et l'écosystème côtier, des chercheurs du LOCEAN et leurs collaborateurs péruviens ont lancé une opération exceptionnelle de collecte d'observations et déploieront, à partir d’octobre, toute une série de capteurs le long de la côte péruvienne et plus au large.

Une étude réalisée par une collaboration internationale et interdisciplinaire a permis de révéler la très grande variabilité de la biodiversité phytoplanctonique. En raison de la turbulence des courants, celle-ci varie sur des échelles de temps et d’espace beaucoup plus petites que la biodiversité des écosystèmes terrestres.

Depuis la décision de création de la base internationale de données SOCAT en 2007, la base a pris une grande importance tant pour le nombre de données concernant le cycle du carbone océanique qui y sont accumulées, pour leur qualité que pour l’utilisation qui en est faite dans la recherche internationale sur le cycle du carbone et pour les avances scientifiques qu’elle a permis. Nous faisons ici le point sur l’évolution de cette base.

Un article de revue publié dans Space Science Reviews fait le bilan des principales avancées dans le domaine de l'exobiologie et dresse des perspectives pour l'avenir de la recherche dans ce domaine. Les auteurs de cet article pluridisciplinaire avaient été réunis de 2011 à 2014 à l'initiative de l'Agence spatiale européenne (ESA) pour examiner les profondes transformations qui ont eu lieu depuis le début du siècle dans le domaine de l'exobiologie.

Il y a une dizaine d’années, les scientifiques craignaient que la capacité de l’océan Austral à absorber le CO2 atmosphérique arrive à saturation. Mais l’analyse d’observations plus récentes montre que ce puits de carbone s’est revigoré au cours de la dernière décennie.

Les grandes éruptions volcaniques éjectent dans la stratosphère des quantités considérables de soufre qui, après conversion en aérosols, bloquent une partie du rayonnement solaire et tendent à refroidir la surface de la Terre pendant quelques années. Une équipe internationale de chercheurs vient de mettre au point une méthode, présentée dans la revue Nature Geoscience, pour mesurer et simuler avec précision le refroidissement induit.

Une équipe internationale de chercheurs a étudié la variabilité spatio-temporelle, au cours des 30 dernières années, des zones de convergence atmosphérique de l’Atlantique et du Pacifique tropical, à travers leur signature en précipitation et des zones de faible salinité de surface de la mer. Pour ce faire, ils ont notamment utilisé les observations in situ de salinité de surface compilées par le service d’observation "Sea surface salinity" du LEGOS. Ils ont ainsi pu mettre en évidence, à différentes échelles de temps, des décalages spatiaux et/ou temporels dans les déplacements de ces deux types de zone.

Une étude pluridisciplinaire menée par une équipe franco-britannique démontre que, contrairement à ce qu’avait laissé supposer l’éruption du Pinatubo de 1991, les halogènes (chlore, brome) gazeux d’origine volcanique sont capables de causer un appauvrissement conséquent de l’ozone stratosphérique, un gaz important dans l’équilibre radiatif de l’atmosphère, à l’échelle globale. Ce résultat suggère que les grandes éruptions volcaniques pourraient impacter le climat non seulement à travers les émissions de soufre mais aussi les émissions d’halogènes.

Dans le cadre d’études sur les échanges surface-atmosphère du dioxyde de carbone et de l’élaboration d’un démonstrateur instrumental pour une future mission spatiale, des chercheurs et ingénieurs du Laboratoire de météorologie dynamique ont développé un nouveau LiDAR cohérent à absorption différentielle, le CDIAL, permettant pour la première fois de mesurer un profil de concentration du CO2 dans l’atmosphère par télédétection. Ils ont ainsi pu cartographier le champ de CO2 au-dessus de l’École Polytechnique à Palaiseau.

Un groupe international de chercheurs a mis en évidence un refroidissement de la surface des océans au cours de la période allant du Ier au XVIIIe siècle. Des éruptions volcaniques seraient vraisemblablement à l’origine de ce refroidissement pour les 1000 dernières années de cette période. Les températures les plus froides ont été celles de la période connue sous le nom du Petit Âge de Glace, avant que le réchauffement lié aux activités humaines ne vienne interrompre cette tendance.