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Actualités scientifiques

La dernière version de la base internationale de données SOCAT (Surface ocean CO2 atlas) sera rendue publique en septembre. Cette base, qui rassemble des observations mondiales du dioxyde de carbone dissous dans les eaux océaniques de surface, est le fruit d’une collaboration internationale coordonnée par l'université d'East Anglia (Royaume-Uni) et à laquelle participe le LOCEAN-IPSL.

L'Afrique de l'Ouest fait face à des changements majeurs qui augurent un triplement de la pollution d'origine anthropique entre 2000 et 2030. Quel en sera l'impact sur la santé des populations et des écosystèmes, mais aussi sur la météorologie et le climat ? C'est à cette question que s'attache le programme européen DACCIWA. Il permettra à terme d'améliorer les prévisions météorologiques et climatiques dans cette région peu étudiée. Alors qu'une campagne majeure de mesures s'est déroulée au début de l'été, le programme livre ses premiers résultats : il montre notamment qu'une large part de la pollution provient des décharges à ciel ouvert.

Lancé en 2010 pour mieux prévoir les évènements extrêmes du pourtour méditerranéen, le programme HyMeX, coordonné par Météo-France et le CNRS, livre une série de résultats issus de l’analyse des observations récoltées lors de la campagne de mesures intensives de 2012. Ces travaux ont été publiés le 24 août dans un numéro spécial de la revue scientifique Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society.

Une équipe de chercheurs français a modélisé pour la première fois l’évolution temporelle des sols gelés à l’échelle globale et les transferts de carbone associés dans le contexte de la dernière transition climatique glaciaire-interglaciaire. Leurs travaux s’appuient sur un modèle simplifié du système Terre auquel ils ont couplé un module spécifiquement développé pour représenter les sols gelés. En évaluant ce modèle au regard notamment des données issues des carottes de glace, leur étude pointe le dégel de ces sols en début de déglaciation comme le possible responsable de la première phase d’augmentation du CO2 dans l’atmosphère...

Proxima du Centaure, l'étoile la plus proche du Soleil, possède une planète. Celle-ci est même rocheuse, d’une taille comparable à celle de la Terre, et située dans la zone habitable de son étoile, là où l’eau liquide peut exister en surface. C’est la découverte majeure réalisée par une équipe internationale de chercheurs publiée le 25 août 2016 dans Nature. Parallèlement, deux autres équipes d'astrophysiciens et planétologues ont approfondi l’étude de l’environnement sur cette exoplanète : si les radiations de son étoile risquent d'avoir érodé les gaz présents initialement, il est possible qu'une atmosphère et de l'eau aient perduré. Sous certaines conditions, encore hypothétiques, la planète pourrait même héberger de l'eau liquide à sa surface et être potentiellement propice à la vie.

Des climatologues du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement ont mesuré les variations journalières de la composition isotopique de la vapeur d’eau en Antarctique. Leur étude permettra d’affiner l’interprétation des analyses isotopiques des carottes du projet européen de forage des glaces en Antarctique (Epica).

Les scientifiques du projet Congolobe (2012-2015) décrivent les processus liés au bilan de carbone et les écosystèmes des lobes sous-marins du fleuve Congo, le deuxième plus grand fleuve de la planète par son débit. Ces lobes sont situés à 800 kilomètres des côtes congolaises près de l’Equateur à environ 5000 mètres de fond. Ils sont alimentés par les apports du fleuve Congo qui se déposent dans un chenal naturel près de l’embouchure qui se poursuit par un canyon long de 750km débouchant dans la plaine abyssale de l’Atlantique Sud. Des courants de turbidité (avalanches marines) transportent la matière issue du fleuve Congo dans le canyon vers la zone des lobes.

Pour les scientifiques du climat, chaque COP est une occasion de faire le bilan de leurs recherches, de prendre acte des questions politiques émergentes, d’identifier les besoins en recherche et de mettre à jour leur programme de travail. Le Groupe Interdisciplinaire sur les Contributions Nationales (GICN), un groupe d’experts académiques ayant apporté des analyses indépendantes à la présidence française de la COP21 et à l’équipe de négociation, propose ici un bilan des besoins et une réflexion sur les nouveaux axes de recherche mis en exergue par l’Accord de Paris.

L’atmosphère de Vénus est si épaisse qu’il a toujours été totalement impossible de voir au travers : son n’a été révélé qu’avec l’usage de radars et les premières sondes spatiales se posant à sa surface. Mais pour la première fois, une équipe internationale a réussi à « deviner » les montagnes de Vénus à travers son atmosphère. Grâce à la camera VMC de la sonde Venus Express de l’ESA, les chercheurs ont constaté que les nuages, lorsqu’ils étaient observé en ultra-violet, apparaissaient plus brillants au-dessus du grand massif montagneux d’Aphrodite Terra. Ils ont constaté que la vitesse du vent y chutait d’environ 18%, et démontré comment cette diminution entrainait une plus grande brillance des nuages.

La concentration atmosphérique en dioxyde de carbone mesurée au niveau de l'île d’Amsterdam (océan Indien Sud) vient pour la première fois de dépasser la valeur symbolique des 400 ppm, soit 0,04 %, le mois dernier. Or, cet observatoire est celui où l’on relève les concentrations en CO2 les plus basses au monde (hors cycles saisonniers), du fait de son éloignement des sources anthropiques. Le seuil de 400 ppm avait déjà été franchi dans l’hémisphère Nord au cours de l’hiver 2012/2013. Par ailleurs, l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère s’accélère avec un taux de croissance supérieur à 2 ppm par an depuis quatre ans.